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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 17 avril 2007

Anadolu Hisarı*



Samedi dernier, nous avons gentiment été invités par des amis à un cocktail organisé pour l'ouverture d'une boutique sise à Anadolu hisarı, côté asiatique. Ce petit village située près du deuxième pont qui traverse le Bosphore (pont de Fatih Sultan Mehmet) est connu pour sa forteresse. Construite de 1390 à 1393 par Yıldırım Beyazıd 1er, cette citadelle est installée sur le détroit le plus étroit du Bosphore.



Ce village était un point stratégique. De là étaient tirés des coups de canon sur les navires chargés de blé qui provenaient de la mer noire et qui devaient approvisionner les habitants de la ville. Ce blocus a été mis en place afin d’accélérer la prise de Constantinople. Une autre forteresse a été construite juste en face, rive européenne (Rumeli hisarı) dans le but de rendre le détroit parfaitement inaccessible .




De nos jours, on peut admirer les remparts et les tours de la forteresse ainsi que des maisons anciennes (en bois) ou encore de magnifiques Yalı qui sont toujours habités. La plupart ont été entièrement rénovés et possèdent de magnifiques terrasses qui longent le Bosphore.



En se promenant le long du canal de ce petit village, on peut admirer le Pavillon des Eaux-Douces d'Asie (küçüksu kasri) qui servait autrefois de résidence d'été pour la Bourgeoisie Ottomane. Ce pavillon, comme vous le montre la photo ci-dessous, est plutôt modeste par rapport aux palais d'été construits en cette période puisqu'il ne ne comporte que 10 pièces (2 étages).



* Anadolu Hisarı = Forteresse d'Anatolie

jeudi 12 avril 2007

Leçons de style





Taksim - Printemps 2007

lundi 2 avril 2007

Filmattitude

Vous aimez aller au cinéma ? Visionner des films d’auteurs ? Voyager par le biais des images ? Alors vous allez être gâtés !
A condition que vous soyez en ce moment même sur Istanbul bien sûr, puisque comme chaque année à la même période depuis déjà 26 ans a lieu le festival international des films qui se tient dans 6 cinémas de la ville. Le festival a commencé ce week-end et va durer jusqu’au 15 avril.


J’ai pris cette photo devant le cinéma Emek sur Beyoğlu,
En rose les affiches du festival


Au programme de nombreux films primés ou non. Les projections commencent dès 11h et se terminent généralement vers 22h. Fred et moi avons acheté nos billets il y a une dizaine de jours, nous visionnerons des films français, italiens, africains : Indigènes, Bamako, la stella che non c'é, elephant, ... Malheureusement pas de journée de libre en semaine pour profiter du festival et des prix spéciaux.

Les billets sont en vente 50 YTL pour les soirées de gala (La môme, Marie-Antoinette, Pluie d’été..) sinon c’est 12 YTL sans réduction en soirée. Et pendant la journée (hors week-end) les billets ne coûtent que 2.5 YTL. Inutile de vous dire qu'il vaut mieux s'y prendre à l'avance pour acheter vos places...

vendredi 23 mars 2007

Nerede, nereye ?*

C’est une sensation étrange.
On a l’impression d’être chez soi, dans le pays où l’on est né. Les visages que l’on croise, les immeubles qui nous surplombent, les odeurs que l'on respire, tout nous semble familier. Entouré de murmures urbains, de voitures qui roulent à vive allure, on se dit finalement que toutes les grandes villes se ressemblent, à quelques détails près. Grâce à skype, Gmail, msn, les frontières n’existent quasiment plus. Paris, New-York, Singapour : Le monde n'est qu'un vaste melting-pot.

On s’aventure dans sa rue après le travail, ne rêvant que d'une chose comme la plupart des citadins : Un peu de tranquillité. Se laissant porter par le spleen, on marche doucement, c'est à peine si on remarque les gens qui sont autour de nous. Et puis là, le choc.



Où suis-je, où vais-je, à quel siècle est-ce que j’évolue ?
Tout s’embrouille à présent.
Adieu Paris, New-York, Singapour. Istanbul ne ressemble finalement à aucune autre ville. On pense la connaitre, on veut l'assimiler, et puis ne voilà pas qu’elle nous prend par surprise, qu’elle nous taquine, qu’elle nous dupe.
A chaque jour sa fumisterie...



* Nerede, nereye signifie en turc : Où, vers où ?

mercredi 21 mars 2007

Cim Bom Bom*

Le foot ici, c'est quelque chose... Si vous connaissez l’ampleur du phénomène au Brésil, ça vous donnera déjà une petite idée de ce qui l’en est en Turquie.

Trois grandes équipes d’Istanbul s’affrontent : Fenerbahçe (jaune et bleu), Galatasaray (rouge et or), Beşiktaş (noir et blanc). Et selon le quartier où l’on habite, mieux vaut se renseigner sur les jours et les lieux des prochains matchs. Un exemple, sur mon trajet pour aller travailler, je passe chaque jour devant le stade de Beşiktaş. Normalement, ça me prend une demi-heure en bus. En cas de match de foot, le retour dure... Plus d’une heure trente !


Enfants jouant aux abords de la Mosquée de Süleymaniye

Les supporters sont nombreux et dès le début de l’après-midi les jours de match, on assiste a un véritable défilé dans les rues d’Istanbul. Les supporters revêtent leurs plus belles parures : maillots, casquettes, écharpes. Même les plus jeunes enfants ont le droit à ce genre de panoplies ridicules.
Dans les taxis, pas moyen d’avoir de la musique, on est condamné à écouter les commentaires des matchs. Et pour savoir les résultats sans allumer sa télé ou la radio, c’est facile : Vous laissez vos fenêtres ouvertes... Vos voisins et leurs grosses voix vous le feront savoir ! Sans parler des klaxons des supporters sortant des cafés, des cris de joie dans la rue.

Vous l’aurez donc compris, le foot et moi c’est une grande histoire d’amour. Quand je pense que certains parents emmènent des enfants en bas âges dans les stades... Cependant, je dois l’avouer, je rêve d’aller assister à un match de finale, juste pour se mettre au moins une fois dans ma vie dans l’ambiance. Si quelqu'un a des places gratuites pour les loges présidentielles, je suis preneuse ;-)

* Cim bom bom : se prononce "djim bome bome", slogan des supporters de l'équipe de Galatasaray. Ne cherchez pas de traduction, ça ne veut absolument rien dire...

jeudi 1 mars 2007

Ekmek parası

Quel que soit le temps, quelle que soit la saison, ils passent leurs journées dehors. Sous le froid, la neige, la pluie, ils font ce qu’on appelle les petits métiers de rue.



Cireurs de chaussures, vendeurs de simit, aiguiseurs de couteaux, vendeurs d’eau, de mouchoirs en papier... Selon la dernière enquête réalisée sur Istanbul et publiée par l’AFP*, un habitant sur 12 vit actuellement de ces petits métiers. C'est une véritable économie informelle qui ne rapporte que quelques YTL par jour à ceux qui la pratiquent.

Ekmek parası (l'argent du pain) est une expression que l'on entend souvent ici. Tous ces vendeurs gagnent peu, mais peu c'est déjà beaucoup quand il s'agit de se nourrir pour survivre... Tout en gardant un peu de dignité.

* Agence France Presse

lundi 19 février 2007

Du temps où le Bosphore gelait...

J’avais écrit ce texte il y a deux semaines pour un quotidien turc qui souhaitait recevoir quelques ébauches avant de décider de publier ou non quelques-uns des mes articles. N’ayant pas eu de nouvelle depuis, j’en déduis que mes chances sont perdues ! Tant pis, c’est vous qui en profiterez finalement, et ce n’est plus mal ;-)



Dame nature est plutôt clémente et généreuse cette année. Sur Istanbul, on dirait même qu’elle a fermé ses portes à l’hiver. Nous sommes déjà à la fin du mois de février et toujours pas de neige. Juste quelques flocons qui sont venus effleurer des visages et des toitures, sans aucune influence sur la circulation ou la fréquentation des établissements scolaires. Les températures sont douces, le Bosphore rayonne comme en plein été indien.

Ces flots bleus qui alimentent tant d’histoires et d’albums photo ont pourtant autrefois endossé d’autres costumes. Difficile à imaginer, néanmoins c’est une réalité : Le Bosphore autrefois gelait. On ose à peine penser aux températures hivernales qui fouettaient la ville pendant plusieurs semaines. Le froid laissait dans les eaux du détroit son empreinte : une épaisse couche de glace, qui se brisait parfois en mille éclats. De cette époque, il ne reste que des photos vieillies par le temps et les souvenirs...


Le Bosphore autrefois, surprenant, non ?!

Les navires semblaient encore circuler, les écoles fonctionnaient normalement. On se faisait apprivoiser par le temps, et non l’inverse. Ce devait être un paysage extraordinaire, même hors du commun de voir la ville recouverte entièrement de blanc, tel un champ de coton.

Le froid s’arrête aujourd’hui au bord des rives, laissant aux courants et aux flots la liberté de circuler à leur guise. Le Bosphore ne gèle plus depuis quelques années, seuls les sols humides subissent un tel sort. Du temps où le Bosphore gelait, les istanbuliotes semblaient se réjouir d’un tel spectacle. Regardez donc la lumière qui émanent de leurs yeux sur les vieilles photos. Ils marchaient dans le détroit gelé sans bonnet ni fioriture. Juste vêtus de leurs plus beaux sourires.

A l’heure où l’on met en exergue le réchauffement global et les augmentations des émissions de gaz, qui regrette vraiment ces changements climatiques ? Chacun se réjouit de prendre le déjeuner en terrasse en plein mois de janvier, de laisser les gants et les écharpes au placard. Le Bosphore couvert d’un voile blanc semble être déjà une image obsolète, irréelle, appartenant au temps des Ottomans.
Pourtant, c’était il y a à peine 50 ans...

mercredi 7 février 2007

Mosquée d'Ortaköy


Ortaköy Camii - Construite en 1854 par Nikogos Balyan

Située au pied du premier pont du Bosphore, la mosquée d'Ortaköy se situe dans un ancien village de pêcheurs entièrement rénové. Les couleurs vives des maisons en bois nous rappellent quelques villages Irlandais. Le week-end, Ortaköy se remplit d'allégresse, nombreux sont ceux qui viennent se promener dans le quartier afin de regarder les étalages extérieurs de bijoux, d'écharpes et d'objets artisanaux.
On y mange des kumpir (grosse pomme de terre cuite au four avec sa peau et farcie de beurre, fromage, macédoine, saucisses, olives.. au choix) ou des gözleme (grosse galette salée). Certains y passent leur après-midi à fumer le narghilé et à boire le Çay, tout en contemplant les flots bleus du Bosphore.

mardi 6 février 2007

Sur la route du marché

Quand je relis certains de mes posts, je me rends compte que j’ai pas mal d’anecdotes à raconter.
La vie est vraiment faite de miel et d’épices, d'aventures en tout genre. Tenez par exemple, samedi après-midi, Fred et moi avions envie d’aller faire un tour au marché bio situé dans le quartier de Şişli. Nous y sommes allés à pied munis d’un plan, seulement voilà, la plupart des rues d’Istanbul n’ont pas de nom... Du moins elles en ont un, mais ce dernier n’est indiqué nulle part. Aussi, il arrive toujours un moment où il faut demander sa route à quelqu’un.
Là, par chance, nous sommes tombés sur un poste de police. Ils étaient 4 à discuter dehors, aussi, nous avons pris l’initiative de leur demander notre chemin. Heureusement pour nous, ils connaissaient la route, les indications étaient simples : première à gauche, tout droit, gauche droite. Mot pour mot ! "gauche droite ?" "oui oui" m’ont-ils répété "gauche droite".

Nous voilà donc lancés dans les rues de Şişli à la recherche du marché bio. Nous marchions tranquillement quand soudain, une voiture arrive et s'arrête à notre niveau. Il s’agissait des policiers à qui nous avions demandé notre route auparavant, ils nous ont dit de monter avec eux. Après un moment d’hésitation (on ne monte pas dans la voiture d’inconnus.. Mais c’est la police quand même...) nous voilà avec 2 hommes en uniforme. Quelques minutes et discussions plus tard, les policiers nous déposent au pied du marché.



Quand nous descendons du véhicule de police, les quelques visiteurs et agriculteurs nous regardent avec méfiance. Nous avons quand même fait notre petit tour (arrivés trop tard, rayonnages assez vides...) et acheté de bons fromages au lait de vache.

Hospitalité, sens du devoir, ou autre... Je ne sais pas pourquoi la police s’est montrée si aimable avec nous ce jour là, tout ce que je sais, c’est que je voulais faire un billet sur le seul marché écologique d'Istanbul, et qu'au lieu de ça, me voilà qui disserte sur tout autre chose...

Moralité : Qu'importe que la cheminée soit de travers, si la fumée est droite. Proverbe turc à méditer ;-)

mardi 30 janvier 2007

Embarquement immédiat



Situé a 25 km du centre ville d’Istanbul, sur la partie européenne, l’aéroport international d’Atatürk est le plus grand de Turquie en termes de passagers transportés et de superficie. Le terminal a été conçu de manière à pouvoir résister à des tremblements de terre allant jusqu’à une magnitude 8.5 sur l’échelle de richter.

Rappelons qu’il existe 34 aéroports en Turquie, ce qui représente un marché domestique de 20 millions de passagers par an, et un marché international de 35 millions de passagers par an. Les turcs représentent seulement 7 % des usagers des vols internationaux (les turcs ayant besoin d'un visa pour voyager en europe et dans la plupart des pays étrangers). L'aéroport d'Istanbul accueille plus de 35 % de ce trafic de voyageurs en Turquie et ce chiffre est, depuis 2003, en nette progression.



Le terminal d’Atatürk s’étend sur 186.000m2, il a 4 niveaux, 160 guichets d’enregistrement pour les bagages, 65 guichets de police (douanes), 45 ascenseurs, restaurants, cafés, coiffeur, VIP lounge... Rien ne manque pour passer le temps en attendant votre embarquement. La zone de duty free dans laquelle vous trouverez cosmétiques, alcools, cigarettes, vêtements, chocolats, loukoums... est une des moins chère d’Europe. De même, en arrivant sur l'aéroport d'Atatürk, vous trouverez de nombreux taxis, navettes, métros, bus, voitures à louer afin de rejoindre le centre ville.

Devant la forte croissance des flux des passagers et devenant trop étroit pour les années à venir, la ville est en train d’étudier la construction d’un autre aéroport plus moderne avec une plate-forme multimodale. Espérons que ce dernier soit aussi bien agencé et agréable que l'aéroport actuel.

vendredi 12 janvier 2007

La Tour de Léandre



Résistant au temps et aux tourments, la Tour de Léandre - appelée aussi Kız Kulesi (la tour de la jeune fille) - est un des symboles d’Istanbul.

La mythologie Grecque raconte qu’une jeune fille (Héros), qui était autrefois enfermée dans cette tour, guidait à l’aide d’une lanterne son amoureux (Léandre). Ce dernier parcourait les flots à la nage pour la rejoindre la nuit. Un jour, la tempête sévit et éteignit la flamme, Léandre fut alors perdu et se noya.
Les turcs, quant à eux, racontent qu’un Empereur Byzantin y cacha sa fille, car selon des oracles celle-ci allait mourir d’une piqûre de serpent. Afin de la protéger, il l’emmena au milieu des eaux dans cette tour. Malheureusement, l’amant de la princesse lui envoya un jour un panier de fruits dans lequel s’était glissé un serpent… Celle-ci ne put échapper à son destin et mourut piquée.


Dotée de 5 étages, cette tour offre un panorama exceptionnel de 360 degrés sur le Bosphore

Située proche d’Üsküdar, sur un petit ilôt rocheux à l’entrée du détroit du Bosphore, cette tour n’est pas qu’un édifice decoratif. Sous L’Empire Ottoman, les Sultans y recevaient les hommes d’état étrangers. On y tirait des coups de canon lorsqu’un Sultan prenait le trône. Cette tour servait aussi de phare et de contrôle pour certains Ministères.

Restaurée en 1995 par Hamoğlu Holding, La Tour de Léandre abrite aujourd'hui un restaurant et continue d’alimenter de nombreuses légendes.


Cette gravure ancienne de la Tour de Léandre vient de .

PS : Promis, j'invite mes prochains invités de l'hexagone à venir se restaurer dans la tour avec Fred et moi. Euh... C'est qui les prochains déjà ?!? ;-)

mardi 9 janvier 2007

Les nouveaux champignons

Depuis que je suis en Turquie, je ne compte plus le nombre de centres commerciaux que j’ai vus pousser ici : Kanyon, Uptown... Sachant que d’autres vont encore ouvrir leurs portes dans les mois à venir comme par exemple sur Taksim ou Nişantası. Bref, vous l'aurez compris : Les galeries marchandes poussent en Turquie comme des champignons.



Saviez-vous que le plus grand centre commercial d’Europe se trouve à Istanbul ? Avec une surface commerciale de 350.000 m², Cevahir Istanbul est aussi le deuxième plus grand centre commercial au monde. Il regroupe au total 280 boutiques, 35 fast-food, 15 restaurants, 12 salles de cinéma, 1 théâtre et quelques 86 escalators...


Zara, Mango, Migros, Levis, Top Shop, Etam... Les grandes marques internationales se sont implantées rapidement

Pour réaliser un projet de ce genre, il aura fallu du temps (16 années) et bien sûr beaucoup d'argent (250 millions de dollars). L’architecte Turque Ayşe CEVAHIR est sûrement fière de cet immense édifice inauguré en 2005 par le Premier Ministre Turc.
Et si vous avez peur de manquer de temps en cette période de soldes dans ce temple dédié à la consommation, n’oubliez pas de lever votre tête au plafond afin de contempler le dôme en verre de 250.000 m2 qui abrite la plus grande horloge du monde...


Après New-York, Londres, Paris... Istanbul sera-t-elle la nouvelle ville culte des accros du shopping ?

Remarque : En Turquie, le nombre de cartes de crédit a doublé en deux ans et les cas de surendettement se multiplient. En 2005, 300.000 familles turques ont eu affaire à la justice ou aux huissiers, effets pervers d'une société qu'on pousse indéniablement à la consommation.

mardi 5 décembre 2006

Forêt de Belgrade


Photo prise par Ali Serdar Çalakoğlu

Dimanche dernier, je me suis rendue pour la première fois dans la forêt de Belgrade avec des amis. Située à quelques kilomètres d’Istanbul, près de bahçeköy, cette forêt s’étend sur plusieurs hectares, la flore y est variée et quelques lacs viennent agrémenter le paysage. On trouvait autrefois dans cette région de nombreux aqueducs et retenues d’eau.


Photo prise par Hatice Kuru

Un parcours de santé est installé le long des 6 kilomètres de chemins boisés. Après notre petit footing au milieu des arbres et des promeneurs du dimanche, nous avons pris un bon petit brunch turc (miel, fromages, tomates, olives, concombres, thé, pain grillé, omelettes) et nous avons goûté au jus de grenade frais. Un délice !



Nous aurions pu cueillir quelques champignons qui, soit disant, poussent en abondance dans la forêt (les turcs ne les ramassent pas) mais nous avons préféré jouer au frisbee en plein air et courir dans les tas de feuilles mortes. Un grand bol d'air pur fait toujours le plus grand bien !



Belgrat Ormanı

Geçen pazar, ilk defa arkadaşlarımla beraber Belgrat Ormanı'na gittim. İstanbul'a birkaç kilometre uzaklıkta, Bahçeköy yakınlarında bulunan orman birkaç hektarlık alana yayılıyor. Ayrıca flora çok farklılık gösterirken, göller manzarayı renklendiriyor.
Altı kilometrelik ağaçlı bir sağlık parkuru ormanın içinde yer alıyor. Ağaçların ve pazar koşucularının arasında yaptığımız yürüyüşten sonra güzel bir Türk kahvaltısı yaptık (bal, peynir, domates,zeytin, çay, kızarmış ekmek, omlet..) ve meyve suyunun tadına baktık. Harikaydı !
Ormanda bolca yetişen mantarlardan toplayabilirdik (Türkler toplamıyor) ama onun yerine açık havada frizbi oynamayı ve ölü yapraklar üzerinde koşmayı tercih ettik.

mardi 28 novembre 2006

Si j'avais un Yalı...



Qui n'a jamais rêvé de posséder un ancien palais ? Même deux..?! Comme les familles riches turques d'autrefois : Une résidence pour l’hiver (konak) située en plein coeur de la ville et une pour la saison d'été (yalı) construite en bois et entourée de somptueux jardins.
Afin de contempler les Yalı d’Istanbul, rien ne vaut une croisière sur le Bosphore, puisque ces luxueuses résidences ottomanes ont été construites le long de la mer. Leur nom provient d’ailleurs du grec Yialos “Rivage Marin”.



De nos jours, il est interdit de détruire des vieux Yalı, certains ont donc été incendiés volontairement afin que les familles puissent revendre les terres reçues en héritage à un prix d’or. Certains sont laissés à l’abandon faute de moyen. Posséder un Yalı n'est un rêve accessible qu'à la très haute bourgeoisie. Ces luxueuses résidences ont parfois été rénovées et sont la propriété d'établissements privés (hôtels, restaurants, etc.).



Tel est le cas du Yalı de Sait Halım Paşa, situé sur Yeniköy. Cette demeure a été reconstruite par le Prince Abdulhalim Paşa en 1876. La façade est assez sobre, comme la plupart de ces lieux de résidence, mais l’intérieur est de toute beauté. Sans oublier les jardins qui surplombent le Bosphore.

De nos jours on peut donc s'approprier un palais sans pour autant être millionnaire, juste pour une journée, afin d'y célébrer un événement important tel un mariage par exemple...



* Les photos de ce post ont été prises dans le yalı de Sait Halım Paşa

Bir “Yalı”m olsaydı

Kim eski bir saraya sahip olmak istemez ki? Ya da iki? Eskiden zengin Türkler’in olduğu gibi: Tam şehrin ortasında bir kışlık ev (konak) ve ahşap ve bahçeli yazlık bir ev (yalı). Yalıları seyretmek için tek yapmanız gereken bir boğaz gezisi. Çünkü bu eski Osmanlı evleri hep deniz kıyısına inşa edilmiş. Zaten isimleri de Yunanca “Yialos”tan geliyor. Yani “deniz kıyısı”.
Günümüzde eski yalıları yıkmak yasak. Bazıları yangınlarla yok edilmiş, böylece bazı aileler elde edilen altın değerindeki arsaları satın alabilmiş. Bazıları terkedilmiş. Bir yalı sahibi olmak, ancak yüksek bir burjuvazinin hayal edebileceği bir şey. Bu lüks evler bazen restore ediliyor ve özel mekanlar haline getirilebiliyor (otel, restoran vs.).
İşte, Yeniköy’deki Sait Halim Paşa Yalısı. Bu mekan 1876’de Abdülhalim Paşa tarafından inşa ettirildi. Ön yüzeyi yeterince sade, aynı diğer yalılar gibi. Ancak içerisi adeta güzellik dolu. Boğaz’ı gören bahçesini de hatırlatmak lazım. Günümüzde, bu yalılara bir günlüğüne sahip olmak için milyoner olmaya gerek yok. Örneğin evlilik töreninizi bu tür bir mekanda kutlamanız mümkün.

FOTO ALTI: Bu posttaki fotoğraflar Sait Halim Paşa Yalısı’nda çekilmiştir.

mercredi 22 novembre 2006

Mosquée de Soliman le Magnifique



Il aura fallu près de 7 ans à l’architecte Sinan et plus de 3 000 ouvriers pour édifier cette mosquée censée illustrer la puissance du Sultan Süleyman. Dominant la corne d’or, la mosquée de Soliman a été bâtie sur la troisième colline de la vieille ville.



Entourée de 4 minarets de plus de 70 métres de haut, elle fût construite selon un plan carré (70m de long sur 61m de large). La mosquée est dôtée de 138 fenêtres et d’une coupole s’élevant à 53 mètres. Cet édifice fût construit comme un véritable complexe intramuros, avec bibliothéque, institutions religieuses, hôpital, cantine populaire, hammam, etc.



De nombreux artistes de l'époque ont contribué à la beauté de cette oeuvre, à la fois sobre et aux proportions harmonieuses. C'est une des constructions les plus significatives de l'architecture turque-ottomane. Et à mes yeux, c'est aussi une des plus belles mosquées d'Istanbul.



Süleymaniye Camii

Mimar Sinan ve 3 binden fazla işçiye, Sultan Süleyman'ın kudretini gösteren bu camiyi inşa etmek için tam yedi yıl gerekti. Haliç'i gören camii, şehrin üçüncü tepesinin üzerine yerleştirildi.
Yüksekliği 70 metreyi aşan dört minaretle çevrili olan camii kare bir plan üzerine inşa edildi. (70 metre uzunluk, 61 metre genişlik) Caminin, 138 penceresi ve 53 metrelik bir kubbesi var. Yapı, kütüphane, kantin, dini kurumlar, hastane, hamam gibi bölümlerden oluşuyor.
Dönemin birçok sanatçısı, bu eserin sade ve uyumlu güzelliğine katkıda bulunmuş. Camii, Türk-Osmanlı mimarisinin en belirgin örneklerinden biri. Ve benim gözümden, İstanbul'un en güzel camiilerinden biri.

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