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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 4 mai 2006

2 sur 90

Aujourd’hui, j’ai passé toute la matinée sur Izmit sur notre chantier naval.
Les travaux avancent à grands pas et les nouveaux bureaux seront prêts demain, ce qui veut dire qu’une partie de l’équipe va pouvoir jouir d’un espace neuf et spacieux.


Les bureaux actuels des ingénieurs

Au passage, j’en ai profité pour prendre une photo avec Tuba, la seule femme qui travaille sur le chantier. Nous représentons à nous deux le sexe féminin. En effet, la parité n’est pas respectée dans les métiers de la construction navale, et encore moins dans notre société : 2 femmes pour 90 hommes !



Pour la première fois j’ai mangé à la cantine avec les employés et les ouvriers. Celle-ci est aménagée sous une grande tente en attendant que les constructions soient finies. La nourriture était servie dans des plateaux à compartiments en métal un peu comme dans les prisons :-/ mais je dois reconnaitre que c'était plutôt bon, j'ai même eu le droit à un ayran (boisson à base de sel, yaourt et eau).
Bref, ça fait du bien parfois de côtoyer les autres employés de la société et de respirer un grand bol d'air frais !


la cantine

mardi 25 avril 2006

Gobez des cafards et devenez riches



Vendredi soir, Burak et moi avons regardé quelques boxeurs turcs à la télé. Pendant les pubs, en zappant sur les nombreuses chaines nationales, nous sommes tombés sur une nouvelle émission turque Fear factor venue tout droit du pays des hamburgers et programmée dans de nombreux autres pays, dont la France.



Et là, sur notre écran TV, quelle ne fût pas notre surprise de reconnaitre un des élèves de Burak.
La curiosité fût trop grande, nous avons regardé quelques minutes l’émission afin de savoir en quoi ça consistait. Le but est de tester les candidats, mais on ne mesure pas leur degré de connaissances culturelles, on ne s’intéresse qu’à leur résistance face au danger et à la peur. C’est un peu comme Fort Boyard, puissance 10.

Alors que nous venions de finir notre dîner, nous voilà en train d’assister à une des épreuves éliminatoires. A l’écran, un bac avec trois compartiments, l’un rempli de cafards, l’autre de vers de terre, et le dernier de crabes. Le présentateur désigne le premier candidat et lui explique le principe de l’épreuve. Pendant qu’il mélange tous les insectes dans un des compartiments, on suspend le premier candidat à l’aide d’un cable.
Celui-ci se retrouve en l’air la tête face au bac d’insectes et on lui dit :
- C’est tout simple, tu dois séparer les insectes, les crabes d’un côté, les cafards de l’autre, au milieu tu laisses les vers de terre. Ah, j’allais oublier, tu ne peux pas te servir de tes mains.. seulement de ta bouche !



Ni une ni deux, le compte à rebours se met en route, et la victime se retrouve la tête en dessus des insectes, les pieds en dessus de sa tête. Il n’a pas pas le temps de comprendre ce qui lui arrive, le pauvre. Il hésite puis approche sa tête de cette masse grouillante. Et c’est parti, il gobe un cafard et le rejette sur sa droite, puis un crabe.. Des fois par mégarde, il gobe aussi des vers de terre...
J’ai trouvé ça rebutant, de manger des insectes ça encore, ça passe, mais sentir les petites pattes s’agiter dans ma bouche, je préfère ne pas y penser.



Au bout de cette aventure ignominieuse, les participants pouvaient remporter 30.000 Euros.
Plus je regarde les émissions TV et les réality-show, plus je me dis que les gens sont vraiment prêts à faire n’importe quoi pour de l’argent. Et nous on est encore plus stupide de faire parti de l’audimat...

lundi 3 avril 2006

Sur la route d'Izmit

Ce week-end fût très chargé :
Samedi, j'ai passé toute la journée sur le chantier naval d'Izmit afin de prendre quelques clichés, et de retour sur Istanbul, j'ai passé toute la soirée à préparer une brochure pour ma société.
Le dimanche rebelotte...
La seule chose que j'ai pu faire pour alimenter mon blog, c'est prendre quelques photos sur la route...


Une colline remplie de Gecekondu


Les constructions turques ne sont pas toujours de très bon goût...


On passe de l'Asie à l'Europe en survolant le Bosphore


Je suis à chaque fois émerveillée de rouler sur ce pont

vendredi 24 mars 2006

Çikolatayı istiyorum !*

* je veux du chocolat !



Au départ, je pensais qu’on ne pouvait trouver du bon chocolat qu’en Suisse, en Belgique ou encore en France. Et surtout pas en Turquie ! Quand je parcours les rayons des supermarchés, je constate que ces derniers ne sont pas aussi fournis en matière de chocolats qu’en France... A mon grand désespoir.

Mais Burak qui est aussi chocolique que moi m’a démontré que sur Istanbul, la situation n'est jamais désespérée. Il y a en effet les chocolats de certains patissiers qui valent le déplacement (Divan, Pelit, Gezi pastanesi).
D’ailleurs les turcs s'offrent ces petites douceurs pour les bayrams, les fêtes religieuses (sous forme de palets fins).



Dernièrement, Burak m’a d'ailleurs fait goûter du chocolat vendu à même la rue sur la grande avenue d’Istiklal Caddesi à Taksim.. Un vrai régal ! Les photos parlent d'elles-même !



Si vous descendez sur Beyoğlu, n’hésitez pas à vous arrêter déguster quelques carrés... Quand on connait les vertus du chocolat, autant ne pas se priver !

mercredi 22 mars 2006

A chacun sa carotte

6h15. Le réveil sonne.
Une force indescriptible me hisse hors du lit. Les yeux remplis de brume, je me laisse guider jusqu’à la salle de bain, puis jusqu’à ma chambre. J’enfile mes vêtements, mon bandeau et mes baskets. J’attrape mon téléphone portable, mes clés et je me précipite hors de chez moi.
Le frais matinal fait office d’un bon expresso : réveil garanti. Je descends ma rue, traverse la route et me voilà le long du Bosphore.



Quelques étirements rapides, je regarde ma montre : 6h30. Je m’élance.
Mon corps se ranime peu à peu, mes pas sont légers, je me sens portée entre la douceur de l’aube et celles des flots. A cette heure là, pas grand monde dehors, il fait pourtant bien jour. Mon corps se tonifie, mon esprit se libère, tous mes sens sont en éveil. Une sensation de flotter dans l’air, d’être profondément libre. Un bol d’iodes vaut tous les petits déjeuners du monde. Je suis à jeûn, je cours le ventre vide, mais je me sens si bien.

Et dire que je detestais courir avant. A l’épreuve du bac, j’ai même arrêté de courir au bout de 15 minutes. Ça m’a valu un zéro pointé. La honte assurée. Mais courir en rond dans un stade, c’etait pathétique... Et puis il aura fallu attendre un déclic. Ce jour où une société qui m’employait m’a envoyée faire un salon pour handicapés. Trois jours au milieu des fauteuils roulants, des histoires tragiques de ces accidentés qui ont pourtant retrouvé la force de vivre.
En face de mon stand, un ancien coureur de marathon qui avait fait une mauvaise chute au ski. Depuis, plus la possibilité de se resservir de ses deux jambes.

Je repense alors à tous ces jours où j’ai eu la flemme d’aller m’entraîner, à ce jour où j’ai filé dans les vestiaires avant la fin de la course alors que ma note comptait pour mon diplôme de fin de lycée. Depuis je me suis remise à courir parce que je me suis dit qu’un jour, si je me retrouve dans un fauteuil roulant, alors je regretterai de ne pas l’avoir fait avant. Il a fallu trouver les bonnes horaires, les bonnes chaussures. Et depuis, j’adore ça. Surtout avec le retour des beaux jours sur Istanbul.

Après 50 minutes de course, et quelques étirements, je me sens ressourcée et pleine d’énergie pour attaquer le journée. J’arrive au boulot avec une pêche d’enfer.
Et le comble de tout ça, c’est qu’à présent, je n’ai même plus envie d’aller m’enfermer dans une salle pour y boxer...

jeudi 16 février 2006

Quand la France me manque...

Burak pensait avoir trouvé une solution miracle pour me remonter le moral en toute occasion et surtout quand j'ai le mal du pays !
Son remède s'appelle : le camembert.

Et oui, la seule faiblesse qui nous perdra (à nous les français) est bien le fromage, car même si on en trouve ici, et du très bon, ça ne vaudra jamais un bon plateau d'A.O.C.
Huuumm, les bons petits fromages de chèvre, le St Félicien... Soupir...



Voilà la boîte à camembert, de la marque Gérard (quel nom !) offerte par mon chéri hier soir. Je sniffe l'emballage, bizarre pas d'odeur, il a pourtant été fabriqué en septembre 2005...
Ah ! Je comprends mieux maintenant, le camembert est enfermé dans une boîte de conserve !



Je l'ouvre, pâte molle, toujours pas d'odeur, ça me semble anormal...
Prenons un peu de pain pour croquer avec mon petit bout de France...
Ça ressemble à du brie, mais ça a pas trop de goût. C'est bizarre la consistance...

- Chéri, t'as payé ça combien ?
- 10 YTL
- Quoi, 6 euros ?! De l'arnaque en boîte ! A ce prix là, je peux trouver du très bon fromage turc ! Et ils osent appeler ça du camembert !



Je retourne l'emballage en carton et je lis la traduction en anglais : fat soft cheese. Ça veut tout dire !
Bon ben, il ne me reste plus qu'à attendre patiemment mon prochain voyage en France pour déguster un vrai camembert (qui pue).

Burak m'interroge :
- Mais pourquoi tu ramènes jamais du camembert dans tes valises ? Tu achètes toujours du gruyère ou du comté..
- Parce que le camembert après un séjour prolongé dans ma valise va couler, parfumer tous mes vêtements et inquiéter sérieusement la douane...
- Mais comment ça peut couler et sentir si c'est enfermé dans une boîte en métal ?
- Chéri, en France le fromage ne se présente pas comme ça, et en plus ça pue le camembert, sentir ta paire de baskets à côté, c'est du gâteau !
- Alors c'est pas du vrai camembert que j'ai acheté ?
- Ben tu sais bien qu'en Turquie, on ne trouve que du faux...
- Mais pourtant regarde sur l'emballage, ce fromage là a bien été fabriqué en France...
- Personne n'est parfait. Au fait, t'as pensé à acheter le dessert ?


Un de ces jours, faudra que je pense à intenter un procès à cette marque de camembert (publicité mensongère), je prendrai soutien auprès des associations de consommateurs... et je deviendrai RICHE !!

lundi 2 janvier 2006

2006...



... Passer de la dinde aux kebaps,
De la neige au soleil,
De 2 à 14,
De 14 à 2,
Des vacances au travail,
De la terre au ciel,
Du ciel à la terre,
de 2005 à 2006...

Ce serait long de résumer cette semaine de vacances passée en France en Famille, aussi je ne vais pas m'attarder sur les détails pour le moment, mais une chose est sûre : c'est difficile de reprendre le travail aprés les fêtes de fin d'année (comme tout le monde je présume).

Je vous souhaite à tous une trés bonne année 2006, encore meilleure que ne le fût 2005.
Bonheur, santé, et amour bien sûr !

Mais s'il s'avére que dans un an vous ne soyez pas satisfaits de 2006, alors il n'en tiendra qu'à vous !

En effet, pour mettre toutes les chances de votre côté, avez-vous pensé à :
- Porter des sous-vêtements rouges le soir du 31 ? Comme le veut la coutume turque, cela améne la chance pour les 365 jours à venir...
- Manger des lentilles le 1er janvier ? Ça, c'est italien.. Et ça vous apporte aussi de la chance ;-)


?

De notre côté nous avions tout prévu..!

Et 2006 commence avec des températures printanniéres, du soleil et plein de projets en tête !


Vue des Alpes françaises, j'ai pris cette photo lors de mon vol retour

Le ton est donné, en 2006 nous allons tous plâner au dessus des nuages, îvres de vie et de bonheur :)
Meilleurs voeux !

lundi 19 décembre 2005

Coupez.. mais pas maintenant !

Ce week-end, Burak et moi sommes allés dans les salles obscures afin de visionner un vieux classique des années 30, revu et corrigé par le réalisateur Peter Jackson :
King Kong.



En achetant les billets tôt le matin, nous étions déjà prévenus : le film allait durer 3h30.

Cette sortie de fin de semaine me permet de faire une petite parenthèse sur les cinémas en Turquie.

Tout d’abord, ce qui est parfait, c’est que tous les films étrangers sortent en V.O (version originale) sous-titrés en turc.
Et seulement les grosses productions américaines sont en turc (V.T).

Pour King Kong par exemple, dans le même cinéma nous avions la possibilité de choisir V.O ou V.T.
Bien sûr, nous avions opté pour la version V.O.
Le seul hic c’est quand on visionne des films japonais sous-titrés en turc, là j’avoue, j’ai un peu de mal à suivre…

Le cinéma national est très florissant, de nombreux films turcs sortent tout au long de l’année : films comiques, comédies romantiques, drames, il y en a pour tous les goûts.

Les cinés en Turquie sont l’équivalent au niveau de la qualité des cinémas français. Certaines salles sont même équipées de siéges doubles très confortables, pour deux personnes..
Parfait pour une sortie en amoureux :)

Au niveau du prix, nous payons (plein tarif) le billet 7,30 euros.
Je n’ai cependant aucune idée du prix d'un billet en France pour faire une comparaison.



Et pour finir, en Turquie, il y a toujours l’entracte au milieu des films.
Au début, ça choque un peu car c’est vrai qu’en France nous ne sommes plus habitués à cela.
Puis petit à petit, on s’aperçoit que ce n’est pas plus mal, on peut discuter du film avec ses amis, réfléchir à ce qui va se dérouler par la suite, acheter un peu d’eau, passer aux toilettes, ou encore se dégourdir les jambes.
Bref, avoir une petite pause.

Mais parfois, la coupure est assez mal choisie, en pleine action comme il en a été le cas lors de la projection de King Kong.
Carton jaune.

Le film King Kong était vraiment extra, beaucoup d’action et des effets spéciaux époustouflants.

En plus le réalisateur de la trilogie du seigneur des anneaux a humanisé la bête, en ajoutant quelques pointes d’humour et un soupçon de sensibilité.

Bref, vous l’aurez compris, notre dernier film de l’année 2005 aura été à la hauteur de nos attentes.


Depuis samedi, king kong est devenu mon meilleur ami !

lundi 12 décembre 2005

La coque à l'eau

Ce week-end je suis allée sur Tuzla, dans le chantier naval où travaille le reste de l’équipe de notre société.
Le chantier est situé sur la partie Asiatique à quelques kilomètres d’Istanbul.



Je vais environ une fois par mois sur le chantier afin d’assister à des réunions ou de faire visiter le site à des clients étrangers avec mon directeur.

Mais cette fois, il s’agissait du lancement en mer d’un de nos pétroliers.



Le navire est en effet construit en cale sèche, au bord de l’eau, mais sans immersion dans l’eau, et quelques mois avant sa livraison, il faut le descendre en mer afin de laisser de la place aux autres constructions et afin de finir l’intérieur : électricité, aménagement des cabines, etc. (ce qui prend encore quelques mois de travail).

Le lancement en mer est toujours impressionnant, quelque soit la taille du pétrolier.



Des hommes se glissent sous le navire (comme sur la photo ci-dessus) afin d’ouvrir les cales remplies de sable, les alarmes de grues retentissent, puis on dessoude des parties en acier fixées à l’avant du navire, et ce dernier commence à glisser sur les rails enduits de vaseline et rentre dans l’eau.

Pendant ce temps, nous suivons la scène des quais.
Tout le personnel du chantier naval s'arrête de travailler.



Le navire se glisse dans l’eau avec silence mais rapidité faisant quelques ondulations sur la mer au passage.
Parfois, le lancement est suivi d’un cocktail mais en ce qui concerne ce week-end, il n’en fût rien car c’est un petit navire réalisé sur commande.



Pas de champagne, on est donc resté sobre pour une fois... mais, à 10h du matin, valait mieux :)

jeudi 8 décembre 2005

Factures et bizarreries

Il y a des jours comme ça où il vaut mieux ne pas chercher à comprendre

Alors que l’hiver est bien installé sur Istanbul, que le mois de décembre a déjà débuté, voilà venir le temps des factures salées..
Gaz, électricité, c’est bien connu : en hiver, nous consommons plus d’énergie.

J’avoue que je ne passe pas beaucoup de temps à la maison contrairement à beaucoup de turcs qui regardent la télé le soir en rentrant du travail ou le week-end, qui reçoivent des amis autour du thé, etc.
Je ne regarde pas la télévision (j’attends toujours le satellite) par contre, je fais tourner des machines souvent, et j’allume mon sapin tous les soirs :)
De même, je passe tous les jours quelques heures sous les lumières artificielles.



Hier je reçois ma facture d’électricité, en Turquie elles arrivent sous forme de petits billets bleus et sont déposées dans le hall de votre immeuble tous les débuts de mois.
Et là, surprise : 1.400.000 LT à payer..
Et ce pour deux mois car en octobre je crois qu’ils ont oublié de relever mon compteur..

Si je convertis en Euro, ma facture d’électricité pour octobre-novembre s’élève à 0,85 cts d’Euros



Bizarre, Bizarre.. je crois que mon compteur a un léger problème…
A moins que ce ne soit une erreur de la part de l’employé qui est chargé de faire les relevés de mon quartier…
(Passe-t-il trop de temps au bar ? ;-)

Quoiqu’il en soit, plus l’hiver avance, plus mes factures baissent...

A croire que, comme les marmottes, j’hiberne pendant certaines périodes de l’année…

jeudi 29 septembre 2005

Trop de travail....



Juste un petit mot vite fait en passant...

Fin de semaine vraiment chargée côté boulot. Signature d'un gros contrat...

Promis je reviens alimenter mon blog lundi avec plein de photos :)

vendredi 17 juin 2005

La vie est faite de sucre et d'épices...

... Et de découvertes... J'espére pouvoir partager un maximum de choses a travers ce blog : mes expériences en matiére culinaire mais aussi mes impressions sur istanbul ou je réside depuis quelques mois... Merci de votre visite :) Marie poppins

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