lundi 19 février 2007
Du temps où le Bosphore gelait...
Par Marie-France, lundi 19 février 2007 à 09:01 :: Istanbul
J’avais écrit ce texte il y a deux semaines pour un quotidien turc qui souhaitait recevoir quelques ébauches avant de décider de publier ou non quelques-uns des mes articles. N’ayant pas eu de nouvelle depuis, j’en déduis que mes chances sont perdues ! Tant pis, c’est vous qui en profiterez finalement, et ce n’est plus mal ;-)

Dame nature est plutôt clémente et généreuse cette année. Sur Istanbul, on dirait même qu’elle a fermé ses portes à l’hiver. Nous sommes déjà à la fin du mois de février et toujours pas de neige. Juste quelques flocons qui sont venus effleurer des visages et des toitures, sans aucune influence sur la circulation ou la fréquentation des établissements scolaires. Les températures sont douces, le Bosphore rayonne comme en plein été indien.
Ces flots bleus qui alimentent tant d’histoires et d’albums photo ont pourtant autrefois endossé d’autres costumes. Difficile à imaginer, néanmoins c’est une réalité : Le Bosphore autrefois gelait. On ose à peine penser aux températures hivernales qui fouettaient la ville pendant plusieurs semaines. Le froid laissait dans les eaux du détroit son empreinte : une épaisse couche de glace, qui se brisait parfois en mille éclats. De cette époque, il ne reste que des photos vieillies par le temps et les souvenirs...

Le Bosphore autrefois, surprenant, non ?!
Les navires semblaient encore circuler, les écoles fonctionnaient normalement. On se faisait apprivoiser par le temps, et non l’inverse. Ce devait être un paysage extraordinaire, même hors du commun de voir la ville recouverte entièrement de blanc, tel un champ de coton.
Le froid s’arrête aujourd’hui au bord des rives, laissant aux courants et aux flots la liberté de circuler à leur guise. Le Bosphore ne gèle plus depuis quelques années, seuls les sols humides subissent un tel sort. Du temps où le Bosphore gelait, les istanbuliotes semblaient se réjouir d’un tel spectacle. Regardez donc la lumière qui émanent de leurs yeux sur les vieilles photos. Ils marchaient dans le détroit gelé sans bonnet ni fioriture. Juste vêtus de leurs plus beaux sourires.
A l’heure où l’on met en exergue le réchauffement global et les augmentations des émissions de gaz, qui regrette vraiment ces changements climatiques ? Chacun se réjouit de prendre le déjeuner en terrasse en plein mois de janvier, de laisser les gants et les écharpes au placard. Le Bosphore couvert d’un voile blanc semble être déjà une image obsolète, irréelle, appartenant au temps des Ottomans.
Pourtant, c’était il y a à peine 50 ans...

Dame nature est plutôt clémente et généreuse cette année. Sur Istanbul, on dirait même qu’elle a fermé ses portes à l’hiver. Nous sommes déjà à la fin du mois de février et toujours pas de neige. Juste quelques flocons qui sont venus effleurer des visages et des toitures, sans aucune influence sur la circulation ou la fréquentation des établissements scolaires. Les températures sont douces, le Bosphore rayonne comme en plein été indien.
Ces flots bleus qui alimentent tant d’histoires et d’albums photo ont pourtant autrefois endossé d’autres costumes. Difficile à imaginer, néanmoins c’est une réalité : Le Bosphore autrefois gelait. On ose à peine penser aux températures hivernales qui fouettaient la ville pendant plusieurs semaines. Le froid laissait dans les eaux du détroit son empreinte : une épaisse couche de glace, qui se brisait parfois en mille éclats. De cette époque, il ne reste que des photos vieillies par le temps et les souvenirs...

Le Bosphore autrefois, surprenant, non ?!
Les navires semblaient encore circuler, les écoles fonctionnaient normalement. On se faisait apprivoiser par le temps, et non l’inverse. Ce devait être un paysage extraordinaire, même hors du commun de voir la ville recouverte entièrement de blanc, tel un champ de coton.
Le froid s’arrête aujourd’hui au bord des rives, laissant aux courants et aux flots la liberté de circuler à leur guise. Le Bosphore ne gèle plus depuis quelques années, seuls les sols humides subissent un tel sort. Du temps où le Bosphore gelait, les istanbuliotes semblaient se réjouir d’un tel spectacle. Regardez donc la lumière qui émanent de leurs yeux sur les vieilles photos. Ils marchaient dans le détroit gelé sans bonnet ni fioriture. Juste vêtus de leurs plus beaux sourires.
A l’heure où l’on met en exergue le réchauffement global et les augmentations des émissions de gaz, qui regrette vraiment ces changements climatiques ? Chacun se réjouit de prendre le déjeuner en terrasse en plein mois de janvier, de laisser les gants et les écharpes au placard. Le Bosphore couvert d’un voile blanc semble être déjà une image obsolète, irréelle, appartenant au temps des Ottomans.
Pourtant, c’était il y a à peine 50 ans...