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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 18 septembre 2007

Pièges à russes



Magasins de cuir, vêtements en dentelle, imprimés léopard, manteaux de fourrure... Dans ce quartier d’Istanbul appelé Laleli, les prix sont affichés en dollars et on y parle tout sauf le turc. Les russes sont nombreux chaque jour à se rendre dans cet arrondissement pour s’approvisionner en marchandises et en vêtements.



Les collections pour femmes sont créées à l’instar des goûts des russes : cliquantes, tape à l’oeil avec un soupçon de vulgarité. Chaque année, des milliers de colis quittent ces grossistes direction l’ex-Union Soviétique. A l’aéroport, il n’est pas rare de croiser des russes charriant d’énormes sacs remplis d’articles divers et variés qu’ils revendront 3 fois plus chers dans leur pays.



Laleli abrite aussi de nombreux hôtels où les tour-opérateurs placent leurs clients européens. Le soir, après la fermeture tardive des boutiques, c'est dans ce même quartier que certaines filles de l'Est excercent le plus vieux métier du monde (on les surnomme ici les Natasha), au chaud dans les bars calfeutrés. Les plus chanceuses d'entres-elles travaillent dans les boutiques des grossistes pour des salaires de misère.



Véritable eldorado pour certains ou au contraire lieu pernicieux pour d'autres, Laleli est un quartier plein d'ambiguité où il ne vaut mieux pas s'attarder...

vendredi 29 juin 2007

Détroit



J’ai les yeux braqués vers l’horizon
Où s’étend la mer de tout son long
Et les profonds sillons des bâteaux
Semblent vouloir échancrer une eau grise
Dans laquelle l’amertume s’enlise
De légers reflets blancs sur sa peau

Deux énormes morceaux de terre s’étendent
L’un vers l’autre comme s’ils voulaient s’atteindre
Et ils trouvent le moyen de s’en plaindre
En des sirènes qui au loin s’entendent
L’impression que me donne le détroit
Pareille à celle qui m’allonge vers toi

Qui sait combien pareils à nous deux
Voudraient tarir la mer de leur feu
La sécher par des miracles d’antan
Réunir les deux bras en l’étreinte
D’un présent attendu depuis si longtemps
Abolir à jamais les complaintes

Nino ANAVI
Tiré du recueil de poésies “A toi..." - Istanbul, 1995

mercredi 27 juin 2007

Atlas Pasajı



Quand on descend Istiklal Caddesi, de Taksim à Beyoğlu, on est subjugué en premier par la foule et par le brouhaha. Quelque soit l’heure de la journée, c’est toujours vivant, coloré. C’est le coeur palpitant de la ville.



Ensuite, on ne peut s’empêcher de rentrer dans les boutiques, les cafés, les restaurants... Impossible de descendre cette grande avenue sans prévoir un ou deux arrêts minimum. Enfin, poussé par la curiosité, on ose s’aventurer dans les nombreux passages où s’entreposent cinémas, boutiques et büfe.



Un des passages les plus connus de la rue mais aussi un des plus fréquentés s’appelle Atlas Pasajı. Le bâtiment qui abrite ce passage a été construit fin 19éme siècle par un riche banquier arménien Mr. Agop Köçeyan.



Connu surtout pour son cinéma qui pouvait accueillir plus de 1800 personnes dans les années 50 et pour son théâtre, Atlas Pasajı héberge aussi de nombreuses boutiques.



Accessoires à la mode, vêtements banchés, objets de décoration.. De quoi faire quelques emplettes sympathiques ! Idéal pour se protéger en cas de pluie, de neige ou de canicule, si vous mettez les pieds dans ce passage n’oubliez pas de faire un tour dans les étages !

lundi 25 juin 2007

Trait d'union

Europe-Asie, Asie-Europe, Istanbul est la seule ville au monde à s'étendre sur deux continents.



Passer d'une rive à l'autre est un spectacle grandiose : On est transporté par la beauté du Bosphore, par son immensité et par ce roulis qui en découle. Les ponts font office de trait d'union. Du bleu à portée de main malgré l'odeur du bitume, la preuve en images...




Photos prises du Pont du Bosphore et du Pont de Fatih Sultan Mehmet.

mardi 5 juin 2007

Le Grand Bazar



4 000 boutiques, 36 portes (dont 17 ouvertes de 8h30 à 19h, 6 jours sur 7), 88 rues, 2 commissariats, 4 mosquées... Ces chiffres, qui concernent le Grand Bazar d’Istanbul, proviennent directement du commissaire en chef de ce lieu adulé des touristes. J’ai en effet passé une heure dans le poste de police du Grand Bazar, samedi. Je ne me suis pas faite réprimandée, je vous rassure, j’ai juste rencontré quelques personnes clés dans le cadre de mon projet professionnel.



Construit en 1461 par Mehmet le Conquérant afin d'assurer la sécurité des commerçants d'Istanbul, le Grand Bazar connu ici sous le nom de Kapalı Çarşi accueille chaque jour des milliers de personnes désireuses d’acquérir ou de vendre de l’or, d’acheter des souvenirs, des accessoires, des tapis, des kilims, des faux sacs de marque... Une vraie caverne d’Ali Baba de 30.000 m2 ! On y trouve aussi quelques boutiques originales.



Entièrement couvert, ce bazar qui est un des plus grands du monde, est un lieu incontournable... Surtout quand on a de nombreux souvenirs à ramener !

jeudi 3 mai 2007

A la recherche de la perle rare


Restaurants au pied de la tour de Galata

En ce moment, Fred et moi passons tous nos week-ends à visiter des appartements. Taksim, Beyoğlu, Osmanbey, Findikli, Cihangir, Kabataş, nous en avons visité des quartiers. Notre préfèrence se porte sur le quartier de Galata, un quartier un peu bohême où les appartements luxueux côtoient les gecekondu.


Un vendeur de noisettes et pistaches

Ce quartier a un certain charme et surtout un avantage qui n’est pas des moindres : Une vue magnifique sur le Bosphore et sur le quartier historique si vous habitez en hauteur. Les prix varient bien sûr en fonction du panorama mais restent souvent trop élevés par rapport aux m2 et aux travaux qu’il faut faire...


Photo prise de la fenêtre d'un des appartements que nous avons visité

Mais nous nous donnons le temps de devenir un jour propriétaires et nous rencontrons toutes les semaines de nombreux emlakci*. Dimanche dernier, j’ai pris quelques photos de ce quartier connu des touristes pour son attraction principale : La tour de Galata construite au 14éme siècle. Pour la petite histoire, saviez-vous qu'Isaac, le père du philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU, fût l'horloger du Palais d'Istanbul et résida dans le quartier de Galatata de 1705 à 1711 ?



En attendant de trouver notre coup de coeur, nous arpentons le quartier en nous octroyant bien sûr de temps en temps quelques pauses gourmandes sur la terrasse de Konak café.

* Emlakci = Agent immobilier

vendredi 20 avril 2007

La citerne aux mille et une colonnes*

Chers lecteurs, aujourd’hui exceptionnellement deux billets se suivent. Lundi je ne bloguerai pas car ce sera férié en Turquie (fête des enfants), et je serai toute la journée au lit en vacances !



Il aura fallu plusieurs années de travaux de rénovation pour redonner à ce monument toute sa splendeur constantinienne. Située dans le quartier de Sultanahmet, cette citerne, qui possède 224 colonnes de marbre, résiste aux tremblements de terre et aux aléas de l’histoire depuis plus de 1676 ans. De nos jours jusqu’à 18h, cette citerne est un musée.


Maquette de la place de l'Hippodrome

Vous pourrez y admirer des maquettes d’anciens monuments d’Istanbul reconstitués ainsi que des images de synthèse qui reflètent la beauté de Constantinople. Après 18 heures, c’est un organisme privé qui gère et transforme ce monument en un lieu à la fois chic et convivial. Mariages, soirées dansantes, concerts, réceptions privées.... (La salle peut contenir 1500 personnes assises, 3000 personnes pour un cocktail et 6000 pour une soirée avec DJ)



C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai pu pénétrer pour la première fois dans cette citerne puisqu’une soirée y était organisée hier soir afin de célèbrer la semaine du tourisme. Au programme : Musique live, buffets variés organisés par de grands hôtels, dégustations de fruits secs, rakı, vodka locale, baklava... au milieu des colonnes.



Mais j’oubliais, ce lieu d'envergure vous rappelle peut-être quelque chose ? C’est possible si vous avez vu L’empire des loups car de nombreuses scènes y ont été tournées. N’hésitez pas à visiter ce lieu fastueux si vous êtes de passage sur Istanbul. Un restaurant est d’ailleurs implanté à l’intérieur de la citerne. (Attention à ne pas confondre avec la Basilique Citerne située dans le même quartier).



* 1001 Direk Sarnıcı
Sultanahmet
Tel : + 90 212 518 10 01
www.binbirdireksarnici.com

mardi 17 avril 2007

Anadolu Hisarı*



Samedi dernier, nous avons gentiment été invités par des amis à un cocktail organisé pour l'ouverture d'une boutique sise à Anadolu hisarı, côté asiatique. Ce petit village située près du deuxième pont qui traverse le Bosphore (pont de Fatih Sultan Mehmet) est connu pour sa forteresse. Construite de 1390 à 1393 par Yıldırım Beyazıd 1er, cette citadelle est installée sur le détroit le plus étroit du Bosphore.



Ce village était un point stratégique. De là étaient tirés des coups de canon sur les navires chargés de blé qui provenaient de la mer noire et qui devaient approvisionner les habitants de la ville. Ce blocus a été mis en place afin d’accélérer la prise de Constantinople. Une autre forteresse a été construite juste en face, rive européenne (Rumeli hisarı) dans le but de rendre le détroit parfaitement inaccessible .




De nos jours, on peut admirer les remparts et les tours de la forteresse ainsi que des maisons anciennes (en bois) ou encore de magnifiques Yalı qui sont toujours habités. La plupart ont été entièrement rénovés et possèdent de magnifiques terrasses qui longent le Bosphore.



En se promenant le long du canal de ce petit village, on peut admirer le Pavillon des Eaux-Douces d'Asie (küçüksu kasri) qui servait autrefois de résidence d'été pour la Bourgeoisie Ottomane. Ce pavillon, comme vous le montre la photo ci-dessous, est plutôt modeste par rapport aux palais d'été construits en cette période puisqu'il ne ne comporte que 10 pièces (2 étages).



* Anadolu Hisarı = Forteresse d'Anatolie

jeudi 12 avril 2007

Leçons de style





Taksim - Printemps 2007

lundi 2 avril 2007

Filmattitude

Vous aimez aller au cinéma ? Visionner des films d’auteurs ? Voyager par le biais des images ? Alors vous allez être gâtés !
A condition que vous soyez en ce moment même sur Istanbul bien sûr, puisque comme chaque année à la même période depuis déjà 26 ans a lieu le festival international des films qui se tient dans 6 cinémas de la ville. Le festival a commencé ce week-end et va durer jusqu’au 15 avril.


J’ai pris cette photo devant le cinéma Emek sur Beyoğlu,
En rose les affiches du festival


Au programme de nombreux films primés ou non. Les projections commencent dès 11h et se terminent généralement vers 22h. Fred et moi avons acheté nos billets il y a une dizaine de jours, nous visionnerons des films français, italiens, africains : Indigènes, Bamako, la stella che non c'é, elephant, ... Malheureusement pas de journée de libre en semaine pour profiter du festival et des prix spéciaux.

Les billets sont en vente 50 YTL pour les soirées de gala (La môme, Marie-Antoinette, Pluie d’été..) sinon c’est 12 YTL sans réduction en soirée. Et pendant la journée (hors week-end) les billets ne coûtent que 2.5 YTL. Inutile de vous dire qu'il vaut mieux s'y prendre à l'avance pour acheter vos places...

vendredi 23 mars 2007

Nerede, nereye ?*

C’est une sensation étrange.
On a l’impression d’être chez soi, dans le pays où l’on est né. Les visages que l’on croise, les immeubles qui nous surplombent, les odeurs que l'on respire, tout nous semble familier. Entouré de murmures urbains, de voitures qui roulent à vive allure, on se dit finalement que toutes les grandes villes se ressemblent, à quelques détails près. Grâce à skype, Gmail, msn, les frontières n’existent quasiment plus. Paris, New-York, Singapour : Le monde n'est qu'un vaste melting-pot.

On s’aventure dans sa rue après le travail, ne rêvant que d'une chose comme la plupart des citadins : Un peu de tranquillité. Se laissant porter par le spleen, on marche doucement, c'est à peine si on remarque les gens qui sont autour de nous. Et puis là, le choc.



Où suis-je, où vais-je, à quel siècle est-ce que j’évolue ?
Tout s’embrouille à présent.
Adieu Paris, New-York, Singapour. Istanbul ne ressemble finalement à aucune autre ville. On pense la connaitre, on veut l'assimiler, et puis ne voilà pas qu’elle nous prend par surprise, qu’elle nous taquine, qu’elle nous dupe.
A chaque jour sa fumisterie...



* Nerede, nereye signifie en turc : Où, vers où ?

mercredi 21 mars 2007

Cim Bom Bom*

Le foot ici, c'est quelque chose... Si vous connaissez l’ampleur du phénomène au Brésil, ça vous donnera déjà une petite idée de ce qui l’en est en Turquie.

Trois grandes équipes d’Istanbul s’affrontent : Fenerbahçe (jaune et bleu), Galatasaray (rouge et or), Beşiktaş (noir et blanc). Et selon le quartier où l’on habite, mieux vaut se renseigner sur les jours et les lieux des prochains matchs. Un exemple, sur mon trajet pour aller travailler, je passe chaque jour devant le stade de Beşiktaş. Normalement, ça me prend une demi-heure en bus. En cas de match de foot, le retour dure... Plus d’une heure trente !


Enfants jouant aux abords de la Mosquée de Süleymaniye

Les supporters sont nombreux et dès le début de l’après-midi les jours de match, on assiste a un véritable défilé dans les rues d’Istanbul. Les supporters revêtent leurs plus belles parures : maillots, casquettes, écharpes. Même les plus jeunes enfants ont le droit à ce genre de panoplies ridicules.
Dans les taxis, pas moyen d’avoir de la musique, on est condamné à écouter les commentaires des matchs. Et pour savoir les résultats sans allumer sa télé ou la radio, c’est facile : Vous laissez vos fenêtres ouvertes... Vos voisins et leurs grosses voix vous le feront savoir ! Sans parler des klaxons des supporters sortant des cafés, des cris de joie dans la rue.

Vous l’aurez donc compris, le foot et moi c’est une grande histoire d’amour. Quand je pense que certains parents emmènent des enfants en bas âges dans les stades... Cependant, je dois l’avouer, je rêve d’aller assister à un match de finale, juste pour se mettre au moins une fois dans ma vie dans l’ambiance. Si quelqu'un a des places gratuites pour les loges présidentielles, je suis preneuse ;-)

* Cim bom bom : se prononce "djim bome bome", slogan des supporters de l'équipe de Galatasaray. Ne cherchez pas de traduction, ça ne veut absolument rien dire...

jeudi 1 mars 2007

Ekmek parası

Quel que soit le temps, quelle que soit la saison, ils passent leurs journées dehors. Sous le froid, la neige, la pluie, ils font ce qu’on appelle les petits métiers de rue.



Cireurs de chaussures, vendeurs de simit, aiguiseurs de couteaux, vendeurs d’eau, de mouchoirs en papier... Selon la dernière enquête réalisée sur Istanbul et publiée par l’AFP*, un habitant sur 12 vit actuellement de ces petits métiers. C'est une véritable économie informelle qui ne rapporte que quelques YTL par jour à ceux qui la pratiquent.

Ekmek parası (l'argent du pain) est une expression que l'on entend souvent ici. Tous ces vendeurs gagnent peu, mais peu c'est déjà beaucoup quand il s'agit de se nourrir pour survivre... Tout en gardant un peu de dignité.

* Agence France Presse

lundi 19 février 2007

Du temps où le Bosphore gelait...

J’avais écrit ce texte il y a deux semaines pour un quotidien turc qui souhaitait recevoir quelques ébauches avant de décider de publier ou non quelques-uns des mes articles. N’ayant pas eu de nouvelle depuis, j’en déduis que mes chances sont perdues ! Tant pis, c’est vous qui en profiterez finalement, et ce n’est plus mal ;-)



Dame nature est plutôt clémente et généreuse cette année. Sur Istanbul, on dirait même qu’elle a fermé ses portes à l’hiver. Nous sommes déjà à la fin du mois de février et toujours pas de neige. Juste quelques flocons qui sont venus effleurer des visages et des toitures, sans aucune influence sur la circulation ou la fréquentation des établissements scolaires. Les températures sont douces, le Bosphore rayonne comme en plein été indien.

Ces flots bleus qui alimentent tant d’histoires et d’albums photo ont pourtant autrefois endossé d’autres costumes. Difficile à imaginer, néanmoins c’est une réalité : Le Bosphore autrefois gelait. On ose à peine penser aux températures hivernales qui fouettaient la ville pendant plusieurs semaines. Le froid laissait dans les eaux du détroit son empreinte : une épaisse couche de glace, qui se brisait parfois en mille éclats. De cette époque, il ne reste que des photos vieillies par le temps et les souvenirs...


Le Bosphore autrefois, surprenant, non ?!

Les navires semblaient encore circuler, les écoles fonctionnaient normalement. On se faisait apprivoiser par le temps, et non l’inverse. Ce devait être un paysage extraordinaire, même hors du commun de voir la ville recouverte entièrement de blanc, tel un champ de coton.

Le froid s’arrête aujourd’hui au bord des rives, laissant aux courants et aux flots la liberté de circuler à leur guise. Le Bosphore ne gèle plus depuis quelques années, seuls les sols humides subissent un tel sort. Du temps où le Bosphore gelait, les istanbuliotes semblaient se réjouir d’un tel spectacle. Regardez donc la lumière qui émanent de leurs yeux sur les vieilles photos. Ils marchaient dans le détroit gelé sans bonnet ni fioriture. Juste vêtus de leurs plus beaux sourires.

A l’heure où l’on met en exergue le réchauffement global et les augmentations des émissions de gaz, qui regrette vraiment ces changements climatiques ? Chacun se réjouit de prendre le déjeuner en terrasse en plein mois de janvier, de laisser les gants et les écharpes au placard. Le Bosphore couvert d’un voile blanc semble être déjà une image obsolète, irréelle, appartenant au temps des Ottomans.
Pourtant, c’était il y a à peine 50 ans...

mercredi 7 février 2007

Mosquée d'Ortaköy


Ortaköy Camii - Construite en 1854 par Nikogos Balyan

Située au pied du premier pont du Bosphore, la mosquée d'Ortaköy se situe dans un ancien village de pêcheurs entièrement rénové. Les couleurs vives des maisons en bois nous rappellent quelques villages Irlandais. Le week-end, Ortaköy se remplit d'allégresse, nombreux sont ceux qui viennent se promener dans le quartier afin de regarder les étalages extérieurs de bijoux, d'écharpes et d'objets artisanaux.
On y mange des kumpir (grosse pomme de terre cuite au four avec sa peau et farcie de beurre, fromage, macédoine, saucisses, olives.. au choix) ou des gözleme (grosse galette salée). Certains y passent leur après-midi à fumer le narghilé et à boire le Çay, tout en contemplant les flots bleus du Bosphore.

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