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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 20 juin 2006

Les magasins fantômes

Même si H&M, Pimkie, Jennyfer et bien d’autres marques européennes n’ont pas pignon sur rue en Turquie, il est pourtant enfantin de se procurer des pantalons, des hauts ou encore des robes de leurs collections.


Au bonheur des dames...

Avec des exportations estimées à plus de 9 milliards d’euros, la Turquie est aujourd’hui le deuxième fournisseur de vêtements de l’Union Européenne derrière la Chine. Moins chères que les fabriques européennes mais plus chères que certains pays d’Asie, les PME turques sont capables de livrer de grosses quantités dans de courts délais. La qualité fait aussi la différence. Ainsi, de nombreuses marques font fabriquer leurs produits ici.

Dans la plupart des boutiques bon marché d’Istanbul, il n’est donc pas rare de trouver des fringues de marques européennes. Les vêtements qu’ont peut acheter ont souvent des petits défauts de fabrication, un petit trou, un cordon qui manque, bref pas grand chose. Les lots défectueux sont vendus directement sur le marché local.
J’avoue ma garde robe est bien fournie depuis que j’habite ici. Qui pourrait résister à acheter des petits hauts de chez H&M pour un ou deux euros ?!


Moi, fashion victim ?!

On trouve de nombreuses fringues sur les marchés ouverts, mais aussi dans les divers passages d’Istiklal Caddesi, de Beyoğlu.. Il faut fouiller et y passer plusieurs heures mais on repart toujours avec des tas de pochettes plastiques et les poches encore pleines :)

lundi 19 juin 2006

L’hôtel le plus sexy du monde



Impossible de ne pas avoir entendu parler de ce complexe hôtelier si on habite en Turquie. Istanbul est placardée d’affiches, tous les journaux en parlent. L’hotel Adam & Eve sera l’événement touristique majeur en Turquie en 2006.

L’ouverture n’est prévue qu’au mois d’août de cette année mais il fait déjà rêver des milliers de personnes. Et le planning des réservations doit être sûrement complet pour les prochains 12 mois à venir. Le terme sexy est assez difficile à concevoir en architecture, surtout quand il s’agit d’un immense parc hôtelier (100.000 m2) aux murs blancs immaculés. Pourtant Eren TALU, l’architecte turc qui a dessiné ce projet pour le groupe KAYI, semble être sûr de lui :"Vous verrez, ce sera l'hôtel le plus sexy du monde".



Je plante le décor : installé dans une forêt de pins à 30 km d’Antalya (sud de la Turquie), cet hôtel se composera de plus de 500 chambres avec vue sur la mer (64 m2 minimum) équipées d’un balcon de 16 m2, le hall et salon d’entrée auront une superficie de 10.000 m2. Dans le complexe un centre Spa ultra moderne de 4000 m2, une piscine de 100m de long et le plus grand bar du monde (88m de long).
Mais ce n’est pas tout, 27 suites (100 m2), et 25 villas privées (chacune d’elle aura sa propre piscine et son jardin), 6 restaurants, des boutiques, un club de sport, des cours de tennis, et bien sûr du personnel disponible 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Chaque chambre aura sa propre baignoire pour deux personnes avec relaxation par la lumière et les sons.

100 millions de dollars ont été investis pour partager l'idylle d'Adam et Eve... Le paradis aurait-il un prix ?



Mise à jour : Le prix d'une chambre double en demi-pension (petit-déjeuner et dîner) varie de 111 € à 163 € selon la saison.

jeudi 1 juin 2006

Le petit prince

Qui dit pays musulman à 98 % dit forcément circoncision. Les garçons en Turquie n’échappent pas à la tradition.



Généralement pratiqué vers l’âge de 6 ou 7 ans, le sünnet (opération de circonsision) est une véritable fête pour l’enfant, sa famille et tous les proches.
Avant le sünnet, le petit garçon est promené sur le dos d’un âne ou d’un cheval, il vêtu d’un costume blanc (costume du prince symbolisant la virilité comme sur la photo ci-dessus) et il accompagné de musiciens. Le cortége traverse ainsi le village où reside l’enfant.
On décore le lit du jeune garçon, on prépare des plats pour les hôtes, l’enfant se fait opérer à sa maison, sur les genoux de son Kirve (sorte de parrain). Après l’opération on dispose le petit garçon sur son lit. Ensuite les gens mangent, dansent et offrent des cadeaux à l’enfant (pièces d’or, etc..).



De nos jours bien sûr, la scène que je vous ai décrite a surtout lieu dans les villages. Dans les grandes métropoles turques, la circoncision est pratiquée de plus en plus dès la naissance dans les hopitaux. Aussi, pas de fête, ni de costume.

Il m’est arrivée une fois de croiser un petit garçon dans un village qui allait se faire circoncire. Il était si fier dans son costume blanc qu'il ressemblait presque au Petit Prince de St-Exupéry… Dommage que les traditions se perdent, sinon j'aurais eu d'autres photos que celle d'un mannequin derrière une vitrine à vous montrer !

lundi 29 mai 2006

Chat va pas, non ?!

Impossible de faire un pas en Turquie sans rencontrer un chat. J’avais oublié à quel point ils envahissent notre vie de citadin jusqu’à ce que ma meilleure amie vienne ici et s’attendrisse au moindre miaulement.



Lors de nos escapades touristiques, nous avons bien dû nous arrêter mille fois pour qu’elle puisse les approcher, les photographier ou tout simplement les regarder.
A ce propos savez-vous qu’il existe une race de chats turcs appelés les chats de Van ?

Personnellement, les chats c’est pas ma tasse de thé, surtout que dans mon quartier ils se cachent au fond des gros conteneurs à ordures. Et quand vous avez le geste citoyen d’aller descendre vos poubelles, et bien c’est à ce moment là que ces vilains chats font leur turpitudes, ils bondissent de leur cachette juste au moment où vous vous apprétiez à plonger vos sacs poubelles dans le conteneur et ils vous sautent à la figure comme des gremlins. Frissons garantis.
Maintenant j’ai compris le truc, je me mets à 3 mètres des poubelles et j’envoie mon sachet de déchets de cette distance. Et si ça tombe par terre, et bien tant pis !
Il ne manquerait plus que je me fasse griffonner par un chat !



Cela dit, en photo, je les trouve bien mignonnes moi ces petites bêtes poilues...

vendredi 28 avril 2006

Nazar boncuk



Les turcs sont par nature assez superstitieux.
Ici, il n’est pas question de ne pas passer sous une échelle ou de ne pas porter du vert (d’ailleurs le vert c’est la couleur de l’Islam, ça porte plutôt bonheur), les superstitions turques concernent d'autres croyances et symboles qui sont encore bien ancrés dans la culture populaire.



En tête de liste de ces croyances se place le nazar boncuk. Si vous faites un séjour en Turquie, et ce, quelque soit votre destination sur le territoire, vous en verrez forcément des milliers tout autour de vous.
Sur le seuil des maisons, dans les boutiques, dans les bus, les voitures, sur des accessoires, dans des bâtiments administratifs, etc.



Ils sont bleus, ils sont en verre ou en plastique (pour les perles surtout) et ils sont censés nous protéger contre le mauvais sort. Le nazar boncuk ne protége pas seulement les personnes, il protége aussi les biens. C’est d’ailleurs un cadeau répandu quand vous vous installez dans une nouvelle maison ou un appartement.



Dans la croyance ancestrale anatolienne, on dit que le regard (nazar) associé à trop de compliments et de flatteries finit par prendre la forme de jalousie et a un effet négatif qui se répercute aussi bien sur la personne que sur ses biens. Le nazar boncuk représente l’oeil qui fait face et déjoue le regard du mauvais oeil.
Ainsi, cet oeil bleu est l’objet fétiche de toutes les couches de la société. Les mères turques épinglent par exemple un nazar boncuk sur leur nouveaux-nés afin de chasser le mauvais oeil.

A noter que vous ne ne pouvez pas acheter un oeil bleu pour vous-même sinon ça ne vous protégera pas, il faut se le faire offrir. Si la personne qui vous l'offre est pure (sans mauvaises intentions), meilleure sera votre protection !

mercredi 26 avril 2006

Quand les drapeaux flottent

Pour savoir quand sont les jours fériés en Turquie, il est inutile de mettre le nez dans son calendrier, il suffit de lever les yeux au ciel et de regarder les fenêtres des maisons et appartements.


Drapeau placé à l'entrée de l'immeuble de Burak

Atatürk a instauré de nombreux jours fériés en Turquie (fête des enfants, jeunesse et sport, etc..) et l’esprit national est vraiment très fort ici.
Lors de chaque Bayram (jour férié) les turcs ont coutume d’accrocher le drapeau du pays à leurs fenêtres. Ces petits morceaux de tissus qui ornent la ville de rouge et blanc sont de différentes tailles, et quand il s’agit de bâtiment appartenant à des banques ou à d’autres sociétés, les drapeaux sont carrément gigantesques et longs de plusieurs mètres. Les bus aussi se parent de petites bannières. Certains drapeaux représentent le portrait d’Atatürk, généralement sur fond blanc.



A chaque jour férié, c’est donc un spectacle plein de couleur qui s’offre à nous (comme ce dimanche 23 avril : Fête des enfants).
Parfois les drapeaux des voisins sont trop longs et viennent nous cacher la vue, mais qu’importe, on peut supporter cette petite contrariété puisqu'on sait que les jours fériés sont toujours de courte durée...

jeudi 13 avril 2006

Il n'y a pas qu'en Hollande...

...Qu'on trouve des tulipes !
Quand on prononce ce nom de fleur, on pense tout de suite aux hollandais, pourtant, il semblerait que la tulipe soit venue de Perse et de Turquie où elle poussait autrefois à l’état sauvage.



3 millions de tulipes viennent d'être plantées sur Istanbul

La tulipe (lali en turc) est venue embellir très tôt les magnifiques jardins de Constantinople, et au 18ème siècle, cette fleur a même atteind son apogée.
Chaque printemps au moment de la pleine lune, dans les jardins d'un des palais de Sultan Ahmet III était organisée une fête somptueuse en l’honneur de cette fleur.
Les invités devaient même porter des vêtements de couleur en accord avec les tulipes. Mais ces fêtes féeriques qui avaient lieu pendant le siècle des tulipes vidaient les caisses du trésor public et le Sultan Ahmet III a été assassiné à cause de ses dépenses excessives.

A l’époque le commerce et la culture de la Tulipe étaient rigoureusement protégés en Turquie, il etait même interdit de négocier cette fleur en dehors de la capitale culturelle.

De nos jours, la tulipe est toujours le symbole de la Turquie, et le Maire d’Istanbul a fait planter cette année des tulipes dans toute la ville depuis le retour des beaux jours :)



Malheureusement, j’en ai déjà surpris plus d'un dans mon quartier qui arrachaient les tulipes fraîchement plantées ! Est-ce pour les manger (et oui, la Tulipe est une fleur comestible) ou pour les offrir à leur belle ?
Sachant qu’un message d’amour accompagne chaque tulipe, la tulipe jaune symbolise un amour impossible, une variété rouge à cœur noir est le signe d’une folle passion.
Si le coloris choisi est rare, cela signifie que vous être prêt à vous ruiner pour la personne aimée...

jeudi 6 avril 2006

Encerclé



Tout rond et tout doré, telle l’auréole d’un ange déchu, ce cercle lumineux est à la foi gorgé de vie et de soleil.

De vie,
parce qu’il fait partie du petit-déjeuner de la plupart des turcs, ou d’un en-cas rapide et peu coûteux. Un petit pain appelé Simit qui accompagne avec popularité la lecture du journal.
Le simit s’incruste dans le paysage quotidien : dans les vitrines des boulangeries, dans les voiturettes vitrées, dans les mains des enfants.

De soleil,
parce que cette couronne dorée se promène dans les rues et les routes de toutes les villes de Turquie, bien souvent sur les épaules des marchands ambulants.



Toute la journée, sous les fenêtre de nos bureaux, déambulent les plateaux à trépied remplis de ces couronnes croustillantes.
Les marchands crient “Simiiiiiiiiiiiiitttt” à tout va, comme s’ils agissaient d'un appel au secours, et les auréoles s’envolent en un rien de temps, et se retrouvent souvent coltinées de fromage à tartiner. Parfois elles visitent les méandres de l’enfer, et sont dégustés brûlantes tout juste sorties du four.



Une couronne de sésame qui encercle le quotidien,
sans début ni fin,
L'infini dans une simple bouchée de pain...

mardi 21 mars 2006

Il n'y a pas que les danseuses dans la vie

Les danseuses du ventre sont aussi populaires que les loukums en Turquie, elles apparaissent lors de spectacles, de dîners, de galas ou encore lors de programmes TV.

Si je devais n’en citer qu’une, je parlerai forcément d’Asena :



Elle accompagnait, il y a quelques années, un chanteur turc très connu : Ibo. Pendant qu’il ségosillait au micro, elle se déhanchait avec des tenues aussi variées que sexy. Ils ont même vécu une belle histoire d’amour ensemble mais maintenant l’idylle est terminée et cette danseuse du ventre au physique de rêve poursuit son chemin en solo.


Asena et Ibo : hum, quel beau couple !

Elle est actuellement jury dans une émission TV qui recherche la nouvelle star de la danse : Benimle dans eder misin ?* L’émission qui bat tous les records d’audience le samedi soir en Turquie. Ainsi, Asena est visible partout : journaux, magazines, etc.

Mais la danse du ventre n’a pas que des adeptes féminines. En replongeant le nez dans mes vieilles photos, j’ai d’ailleurs retrouvé quelques perles :



Lors d’un enterrement de vie de jeune fille d’une de mes amies, j’ai eu l’occasion de voir s’exécuter un... danseur du ventre !


Pas de doute la fille à côté du danseur, c'est bien moi !

J’ai été assez surprise au début, mais je dois reconnaître que le spectacle se laisse regarder et apprécier. Comme quoi, les femmes ne sont pas les seules à pouvoir se déhancher en soulevant les foules..



* Veux-tu danser avec moi ?

jeudi 9 mars 2006

Gecekondu*

* se prononce "guédjékondou"



En Turquie, et plus particulièrement sur Istanbul, il y a les maisons construites avec un permis et puis il y a les gecekondu, ces habitations bâties sans autorisation.
Les racines du mot : Gece (nuit en turc) et konmak (se poser) nous donnent d’ailleurs la signification littéraire de cette expression : "posé en une nuit".

Ces constructions ont poussé comme des champignons dès la fin des années 50 : exode rurale, explosion démographique, manque de logements pour les familles vivant avec de faibles revenus.
Les gecekondu furent les refuges instantanés des exilés des campagnes à la recherche de travail et d’une vie meilleure. Hantés par des rêves d'enrichissement, les hommes, les femmes et leurs enfants vinrent se jeter dans les tentacules des grandes agglomérations turques : Ankara, İstanbul, etc.
Leurs maisons furent construites la nuit en toute clandestinité.



Vous trouverez parfois des quartiers entiers de gecekondu, qui, tels des bidonvilles, ont été édifiés sans se soucier des normes hygiéniques et techniques.
Les maisons n’ont parfois ni l’eau courante, ni l’electricité. Elles se modernisent cependant au fil du temps.
Hier d’ailleurs, un des journaux turcs a publié cette photo :



Celle-ci vous qui démontre bien ce que je vous ai décrit auparavant.
L’illégalité de ces maisons est double : illégalité du sol (on ne tient pas compte des droits du propriétaire) et illégalité de la construction (imaginez ce qu’il adviendra de cette maison en cas de tremblement de terre).

S’il fallait expulser tous les gens hors la loi qui habitent dans ces gecekondu, une grande partie d’Istanbul serait vidée, c’est pour vous dire...



Cela constitue donc un vrai problème d’urbanisme actuellement. L'état turc est parfois intervenu et a expulsé et détruit certaines de ces habitations, laissant des familles entières sans toit ni meuble.

Comment gérer cette situation ? Faut-il expulser tous les hors la loi ? Vaut-il mieux vivre dans la rue que dans des habitations insalubres et prohibées ?
Entre 4 murs, même sans eau courante ni électricité, il y a toujours une lueur d’humanité...

mercredi 8 février 2006

Les petits dolmuş



S’il n’y avait qu’une seule chose que l’on puisse importer de la Turquie, alors je voterais pour celle-ci : les dolmuş (à prononcer dolmouche).

C’est le moyen de transport en commun le plus pratique et le plus économique qui existe ici.

Ce sont en fait des minibus qui serpentent toutes les villes de Turquie, ainsi que les nombreuses avenues et rues d’Istanbul.
Pas d’arrêt officiel comme les bus, si la destination (écrite à l’avant ou sur le côté du véhicule) est bien la votre, alors vous pouvez monter dans les dolmuş n’importe où et l’arrêter aussi où vous le voulez.

C'est une sorte de taxi en commun, le prix dépend de votre trajet mais ne coûte que quelques centimes d’euros.
C’est assez convivial.


Au fond des dolmuş, on est toujours bien serré et au chaud !

Si vous vous asseyez au fond du minibus, vous pouvez taper sur l’épaule de la personne qui est assise devant vous et faire passer votre monnaie de main en main afin de payer directement le prix du trajet au chauffeur.
S’il doit vous rendre de la monnaie, alors celle-ci fera le chemin en sens inverse toujours de main en main.

Je me souviens, sur la côté égéenne, il y avait des dolmuş qui nous amenaient sur des belles plages isolées.

Ce moyen de transport en commun sert aussi pour les ramassages scolaires (là encore, la Turquie est au top dans ce domaine), le matin il n'est pas rare de croiser des dolmuş remplis d'écoliers en uniforme.

Ah... Si les dolmuş avaient existé en France, ça aurait simplifié nos vies ! (et celles de nos parents...)

lundi 9 janvier 2006

Adieu veau, vache, cochon...

Une semaine de jours fériés, vous en rêviez ?

Et bien cette année, c’est le cas en Turquie grâce aux fêtes musulmanes.



En effet, demain commencent les fêtes du sacrifice, et les entreprises seront fermées jusqu'au lundi prochain, soit pendant 1 semaine !
D’ailleurs, même si les fêtes ne commencent officiellement que demain, la plupart des sociétés ferment dès cet après-midi.

Attention, avant de lire la suite de mon post, soyez sûrs d’avoir l’estomac bien accroché….

La croyance musulmane veut que béliers ou veaux (et non pas vache ou cochon comme le titre de ce post, j'ai juste repris un des vers de "la laitiére et le pot au lait" de La Fontaine) soient égorgés, leur sang complètement vidé du corps.

Cependant, depuis ces dernières années beaucoup de musulmans préfèrent faire des dons aux oeuvres de charité plutôt que de sacrifier les animaux.

Il y a quelques années, on pouvait voir (selon mes amis turcs) ces sacrifices en pleine rue.
Je vous laisse imaginer l’état des trottoirs et les cris des animaux qui devaient terroriser les voisins..
De même, autrefois, c’étaient les jeunes filles de la maison qui devaient égorger les animaux...
Bonjour le traumatisme !

A présent, par mesure d’hygiéne, le gouvernement demande à ce que ce soit fait dans des endroits spéciaux.. Et ce sont les hommes qui s’en chargent. OUF

Toujours suivant les préceptes de la religion; la viande doit être en partie distribuée aux voisins, aux pauvres et aux parents.

Depuis quelques années, pour les bayrams (fêtes religieuses), les turcs sont nombreux à partir en vacances.
Les lieux de destination favoris sont : sport d’hiver en Turquie (deux stations célébres) ou en Europe, Egypte et Europe.

Pour ceux qui restent sur place, les plus jeunes doivent rendre visite aux plus anciens de la famille.
On embrasse le dos de la main de la personne à qui l’on rend visite puis on porte la main à son propre front afin de marquer son respect.
On pourrait comparer ces fêtes aux fêtes de noël, puisqu’on fait de gros repas en famille étalés sur 3 ou 4 jours.

Ceux qui viennent rendre visite pour le Bayram offrent lokums ou encore des chocolats.
Les plus âgés donnent quelques billets aux plus jeunes en guise de cadeaux.

Pour ma part, étant donné que c’est ma premiére semaine de vacances que je vais passer sur Istanbul, je vais en profiter pour effectuer les tâches ménagéres et rangements divers... et m’aérer bien qu’ils annnoncent des jours de pluie en boucle...

Le récit de ma semaine de détente en ligne dans les prochains jours... si j’arrive a décoller de ma couette ;-)

jeudi 5 janvier 2006

Dites-le avec des fleurs !

Il y a des traditions turques qui m’étonneront toujours
Tenez par exemple, à votre avis, qu’est-ce qu’on envoie pour les occasions suivantes :
- Ouverture / inauguration d’un restau, d’une boutique, d’un grand magasin…
- Mariage
- Décès
- Lancement d’un bateau en mer ???

« Des fleurs, bien sûr ! » Me direz-vous, et vous n’aurez pas tout à fait tort, puisqu’en effet, on envoie effectivement des fleurs comme en France..

Mais pas sous le même format



Il est vrai que même si l’on trouve (et l’on offre) des bouquets traditionnels de roses, ou tout autre genre de fleurs comme cadeau quand on est invité à manger chez quelqu’un, pour déclarer sa flamme, etc. Il en est généralement tout autre pour les cas énumérés ci-dessus.

Quand un magasin ou un restaurant sont inaugurés, il n’est pas rare de voir au devant de leurs portes de nombreuses fleurs présentées comme sur la photo ci-dessous.

En France, je n’avais eu l’occasion de voir ce genre de bouquets que sur les monuments aux morts, par contre en Turquie on les offre autant pour une heureuse occasion que pour un malheureux événement.

Ça fait vraiment bizarre de voir ça à un mariage, avec une banderole et des lettres d’or qui précisent le nom de l’expéditeur.
Surtout quand vous posez pour les traditionnelles photos de famille avec ces fleurs en arrière plan !

Ce qui est toutefois amusant, c’est la façon dont sont construits ces bouquets plats sur pied…



On retourne des emballages (paquets de chips, emballage de lait ou yaourt) afin de réaliser une jolie déco sur laquelle seront posées quelques roses, oeillets ou tout autre fleur colorée.
Chaque fleur est généralement accrochée sur une fine tige de bois.



Lors des lancements en mer de nos navires, nous avons reçu de nombreux bouquets, et à la fin de la cérémonie, tous les gens se jettent dessus pour tenter de ramener quelques fleurs à la maison…

Ça me donne justement une idée de cadeau pour vos prochains anniversaires.... ;-P

vendredi 18 novembre 2005

La galette Turque

Devinette : C’est plat comme une crêpe, c’est fin comme une crêpe mais ce n’est pas une crêpe…

Qu’est ce que c’est ??

Ça s’appelle un gözleme et c’est un plat typique d’Anatolie qui se déguste à travers toute la Turquie : dans les marchés, dans les restaurants, en pleine rue ou chez soi.

Ça ressemble à une grosse crêpe bretonne, que l’on fourre avec du fromage, des pommes de terre écrasées, des épinards, de la viande hachée, etc.
Mais on déguste cette galette toujours salée.
On peut bien sûr en trouver au nutella mais c’est quand même destiné aux touristes.

Le plus dur réside dans la préparation de ce met : il faut faire une pâte à base de farine, sel, eau, margarine ou huile d’olive.
On appelle cette pâte yufka, et elle sert de base pour plein de recettes en Turquie, un peu comme la feuille de brik au Maghreb.



Une fois les ingrédients mélangés, on sépare la pâte en petites boules, on roule chacune d’elle dans la farine, et on les étale avec un rouleau à pâtisserie spécial.
En Turquie on trouve des rouleaux à pâtisserie très longs et fins comme sur la photo ci-dessus. Ça s'appelle un oklava.
La pâte doit s’enrouler entièrement autour du rouleau, et elle doit être très fine.
Ça demande un sacré coup de main croyez-moi !

Ensuite, avant cuisson, on fourre la galette, on l’enduit de beurre, puis on la fait cuire sur une grande plaque chauffante légèrement bombée.
On peut trouver des yufkas toutes prêtes dans les commerces.

C’est délicieux et assez nourrissant. Ces galettes sont parfois cuites au feu de bois, et certains de mes amis aiment la manger avec un peu de miel... Attention aux calories !

lundi 31 octobre 2005

Cumhuriyet bayrami



Ce samedi était jour férié en Turquie, nous avons célébré la fête nationale turque.

En effet, le 29 octobre commémore la proclamation de la république turque en 1923. Des défilés et parades militaires sont organisés dans tout le pays, comme pour le 14 juillet en France.

Impossible d'oublier un jour férié en Turquie, tous les gens hissent des drapeaux à leurs fenêtres, à l'entrée des immeubles, sur les vitrines des boutiques, sur les bus, etc...
Sur les facades des immeubles, ce sont carrément des drapeaux qui couvrent 15 étages, voir plus. Impressionnant !

Les turcs sont trés fiers de leur ancien Leader national, ATATURK, qui a instauré la république il y a 82 ans et qui a profondément modernisé le pays.

Je voulais prendre des photos des défilés mais il y a eu de violentes averses tout le week-end alors je n'ai pas trop mis le nez dehors... Je mets quand même en ligne la photo du grand bazar prise pendant les bayrams.

Nous aussi nous avons décalé nos montres d'une heure, l'Iftar (fin du jeun) est donc avancé (17h10). Mais dans 3 jours le ramadan prendra fin et nous aurons des congés (2 jours) pour cette occasion :)
Parce qu'ici le 1er novembre n'est pas férié...


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