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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 6 février 2007

Sur la route du marché

Quand je relis certains de mes posts, je me rends compte que j’ai pas mal d’anecdotes à raconter.
La vie est vraiment faite de miel et d’épices, d'aventures en tout genre. Tenez par exemple, samedi après-midi, Fred et moi avions envie d’aller faire un tour au marché bio situé dans le quartier de Şişli. Nous y sommes allés à pied munis d’un plan, seulement voilà, la plupart des rues d’Istanbul n’ont pas de nom... Du moins elles en ont un, mais ce dernier n’est indiqué nulle part. Aussi, il arrive toujours un moment où il faut demander sa route à quelqu’un.
Là, par chance, nous sommes tombés sur un poste de police. Ils étaient 4 à discuter dehors, aussi, nous avons pris l’initiative de leur demander notre chemin. Heureusement pour nous, ils connaissaient la route, les indications étaient simples : première à gauche, tout droit, gauche droite. Mot pour mot ! "gauche droite ?" "oui oui" m’ont-ils répété "gauche droite".

Nous voilà donc lancés dans les rues de Şişli à la recherche du marché bio. Nous marchions tranquillement quand soudain, une voiture arrive et s'arrête à notre niveau. Il s’agissait des policiers à qui nous avions demandé notre route auparavant, ils nous ont dit de monter avec eux. Après un moment d’hésitation (on ne monte pas dans la voiture d’inconnus.. Mais c’est la police quand même...) nous voilà avec 2 hommes en uniforme. Quelques minutes et discussions plus tard, les policiers nous déposent au pied du marché.



Quand nous descendons du véhicule de police, les quelques visiteurs et agriculteurs nous regardent avec méfiance. Nous avons quand même fait notre petit tour (arrivés trop tard, rayonnages assez vides...) et acheté de bons fromages au lait de vache.

Hospitalité, sens du devoir, ou autre... Je ne sais pas pourquoi la police s’est montrée si aimable avec nous ce jour là, tout ce que je sais, c’est que je voulais faire un billet sur le seul marché écologique d'Istanbul, et qu'au lieu de ça, me voilà qui disserte sur tout autre chose...

Moralité : Qu'importe que la cheminée soit de travers, si la fumée est droite. Proverbe turc à méditer ;-)

mardi 30 janvier 2007

Embarquement immédiat



Situé a 25 km du centre ville d’Istanbul, sur la partie européenne, l’aéroport international d’Atatürk est le plus grand de Turquie en termes de passagers transportés et de superficie. Le terminal a été conçu de manière à pouvoir résister à des tremblements de terre allant jusqu’à une magnitude 8.5 sur l’échelle de richter.

Rappelons qu’il existe 34 aéroports en Turquie, ce qui représente un marché domestique de 20 millions de passagers par an, et un marché international de 35 millions de passagers par an. Les turcs représentent seulement 7 % des usagers des vols internationaux (les turcs ayant besoin d'un visa pour voyager en europe et dans la plupart des pays étrangers). L'aéroport d'Istanbul accueille plus de 35 % de ce trafic de voyageurs en Turquie et ce chiffre est, depuis 2003, en nette progression.



Le terminal d’Atatürk s’étend sur 186.000m2, il a 4 niveaux, 160 guichets d’enregistrement pour les bagages, 65 guichets de police (douanes), 45 ascenseurs, restaurants, cafés, coiffeur, VIP lounge... Rien ne manque pour passer le temps en attendant votre embarquement. La zone de duty free dans laquelle vous trouverez cosmétiques, alcools, cigarettes, vêtements, chocolats, loukoums... est une des moins chère d’Europe. De même, en arrivant sur l'aéroport d'Atatürk, vous trouverez de nombreux taxis, navettes, métros, bus, voitures à louer afin de rejoindre le centre ville.

Devant la forte croissance des flux des passagers et devenant trop étroit pour les années à venir, la ville est en train d’étudier la construction d’un autre aéroport plus moderne avec une plate-forme multimodale. Espérons que ce dernier soit aussi bien agencé et agréable que l'aéroport actuel.

vendredi 12 janvier 2007

La Tour de Léandre



Résistant au temps et aux tourments, la Tour de Léandre - appelée aussi Kız Kulesi (la tour de la jeune fille) - est un des symboles d’Istanbul.

La mythologie Grecque raconte qu’une jeune fille (Héros), qui était autrefois enfermée dans cette tour, guidait à l’aide d’une lanterne son amoureux (Léandre). Ce dernier parcourait les flots à la nage pour la rejoindre la nuit. Un jour, la tempête sévit et éteignit la flamme, Léandre fut alors perdu et se noya.
Les turcs, quant à eux, racontent qu’un Empereur Byzantin y cacha sa fille, car selon des oracles celle-ci allait mourir d’une piqûre de serpent. Afin de la protéger, il l’emmena au milieu des eaux dans cette tour. Malheureusement, l’amant de la princesse lui envoya un jour un panier de fruits dans lequel s’était glissé un serpent… Celle-ci ne put échapper à son destin et mourut piquée.


Dotée de 5 étages, cette tour offre un panorama exceptionnel de 360 degrés sur le Bosphore

Située proche d’Üsküdar, sur un petit ilôt rocheux à l’entrée du détroit du Bosphore, cette tour n’est pas qu’un édifice decoratif. Sous L’Empire Ottoman, les Sultans y recevaient les hommes d’état étrangers. On y tirait des coups de canon lorsqu’un Sultan prenait le trône. Cette tour servait aussi de phare et de contrôle pour certains Ministères.

Restaurée en 1995 par Hamoğlu Holding, La Tour de Léandre abrite aujourd'hui un restaurant et continue d’alimenter de nombreuses légendes.


Cette gravure ancienne de la Tour de Léandre vient de .

PS : Promis, j'invite mes prochains invités de l'hexagone à venir se restaurer dans la tour avec Fred et moi. Euh... C'est qui les prochains déjà ?!? ;-)

mardi 9 janvier 2007

Les nouveaux champignons

Depuis que je suis en Turquie, je ne compte plus le nombre de centres commerciaux que j’ai vus pousser ici : Kanyon, Uptown... Sachant que d’autres vont encore ouvrir leurs portes dans les mois à venir comme par exemple sur Taksim ou Nişantası. Bref, vous l'aurez compris : Les galeries marchandes poussent en Turquie comme des champignons.



Saviez-vous que le plus grand centre commercial d’Europe se trouve à Istanbul ? Avec une surface commerciale de 350.000 m², Cevahir Istanbul est aussi le deuxième plus grand centre commercial au monde. Il regroupe au total 280 boutiques, 35 fast-food, 15 restaurants, 12 salles de cinéma, 1 théâtre et quelques 86 escalators...


Zara, Mango, Migros, Levis, Top Shop, Etam... Les grandes marques internationales se sont implantées rapidement

Pour réaliser un projet de ce genre, il aura fallu du temps (16 années) et bien sûr beaucoup d'argent (250 millions de dollars). L’architecte Turque Ayşe CEVAHIR est sûrement fière de cet immense édifice inauguré en 2005 par le Premier Ministre Turc.
Et si vous avez peur de manquer de temps en cette période de soldes dans ce temple dédié à la consommation, n’oubliez pas de lever votre tête au plafond afin de contempler le dôme en verre de 250.000 m2 qui abrite la plus grande horloge du monde...


Après New-York, Londres, Paris... Istanbul sera-t-elle la nouvelle ville culte des accros du shopping ?

Remarque : En Turquie, le nombre de cartes de crédit a doublé en deux ans et les cas de surendettement se multiplient. En 2005, 300.000 familles turques ont eu affaire à la justice ou aux huissiers, effets pervers d'une société qu'on pousse indéniablement à la consommation.

mardi 5 décembre 2006

Forêt de Belgrade


Photo prise par Ali Serdar Çalakoğlu

Dimanche dernier, je me suis rendue pour la première fois dans la forêt de Belgrade avec des amis. Située à quelques kilomètres d’Istanbul, près de bahçeköy, cette forêt s’étend sur plusieurs hectares, la flore y est variée et quelques lacs viennent agrémenter le paysage. On trouvait autrefois dans cette région de nombreux aqueducs et retenues d’eau.


Photo prise par Hatice Kuru

Un parcours de santé est installé le long des 6 kilomètres de chemins boisés. Après notre petit footing au milieu des arbres et des promeneurs du dimanche, nous avons pris un bon petit brunch turc (miel, fromages, tomates, olives, concombres, thé, pain grillé, omelettes) et nous avons goûté au jus de grenade frais. Un délice !



Nous aurions pu cueillir quelques champignons qui, soit disant, poussent en abondance dans la forêt (les turcs ne les ramassent pas) mais nous avons préféré jouer au frisbee en plein air et courir dans les tas de feuilles mortes. Un grand bol d'air pur fait toujours le plus grand bien !



Belgrat Ormanı

Geçen pazar, ilk defa arkadaşlarımla beraber Belgrat Ormanı'na gittim. İstanbul'a birkaç kilometre uzaklıkta, Bahçeköy yakınlarında bulunan orman birkaç hektarlık alana yayılıyor. Ayrıca flora çok farklılık gösterirken, göller manzarayı renklendiriyor.
Altı kilometrelik ağaçlı bir sağlık parkuru ormanın içinde yer alıyor. Ağaçların ve pazar koşucularının arasında yaptığımız yürüyüşten sonra güzel bir Türk kahvaltısı yaptık (bal, peynir, domates,zeytin, çay, kızarmış ekmek, omlet..) ve meyve suyunun tadına baktık. Harikaydı !
Ormanda bolca yetişen mantarlardan toplayabilirdik (Türkler toplamıyor) ama onun yerine açık havada frizbi oynamayı ve ölü yapraklar üzerinde koşmayı tercih ettik.

mardi 28 novembre 2006

Si j'avais un Yalı...



Qui n'a jamais rêvé de posséder un ancien palais ? Même deux..?! Comme les familles riches turques d'autrefois : Une résidence pour l’hiver (konak) située en plein coeur de la ville et une pour la saison d'été (yalı) construite en bois et entourée de somptueux jardins.
Afin de contempler les Yalı d’Istanbul, rien ne vaut une croisière sur le Bosphore, puisque ces luxueuses résidences ottomanes ont été construites le long de la mer. Leur nom provient d’ailleurs du grec Yialos “Rivage Marin”.



De nos jours, il est interdit de détruire des vieux Yalı, certains ont donc été incendiés volontairement afin que les familles puissent revendre les terres reçues en héritage à un prix d’or. Certains sont laissés à l’abandon faute de moyen. Posséder un Yalı n'est un rêve accessible qu'à la très haute bourgeoisie. Ces luxueuses résidences ont parfois été rénovées et sont la propriété d'établissements privés (hôtels, restaurants, etc.).



Tel est le cas du Yalı de Sait Halım Paşa, situé sur Yeniköy. Cette demeure a été reconstruite par le Prince Abdulhalim Paşa en 1876. La façade est assez sobre, comme la plupart de ces lieux de résidence, mais l’intérieur est de toute beauté. Sans oublier les jardins qui surplombent le Bosphore.

De nos jours on peut donc s'approprier un palais sans pour autant être millionnaire, juste pour une journée, afin d'y célébrer un événement important tel un mariage par exemple...



* Les photos de ce post ont été prises dans le yalı de Sait Halım Paşa

Bir “Yalı”m olsaydı

Kim eski bir saraya sahip olmak istemez ki? Ya da iki? Eskiden zengin Türkler’in olduğu gibi: Tam şehrin ortasında bir kışlık ev (konak) ve ahşap ve bahçeli yazlık bir ev (yalı). Yalıları seyretmek için tek yapmanız gereken bir boğaz gezisi. Çünkü bu eski Osmanlı evleri hep deniz kıyısına inşa edilmiş. Zaten isimleri de Yunanca “Yialos”tan geliyor. Yani “deniz kıyısı”.
Günümüzde eski yalıları yıkmak yasak. Bazıları yangınlarla yok edilmiş, böylece bazı aileler elde edilen altın değerindeki arsaları satın alabilmiş. Bazıları terkedilmiş. Bir yalı sahibi olmak, ancak yüksek bir burjuvazinin hayal edebileceği bir şey. Bu lüks evler bazen restore ediliyor ve özel mekanlar haline getirilebiliyor (otel, restoran vs.).
İşte, Yeniköy’deki Sait Halim Paşa Yalısı. Bu mekan 1876’de Abdülhalim Paşa tarafından inşa ettirildi. Ön yüzeyi yeterince sade, aynı diğer yalılar gibi. Ancak içerisi adeta güzellik dolu. Boğaz’ı gören bahçesini de hatırlatmak lazım. Günümüzde, bu yalılara bir günlüğüne sahip olmak için milyoner olmaya gerek yok. Örneğin evlilik töreninizi bu tür bir mekanda kutlamanız mümkün.

FOTO ALTI: Bu posttaki fotoğraflar Sait Halim Paşa Yalısı’nda çekilmiştir.

mercredi 22 novembre 2006

Mosquée de Soliman le Magnifique



Il aura fallu près de 7 ans à l’architecte Sinan et plus de 3 000 ouvriers pour édifier cette mosquée censée illustrer la puissance du Sultan Süleyman. Dominant la corne d’or, la mosquée de Soliman a été bâtie sur la troisième colline de la vieille ville.



Entourée de 4 minarets de plus de 70 métres de haut, elle fût construite selon un plan carré (70m de long sur 61m de large). La mosquée est dôtée de 138 fenêtres et d’une coupole s’élevant à 53 mètres. Cet édifice fût construit comme un véritable complexe intramuros, avec bibliothéque, institutions religieuses, hôpital, cantine populaire, hammam, etc.



De nombreux artistes de l'époque ont contribué à la beauté de cette oeuvre, à la fois sobre et aux proportions harmonieuses. C'est une des constructions les plus significatives de l'architecture turque-ottomane. Et à mes yeux, c'est aussi une des plus belles mosquées d'Istanbul.



Süleymaniye Camii

Mimar Sinan ve 3 binden fazla işçiye, Sultan Süleyman'ın kudretini gösteren bu camiyi inşa etmek için tam yedi yıl gerekti. Haliç'i gören camii, şehrin üçüncü tepesinin üzerine yerleştirildi.
Yüksekliği 70 metreyi aşan dört minaretle çevrili olan camii kare bir plan üzerine inşa edildi. (70 metre uzunluk, 61 metre genişlik) Caminin, 138 penceresi ve 53 metrelik bir kubbesi var. Yapı, kütüphane, kantin, dini kurumlar, hastane, hamam gibi bölümlerden oluşuyor.
Dönemin birçok sanatçısı, bu eserin sade ve uyumlu güzelliğine katkıda bulunmuş. Camii, Türk-Osmanlı mimarisinin en belirgin örneklerinden biri. Ve benim gözümden, İstanbul'un en güzel camiilerinden biri.

mardi 14 novembre 2006

Les îles échappatoires



Seulement 5 des 9 îles qui composent l’archipel des Princes * sont habitées. Accessible par la mer (environ 45 minutes de traversée d’Istanbul) l’archipel est un échappatoire idéal pour fuir la pollution et le mugissement d’Istanbul. Les citadins font ainsi la traversée régulièrement pendant la haute saison pour y passer les fins de semaine. Les plus chanceux habitent sur une des îles quelques mois d'été.


Les chats sont parfois plus nombreux sur l'île que les habitants !

Autrefois, ces îles accueillaient les empereurs déchus, les moines ascétiques, et certains princes qu’on voulait éloigner du trône. Même Trotski y a trouvé refuge. Les familles riches d’Istanbul ont le privilége d’avoir une résidence secondaire sur une des îles. Mis à part les ambulances et les pompiers, aucune voiture n’est autorisée à circuler. Il vous faudra donc vous déplacer à pied, en carriole ou à bicyclette.



Avec Frédéric, nous avons parcouru une partie de la plus grande des iles, Buyukada. Le temps était ensoleillé, les rues presque désertes en cette période de l’année, et la plupart des volets des yalı et des villas fermés. Pour accéder au point culminant de l’ile (202m) on traverse une forêt de pins en empruntant un chemin de croix.



Là-haut se blottit l’ancien monastère orthodoxe de Saint-Georges (1868). La vue panoramique y est de toute beauté : Au loin Istanbul, les autres îles de l'archipel ainsi que la mer de Marmara.
Et avec un peu de chance, comme pour vous récompenser d'avoir grimpé, le soleil viendra vous faire sa révérence dans un ciel azuré...



* Iles des Princes ou îles aux Princes : Pour s'y rendre d'Istanbul, prendre le ferry de Kadiköy, de Sirkeci, d'Eminönü ou de Bostanci. Le voyage aller-retour coûte aux alentours des 2 euros. Sur place, de nombreux restaurants, cafés et pensions.

lundi 13 novembre 2006

Iles des Princes



Situé à 15 km d'Istanbul et interdit à la circulation, l'archipel des Iles des princes est un havre de paix. Constitué de 9 îles, c'est un lieu de résidences secondaires très fréquenté par les Istanbuliotes dès l'arrivée des beaux jours. Dimanche, j'ai passé la journée loin du tumulte quotidien. Rien de plus reposant que de se promener aux milieux des carrioles, des bois et des Yalı*.
Récit à suivre...

* Anciens palais bourgeois construits en bois

vendredi 6 octobre 2006

A l'heure de l'Iftar*



En période de Ramazan, rien ne vaut de prendre un bain de foule au moment de l’Iftar. Hier soir, j’étais donc ravie d'être invitée par mes amis Bulgares Ismet, Habibe, et leurs deux garçons Ulman et Sinan à passer la soirée avec eux.



Ils m’ont emmenée dans le quartier d’Eyüp, haut lieu de pélerinage musulman, puisque la mosquée fût construite autour du tombeau d’Eyüp, le porte-étendard du Prophète Mahomet.
Vers 19h, les familles prenaient leur repas dans les différents restaurants situés aux alentours de la mosquée, ou carrément à même le sol sur la place du quartier. Ça grouillait de monde. On se serait cru un soir du 14 juillet.



Nous avons pénétré dans l’enceinte de la mosquée, Habibe et moi étions voilées. Mes amis amis m’ont amenée là-bas car c’est un lieu très fréquenté, où les voeux issus des prières se réalisent. Après cela, nous avons acheté quelques patisseries turques et nous sommes rentrés prendre le thé. Un Iftar pieux… et forcément goûteux !

* Iftar : Rupture du jeun

jeudi 14 septembre 2006

Nevizade et ses meyhane

Istanbul regorge de restaurants, rien d’étonnant me direz-vous pour une ville qui compte plus de 16 millions d’habitants..
Si on veut aller dîner entre amis, les istanbuliotes connaissent les bonnes adresses et sont nombreux en soirées et ce, quelque soit le jour de la semaine, à venir déguster des mezze et boire du rakı dans le quartier de Taksim dans les Meyhane*.



Dissumulée derrière le marché aux poissons, il faut être du coin pour connaître Nevizade, cette rue qui dégage une ambiance tellement particulière et conviviale.

Les Meyhane et les bars sont accolés les uns aux autres. Les restaurants de cette rue possédent d’ailleurs plusieurs étages, et il n’est pas rare de manger sur les toits quand le rez de chaussée est plein. Les musiciens viennent faire dérider leurs violons et darboukas et poussent la chansonnette aux dessus de vos assiettes. On trinque tout au long de la soirée, on chante et on goûte à plein de plats.



Bref, on passe toujours de délicieux moments entre amis.
Si vous êtes de passage sur Istanbul, vous devez venir tester l’ambiance de ce quartier... et les mezze !

*Meyhane : restaurant de mezze

mercredi 6 septembre 2006

En naviguant sur le Bosphore



Je pourrais faire cette excursion dix fois, cent fois, mille fois, été comme hiver, je suis sûre que je ne m’en lasserai jamais. Le Bosphore est tellement merveilleux qu’on a l’impression d’être en vacances à chaque fois qu’on emprunte ses eaux bleues.
Avec Richard, profitant d’un grand ciel bleu, nous avons embarqué dimanche sur le bâteau qui fait le tour du Bosphore, départ vers 10h30 d’Eminönü.


Yeniköy, 2 minutes d'arrêt !

La promenade en mer jusqu’au dernier arrêt dure environ 1h30, mais tout voyageur est libre de descendre avant l’embouchure de la Mer Noire (dernier arrêt : Anadolu Kavağı). Le navire s’arrête en effet dans plusieurs embarcadères côté européen (Beşiktaş, Sariyer, Yeniköy, Rumeli Kavağı) et côté asiatique (Kalinca) avant son terminus.


Les Yalı et résidences privées

Du Bosphore, on voit donc un paysage coloré, boisé et diversifié défiler devant nous. On admire les Yalı (anciens palais), les maisons privées qui ont un accés direct sur la mer, les restaurants de poissons, les nombreuses mosquées, les anciens palais de chasse, les cafés branchés, les deux ponts qui enjambent le Bosphore (Le pont du Bosphore et le pont de Fatih Mehmet le conquérant). Avant de reprendre le bâteau du retour, il faut absolument goûter un balik-ekmek (sandwich au poisson grillé) ou des midye tavası (les beignets de moules). Pour nous, ce fût déjeuner poisson au bord de l’eau histoire d’admirer les bancs de poissons et les pétroliers. Bar et Bonite grillés. Miam.


Dernier arrêt : au loin l'embouchure sur la Mer Noire

PS : Richard, je sais que tu liras ce post, merci encore pour tout :)
Reviens quand tu veux, avec ou sans le catamaran !!

lundi 28 août 2006

La paix est dans les bois

Ce week-end, alors que je me promenais tranquillement dans le quartier de Beşiktaş, je suis tombée sur une micro-manisfestation, sous l’oeil vigilant, comme d’habitude, de la police.



Ces quelques militants écolos méritaient-ils d’être encadrés par un bus entier de policiers armés ? Car ces cyclistes faisaient simplement un peu de pub pour un festival de rock qui a lieu chaque année à Istanbul, dans la forêt de Sariyer.
Aux allures de Woodstock, ce festival rock se veut pacifiste, voir anarchiste et bon enfant. Deux jours de concerts, de musique rock, de pique-niques, de camping, le tout agrémenté d’affiches polychromes et de slogans dignes des années babacool.



Bref, rien à voir avec le festival Rock’N coke qui aura lieu le week-end prochain ici, et qui accueillera des milliers de fans et quelques groupes mondialement connus tels que Muse, Placebo et bien sûr plein de chanteurs turcs.


mercredi 23 août 2006

Istanbul, la ville aux quatres saisons

Alors que l'été boude indéniablement l'Europe, le soleil semble avoir pris un abonnement dans le ciel turc.
Hier 50 degrés sur Antalya, et 31 sur Istanbul. Au bureau la clim marche à fond, les vendeurs de glaces de la ville font recettes et les baigneurs se régalent. J'ai râlé cet hiver à cause des longues semaines de neige, alors autant se réjouir (et s'en vanter) quand le climat est plus que clément.



Un jour, je ne sais plus trop qui, mais quelqu'un m'a dit qu'Istanbul était une ville idéale pour les femmes, car qui dit quatre saisons dit aussi quatre fois plus de possibilités d'avoir une garde-robe variée qui s'adapte au fil des différents climats.
Voilà encore un excellent argument qui vous démontrera pourquoi j'aime autant cette ville !

vendredi 18 août 2006

La puce passe-partout



En Turquie, y’a pas à dire, ils sont forts en transport en commun.
Que ce soit les dolmuş, les ramassages scolaires, les minibus des sociétés privées, les bus, les autobus de mer, tout est super bien organisé.
Bon Ok, petit bémol tout de même pour le métro d’Istanbul qui ne dessert que 5 quartiers et pour les lignes ferrovières qui ont besoin d’être modernisées et de se développer à travers tout le pays...



En tout cas, en ce qui concerne Istanbul, c’est facile de circuler d’un quartier à un autre. Armé de votre akbil* (photo ci-dessus), cette petite puce électronique qui est rechargeable à côté de tous les grands arrêts de bus et métro, vous pourrez vous balader en toute tranquilité. En entrant dans les bus, une petite boite (orange, rouge ou bleue) sert à décompter les crédits des puces des utilisateurs des transports en commun. Avec l’akbil, on bénéficie de 10 à 30 % de réduction selon les moyens de transport empruntés. Si vous prenez (dans la même direction) deux bus, ou un bus puis le métro, ou encore un bus puis un autobus de mer, sachez que le deuxième moyen de transport choisi sera gratuit :)



Si jamais vous n’avez pas ce passe-partout magique qui tient sur votre porte-clés, vous pouvez trouver des tickets de bus (points de vente proches des arrêts de bus). Le ticket peut s’acheter parfois directement dans les autobus, un homme est assis derrière une petite table située sur votre gauche en rentrant.
En ce qui concerne les autobus de mer, le métro ou le tramway, on achète des jetons toujours à l’entrée principale.

Pas de contrôleur en Turquie, les gens sont plutôt honnêtes et paient même s’ils rentrent par les portes de derrière (mes copains parisiens ont halluciné devant autant de discipline !). Et c’est de toute façon le chauffeur de bus qui contrôle les voyageurs, la machine pour décompter les unités des akbil ou poinçonner les tickets se trouvant juste devant lui.

Attention ! Si vous utilisez des tickets, sachez que la poinçonneuse automatique ne vous les rendra pas, elle les avale... Ne faites pas comme moi, la première fois que j’ai pris le bus en Turquie, j’ai attendu 5 minutes en dessus de la machine, je pensais que mon ticket allait remonter oblitéré (ben oui comme en France quoi !). Le chauffeur a fini par me demander ce que j’attendais plantée là... il s’est bien moqué de moi !
Des fois, j’vous jure, j’en rate pas une...

* l'akbil s'achète 6 YTL (3,6 €), il est rechargeable un peu partout.

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