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Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 24 octobre 2005

Un peu de pizza et de philosophie...



Et si les pizzas n’étaient pas rondes... ?!

Je pense à la théorie de Pythagore… Je l’imagine au 6éme siècle avant J-C proclamer « la terre est ronde, c’est une sphère parfaite », alors que tout le monde pensait que la terre était plate...
On le prenait alors pour un fou... Pourtant de nos jours ça reste un philosophe et mathématicien de référence.

Les théories ne sont-elles pas faites pour être revues et réfutées ?

Je ne chercherai pas à critiquer la culture italienne au risque de froisser mon oncle Sergio, cependant je dois avouer qu’en Turquie, les pizzas locales qu’on appelle Pide ne sont pas rondes... Elles sont ovales.

Pouquoi cette originalité me direz-vous ? j'ai mené ma petite enquête... Mais jusque là, aucun ami turc n’a pu m’éclaircir sur le sujet.

Les pide sont-elles de vulgaires contrefaçons de pizzas italiennes ? Ou sont-elles les ancêtres des pizzas européennes ?

A vrai dire la garniture des pide varie par rapport à celle des pizzas italiennes : viande hachée, œufs et fromage fondu… Il existe de multiples combinaisons de garnitures mais il faut préciser qu’on ne met pas de la sauce tomate (comme ingrédient de base) sur les pide...



Y'a-t-il des recherches historiques qui ont été menées sur la forme des pizzas ? A ma connaissance : non.

Tout ce que je peux affirmer c’est que les « pizzas turques » sont diablement bonnes, croustillantes et que je les dévore avec grand plaisir sans avoir besoin de toujours philosopher !

vendredi 21 octobre 2005

Quand tout vient à vous...

Au début, je fus surprise de constater à quel point la Turquie est une société de services...

Mac do, Gaz, eau, pâtes, courses chez l'épicier, petites brioches, fruits et légumes, pains au sésame, journaux, etc... En Turquie, tout peut être livré à domicile et c'est 100 % gratuit... Il faut bien sûr payer ses courses mais emporter, consommer sur place ou se faire livrer à domicile coûte le même prix !

3 fois par semaine le producteur de fruits et légumes passe devant mes fenêtres vers 13 heures avec son haut-parleur "patates, domates" (patates, tomates). Il y a aussi le vendeur de pastéques et melons l'été.
Tous les matins, le vendeur de Simit (pain au sésame que l'on déguste au petit-déjeuner) hisse son chargement sur l'épaule ou sur la tête et arpente les rues.. Chaque quartier d'istanbul a son lot de vendeurs.



Vous pouvez appeler votre épicier (même si vous habitez en dessus de chez lui) pour vous faire livrer 2 oeufs, et descendre à l'aide d'une corde un panier par la fenêtre pour éviter de sortir de chez vous... C'est pratique courante ici, le matin il y a plein de paniers pendus aux fenêtres qui attendent le journal, le pain, etc..

Bref, ça a son côté pratique quand même, en France on est plus habitué à tout ça.. à part se faire livrer des pizzas à la maison..

Au bureau, mes collégues passent leur temps à se faire livrer des toasts, boissons et sandwichs, des salades dés qu'ils ont une petite faim.

Moi je préfére encore me rendre directement sur place pour acheter mon repas de midi aprés une petite promenade de 10 minutes, et j'avoue, je me sens toujours un peu offensée quand mon épicier me propose son aide pour porter deux bouteilles d'eau d'1 litre alors que j'habite l'immeuble à côté ou.. que le vendeur de sandwichs me dit "vous savez, on livre à domicile"...

Avec tout le sport que je fais, ai-je l'air si peu musclé ?!??

vendredi 30 septembre 2005

L'heure du thé




A la différence des anglais, les turcs n’ont pas d’heure pour boire du thé... Dés le matin, cette boisson chaude à la couleur ambrée accompagne à merveille les “simit” (pain en forme d’anneau, aux graines de sésame), les "poğaca” (brioches natures ou fourrées avec de la tapenade, du fromage genre féta, purée, viande..) ou encore les “börek” (feuilletés fourrés eux aussi d’ingrédients salés : viande hâchée, épinard, fromage,etc..).

Le thé coûte environ 0,15 cts d’euro et les turcs ont pour habitude d’en boire à longueur de journée. D’ailleurs, dés que vous mettez les pieds dans une société (pour un RV) ou chez des amis, c’est la premiére chose qui arrive aprés la poignée de main ou les embrassades.

Le thé peut se trouver en sachet dans les commerces ou dans certains cafés.
Traditionnellement, les turcs l'achétent en vrac.

Afin de le préparer, il faut utiliser une théiére à deux étages : Dans la partie supérieure, on met un peu de thé sans eau,
Dans la partie inférieure, on met de l’eau,
Ensuite on porte le tout sur le feu,
Dés que l’eau bout, et que le thé a gonflé légérement sous l’effet de la vapeur d’eau, on verse alors de l’eau chaude dans la partie du haut et on laisse parfois la théiére toute la journée à feu doux.

Dans certains cafés, il est possible de déguster du thé à la pomme, assez sucré. Mais ce dernier est beaucoup plus “chimique” étant donné qu’il s’achéte en granules.

Il est donc préférable de boire un bon thé chaud “nature”...

mardi 27 septembre 2005

Gazete



Gazete, qui veut dire journal en turc, est sûrement un des premiers mots que j'ai appris en Turquie..

A la différence de la France, ici tout le monde lit les journaux le matin, les ados, les parents, les grands-parents..

Les turcs achétent plusieurs journaux et les lisent avec leur petit déj. La plupart des immeubles ayant un concierge, le journal arrive généralement tôt le matin au pas de votre porte en même temps que le pain frais.

Un journal coûte en moyenne 20 cts d'euro, comme en France on en trouve des spécialisés (économie, actualités mondiales..) et les journaux suivent aussi certains courants politiques.

La premiére fois que j'ai eu un journal turc entre les mains, plusieurs éléments se sont montrés bien différents par rapport a la France :
- Tout est mélangé a l'intérieur, on passe du coq a l'âne...
- il y a toujours des filles a moitié nues sur la derniére page... même dans les quotidiens les plus sérieux !

vendredi 16 septembre 2005

Kina Gecesi

Hier soir j'étais conviée a la Kina Gecesi (nuit de l'henné) de ma prof de tae-bo, Asli.

Cette cérémonie, réservée aux femmes, représente l'acheminement vers le statut d'épouse.

Normalement, un mariage turc dure 3 jours, et la Kina gecesi a lieu pendant le deuxiéme jour, une fois que la future mariée a amené sa dot dans la famille de son futur époux.

Bien sûr, de nos jours, les mariages sont célébrés de façon plus moderne, il n'y a que dans les villages ou les traditions persistent qu'on peut assiter a des mariages traditionnels. A istanbul, les mariages sont célébrés par la mairie, souvent le samedi comme en France.

Malgré tout, on peut constater un retour aux sources, car de plus en plus de futures épouses "modernes" désirent célébrer la Kina Gecesi.

Nous étions donc une soixantaine de femmes, amies, tantes, mamans, grand-méres.. réunies dés 20h30.



Voila la future mariée Asli, costumée pour l'occasion... Elle s'est retirée dans la maison quelques instants pendant que certaines femmes préparaient l'henné. Ensuite toutes les femmes sont revenues, escortant Asli - recouverte d'un foulard - avec des bougies dans les mains.



On tape a ce moment la dans les mains en chantant une chanson ancienne, et la belle-mére de la mariée commence la premiére : elle dispose de l'henné dans une des mains de sa future belle fille, recouvre la pâte verte d'une piéce d'or, referme le main avec un sac en tissu, tout en souhaitant du bonheur a la future mariée. La maman d'Asli a fait la main chose.



Une fois que les deux mains de la mariée sont enveloppées de tissu, chaque femme peut se faire disposer de l'henné dans le creux de la main. Plus on laisse longtemps, plus on aura une grosse tache orange au milieu de la main...



L'henné a soit disant des vertus bienfaitrices : il protége contre les maladies, et garantit la réussite et la propérité.

Ensuite, nous avons toutes dansé. Asli a distribué des fruits secs a toutes ses invitées comme c'est la tradition. Et ses amies, dont l'une est danseuse professionnelle, avaient préparé une petite surprise..



Bien mieux que la traditionnelle danseuse du ventre !!

Le mariage sera célébré demain aprés-midi, aussi je vous ferai un petit résumé de cette cérémonie lundi :)

mercredi 14 septembre 2005

Misirci




Misirci (à prononcer “misirdji”) est un mot qui me pose probléme dans la langue turque ..

Je voudrais essayer de le traduire en français mot pour mot mais ça donnerait un truc bizarre genre : “maïsier”, misir voulant dire maïs et le suffixe “ci” sert à qualifier les métiers..
Vous avez bien compris qu’il s’agit d’un vendeur de maïs.

Ils sont nombreux en Turquie à arpenter les rues, les marchés, le bord de mer.

Je trouve ça sympa, le maïs est cuit dans l’eau et il est servi dans sa feuille (afin de ne pas se brûler) avec un peu de sel.

Le prix est dérisoire (60 cts d’euro) et ça permet de câler les petites faims sans trop de calories :) C’est donc mieux que les vendeurs de glace, et les enfants ici raffolent de ça !

La prochaine fois je vous parlerai des vendeurs de "simit".... les petits pains au sésame...

jeudi 21 juillet 2005

A boire !!



Qu'est-ce donc ?

En Turquie, nous avons aussi le droit en ce moment a notre petite canicule.. 31 degrés actuellement :-/

Aussi par cette chaleur, il me fallait naturellement aborder le théme de l'eau...

Boire l'eau du robinet étant formellement interdit, les turcs ont pour habitude de boire l'eau en bouteille..
Celle-ci se retrouve sous différents formats : 1/2 litre, 1 litre... 5 litres et même 20 litres ! C'est ce format que l'on trouve généralement dans toutes les maisons, et l'on peut prendre l'eau a l'aide d'une pompe manuelle.
On se fait livrer l'eau a domicile, les livreurs arrivent généralement vite aprés un simple appel téléphonique et repartent avec les bouteilles d'eau vides.

Pour les marques les plus connues, on trouve : Pinar, Danone ou nestle...

Bon c'est pas que mais.. il commence a faire chaud, j'vais aller boire un p'tit coup (de Pinar bien sûr, comme toute française qui se respecte ;-)

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