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Du miel aux épices d'Istanbul...

lundi 14 mai 2007

De retour...



C'est avec la tête pleine d'images idylliques et le coeur plein de rencontres que nous sommes de retour sur Istanbul. Merci pour toutes vos délicates attentions....
Plus de 500 photos à trier et 10.000 choses à vous raconter, je commencerai donc le récit de nos aventures en Cappadoce dès demain. Patience ;-)

lundi 16 avril 2007

Week-end en images...




mardi 10 avril 2007

Trouver un travail en Turquie : Mode d'emploi

A en croire le nombre de mails que je reçois chaque semaine à ce sujet, j’en déduis que vous êtes nombreux à vouloir venir travailler en Turquie. Par amour, par curiosité, par défi... Votre motivation n’est pas toujours la même mais vos interrogations restent communes : Comment s’y prendre ? A qui s’adresser ?

Ainsi, je vous livre quelques conseils tirées de mon expérience... et de celle de mon ami, Frédéric. Si vous souhaitez de plus amples renseignements, n'hésitez pas à me contacter par email.



Voilà ce que tout le monde fait et qui n’aboutit généralement pas...

- Ecrire, téléphoner à la Chambre de Commerce Française d’Istanbul (CCIFT) ou à la Mission Economique de Turquie, ils vous recommanderont d’acheter un de leurs ouvrages ou annuaires regroupant les sociétés turques et/ou françaises basées en Turquie.
- Envoyer votre CV aux entreprises françaises basées en Turquie.
- Regarder les offres d’emploi sur des sites français spécialisés (anpe, monster). Les annonces pour la Turquie sont rares et concernent la plupart du temps l’hôtellerie, le tourisme, donc ces sites proposent des emplois saisonniers souvent mal payés.

Ce qu’il est préfèrable de faire...

- Déposer vos CV sur des sites de recrutement, vous trouverez ci-dessous la liste des 10 premières sociétés de recrutement via internet : Yenibiris, Kariyer, Adecco, Ikrehberi, Krm, Manpower, Secretcv, hrm, Isankaynaklari, Turkcv
- Contacter des centres d’affaires qui hébergent, domicilient et aident les entreprises européennes à se développer en Turquie (pour la France, le plus important est Turnkey qui saura vous dire si des opportunités sont à saisir).
- Contacter et envoyer vos CV aussi à l’ANAEM (ex OMI, Agence Nationale de l’Accueil des Etrangers et des Migrations).
- Utiliser votre réseau ou essayer d’etoffer le votre : Viadeo, Linked'in
- Ne pas hésiter à venir en Turquie afin de valider votre projet professionnel et afin de confronter vos idées à la réalité.
- Débuter sur le marché du travail comme le font beaucoup d’étrangers, en donnant des cours de français particuliers (payés entre 30 et 80 YTL de l’heure).
- Créer votre propre société.

Ce qu’il faut savoir avant de postuler...

- Le smic en Turquie est à 350 euros net/mois (550 YTL).
- Les contrats ne sont pas systématiques en Turquie, pensez à en parler lors de vos éventuels entretiens.
- Le permis de travail est particulièrement difficile à obtenir. Une fois tous les documents demandés reccueillis, comptez 4 mois d’attente la première année. Ensuite le demande est à renouveler tous les ans avec une attente de deux mois entre le moment où vous envoyez votre dossier aux affaires sociales et le moment où vous obtenez une réponse. Les demandes sont même refusées pour les créateurs d’entreprise. De très nombreux étrangers n’ont pas de permis de travail ni de permis de séjour. Le tout étant de sortir du territoire tous les trois mois (limite du visa touristique pour les français).
- Moins de vacances (pas de vacances la 1ère année, seulement fêtes religieuses), 14 jours de congés entre 2 et 5 ans d’ancienneté + fêtes religieuses,
- Plus d’heures de travail (45 heures pas semaine en moyenne).
- Parler le turc et/ou l’anglais courant est/sont indispensable(s).
- Donnez du temps à la réalisation de votre projet professionnel, soyez patient, comptez plus de temps qu'il ne vous en faudrait en France.

Bonne chance à vous, la semaine prochaine je rédigerai un billet sur le théme "comment se loger à Istanbul"

mardi 27 mars 2007

Portraits

Il n'y a de richesses que de relations humaines. Telle devrait être notre devise, car rencontrer des gens d'univers différents est toujours enrichissant. Cela permet d'ouvrir notre vision sur le monde, sur les choses et sur nous-même.

Hier, j'ai quitté le bureau assez tôt dans l'après-midi direction Sultanahmet afin de rencontrer Violette TOUCHET.



Violette fait partie de ces femmes qui vivent pour les autres et qui s'épanouissent en donnant beaucoup, énormément. En collaboration avec l'association Mavi Kalem, l'association loi 1901 la plume bleue, créée en septembre 2006, aide les familles turques défavorisées. Violette en est la Présidente. L'association récolte des cadeaux, des fournitures scolaires, et bien d'autres choses encore qu'elle distribue à des familles qui ont tout perdu dans le terrible tremblement de terre qui a sévi en Turquie en 1999. De même, elle recueille des fonds pour l'association Mavi Kalem afin que cette dernière puisse équiper ses bureaux de matériel informatique et puisse acheter diverses fournitures (tissus, papiers..).

Autour de la table était assise Estelle MERCIER, qui est sur Istanbul depuis deux mois. Travaillant au sein de l'ONG Batik international, elle est en Turquie en tant qu'éclaireuse. Estelle rencontre énormément de partenaires locaux dans le but de mener des actions concrètes dans un futur proche (formation, assistance technique, études, évaluations). Un travail qui demande là aussi de la passion et de la détermination.



Le plus bavard d'entre nous fut Nurdogan SENGULER, Directeur des Arts Turcs, qui nous a gentiment reçu dans sa galerie d'art. Celle-ci donne directement sur la basilique Sainte-Sophie. Cet homme est un véritable boulimique d'histoire, de littérature, d'arts. Son pays il l'aime... Et ça se voit, ça s'entend même. Il manie le français mieux qu'un troubadour et on l'écouterait parler des heures d'Istanbul. Travaillant dans le tourisme depuis de nombreuses années, il est rattaché à divers projets culturels et les journalistes sont nombreux à frapper à sa porte afin d'obtenir des informations en tout genre. De même, il a aidé Violette à mettre en place son association.

Pourquoi de telles rencontres ? Parce que l'union fait la force. En se regroupant, il est plus facile de faire bouger les choses, de monter des projets dans le sens d'aider des associations à trouver des fonds, des partenaires, des sponsors.



Si vous souhaitez aider ces associations ou si vous désirez de plus amples détails, n'hésitez pas à me contacter ou à cliquer sur les liens.

jeudi 4 janvier 2007

Istanbul, by night



Hier soir aux alentours de 18h, alors que mon avion allait atterrir sur la capitale culturelle turque, les nuages se sont soudainement dissipés, nous faisant découvrir un paysage hors du commun, Istanbul by night.
Nous avons survolé Taksim, le Bosphore, Topkapı, les grands axes routiers... Et j’ai eu l’impression de découvrir cette ville pour la première fois. Des lumières ocres et bleues mettaient en exergue les mosquées et les monuments historiques d’Istanbul. Dans l’avion, un grand silence, laissant deviner des yeux écarquillés et l’émerveillement ressenti par les passagers.
J’ai alors pensé que si un jour je devais quitter cette ville tentaculaire, elle viendrait à me manquer. Terriblement même, tant sa beauté et son bouillonnement nous ensorcellent, nous les voyageurs transis.



Je souhaite que chacun d’entre vous puisse regarder la vie avec ce même émerveillement.
Dans ce monde, il y a toujours à apprendre, à donner, à partager, à aimer. Je vous souhaite pour 2007 d'avoir l'usufruit de tout cela, et bien plus encore...

lundi 11 décembre 2006

Et la lumière fut...

Les photos viennent de .


A gauche statue de l'hôtel de ville, à droite St Jean

Je viens de passer 4 jours en France, en famille, dans la région Rhône-Alpes. Lyon s’était parée de lumières, comme pour dire un dernier "au revoir" émouvant à mon grand-père Jacques.


A gauche, l'Hôtel de ville, à droite Place Bellecour.

La vie continue, avec dans nos mémoires de merveilleux souvenirs éclairés d'amour et d’humanité...


Eglise de St Nizier

Encore un grand merci à Annette, Jean-Henri, Emmanuelle et Marc.

Fotoğraflar buradan geliyor.
Fransa'da ailemle, Rhône-Alpes yöresinde 4 gün geçirdim. Lyon, büyükbabam Jacques'a duygusal bir "elveda" dercesine ışıl ışıldı.
Hayat devam ediyor, hafızalarımızda aşkla ve insanlıkla aydınlanan harika anılarla...
Annette, Jean-Henri, Emmanuelle ve Marc'a büyük teşekkürler...

mercredi 6 décembre 2006

En attendant les fêtes...



Il y a de nombreuses boutiques en Turquie qui s’adaptent au fil des saisons.. et des Bayram*. Certaines par exemple vendent des décorations de noël et des jouets de septembre à février, puis vendent des objets de décorations, des bijoux ou encore du textile le reste du temps.





Afin de s’imprégner de l’ambiance de noël, rien ne vaut un petit tour dans le quartier d’Eminönü. Les turcs s’offrent des cadeaux pour le nouvel an, aussi, les boutiques sont en ce moment même remplies de babioles, jouets, jeux venus tout droit de Chine par la mer. De quoi faire le bonheur des enfants.. Et même des plus grands !



* Bayram : Fêtes religieuses turques

Bayramı beklerken...

Türkiye'de mevsimlere ve Bayramlara göre uyum sağlayan birçok mağaza var. Mesela bazıları eylülden şubata kadar noel dekorasyonları, sonra başka dekoratif eşyalar, takılar ve tekstil ürünleri satıyor.
Noel'in havasına girmek için Eminönü'nde bir tur atmak gibisi yok. Türkler yılbaşında birbirlerine hediye alıyor, mağazalar Çin'den gelen ıvır zıvırlar, oyuncaklarla dolu. Çocukların mutluluğu için.. Ve büyüklerin de !

jeudi 5 octobre 2006

Pourquoi les turcs ne dansent-ils pas (dans les clubs branchés) ?

Pour commencer, plantons le décor :
Imaginez que vous soyez dans un club branché, c’est déjà la nuit. Autour de vous, plus d’une centaine de personnes. Quelques barmen qui servent des verres d’alcool aux clients. Et bien sûr, ne pas oublier l’essentiel : un DJ qui diffuse des musiques aux rythmes endiablés. Cet endroit, tel que je vous le décris, pourrait se localiser un peu partout dans le monde : Paris, Tokyo, New-york. Mais si je vous précise que ce lieu est à Istanbul, alors inutile d’imaginer des gens qui dansent et se trémoussent.


Cette photo a été prise dans un club branché... De la piste de danse !

Ici, les turcs sont rares à fréquenter la piste de danse. Et je peux vous assurer que tous mes amis français et européens m’ont fait la même réflexion. Car quand la musique est enivrante, on s’étonne forcément de ne pas voir les gens danser. C'est d'ailleurs frustrant de se retrouver au milieu de gens aussi coincés.
J’ai tenté de savoir pourquoi, les turcs aimant indiscutablement la musique, les déhanchements et étant baignés par les danses folkloriques dès leurs plus jeunes âges. Et bien il paraîtrait que ça fait mauvais genre de se mouver dans les clubs branchés. Parfaitement. Ce qui est sociétiquement correct, c’est de garder son verre à la main, de prendre des pauses et de discuter. Mais surtout ne pas danser !



Bien sûr il y a des clubs de salsa où les gens dansent, ou encore des boites de nuit à Antalya ou à Çeşme qui font bouger les foules. Mais on dira ce qu’on voudra, je suis allée dans pas mal de clubs “branchés” pour vous affirmer qu’à Istanbul, on n’use pas trop ses semelles sur les pistes de danse. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir l’agencement des clubs pour se faire une idée de la chose : que des bars, des tables hautes... Pas trop de place pour se dandiner.

Qu’importe, ce n’est pas parce que je suis en Turquie que je dois renier mes origines, quand la musique est bonne, je sais exactement ce qu’il me reste à faire... Tant pis si on me traite de dévergondée ;-)

lundi 2 octobre 2006

Hambourg : La suite !


Découverte de la ville avec mon amie Turque Başak

La coupe du monde de foot toujours présente

Joindre l'utile à l'agréable (= foire)

Sorties nocturnes avec les collégues de Başak et les miens !

vendredi 22 septembre 2006

Changement de décor



Je suis sur les rotules avant mon départ pour l’Allemagne (demain). La semaine fût en effet chargée côté professionnel et même côté personnel (…mystère :)
Dans quelques jours je participerai à une des plus grandes foires du monde maritime. Et comme le hasard fait bien les choses, je vais aussi passer une semaine avec mon amie turque Başak qui est déjà sur place depuis quelques mois afin de préparer sa thèse.

J’espère pouvoir vous poster quelques billets de là-bas, mais si jamais je suis débordée (et oui, il y a la foire la journée et les cocktails le soir), je continuerai tout de même à poster quelques photos du jour.
A très bientôt en direct d’Hambourg !

mardi 19 septembre 2006

Port du casque obligatoire



Samedi dernier j’ai passé ma journée dans notre nouveau chantier naval à Izmit. Il ne fallait pas rater un événement majeur : La pose du premier bloc d’acier dans la cale sèche.



Comme toujours, c’est vraiment impressionnant de voir 94 tonnes d’acier se balancer au dessus de nos têtes (désolée qualité de la photo pas géniale !).
La construction navale en Turquie se porte plutôt bien, les armateurs étrangers sont nombreux à venir faire construire leurs pétroliers dans la région de Tuzla. De nouveaux chantiers navals voient le jour dans les villes de Yalova ou Izmit.


Heureusement, dans notre chantier naval nous avons une aide précieuse pour veiller au bon déroulement des événements ;-)

vendredi 25 août 2006

31, 32, 33 ?!

32 et 33 degrés annoncés pour le week-end, qui dit mieux ?



Un temps idéal pour accueillir le Grand Prix de Formule 1 de Turquie (alors papa, quand est-ce que tu viens voir les Grands Prix ici ?? ;-)
De nombreuses stars ont fait le déplacement pour les soirées VIP (c'est bien connu, dans ce milieu là, y'a de l'argent qui circule...). On parle d'Elektra, de Kate Moss, plus de tous les champions de F1 bien sûr ! Ici c'est déjà la fête, des chars de promotion, des confettis, de la musique un peu partout sans parler des milliers d'articles dans la presse.

Du soleil et des stars au bord de la mer, pour peu on se croirait à Cannes !!!

* Les photos datent de ce matin, on ne pourra pas me traiter de menteuse comme ça !

lundi 24 juillet 2006

Week-end à Göztepe



Aprés une semaine intensive de travail, rien de tel qu’un week-end de détente :)
Samedi, je suis allée rendre visite à Caezar Teyze, qui est en quelque sorte ma grand-mère turque et qui est âgée de 70 ans. Quand je suis avec elle, je passe toujours des bons moments, on fume des longues cigarettes, on boit de la bière, on fait du shopping et des dedikodu (= ragots). Elle habite du côté asiatique dans le quartier de Göztepe. J’ai donc pris le bateau pour la rejoindre (15 minutes de traversée jusqu’au quartier de Kadiköy).



Le soir, elle m’a emmenée dans un super restau où nous avons pu assister à un magnifique coucher de soleil. Puis, nous avons écouté de la musique live (turque) tout en mangeant des mezze. J’ai passé la nuit chez elle et le lendemain, nous avons commencé la journée avec un bon petit déjeuner, puis nous sommes allées nous promener dans un parc situé à proximité. Un grand bol d’air frais.



Un week-end parfait pour décompresser et recharger ses batteries avant de reprendre une semaine de travail encore plus chargée... :(

vendredi 7 juillet 2006

Photo du jour

lundi 3 juillet 2006

La vie est un Monopoly

Je quitte la Gare de Lyon, direction l’aéroport. Quelques heures plus tard, je me dis que l’avion va s’arrêter au bout de la piste avant de décoller, comme dans certains films. Ou bien encore que les aiguilleurs du ciel seront en grève illimitée. Comme ça, je pourrais poursuivre mes vacances rue de la paix avec ma famille.



Mais finalement, je me retrouve trois heures plus tard loin de la case chance devant un douanier qui me dévisage et je tente de sourire malgré tout afin de ne pas avoir l’air trop suspicieux et de finir en prison.
En prenant ma valise, je ne sais plus trop où je suis ni d’où je viens. J'entends parler plusieurs langues autour de moi, je croise des gens du monde entier. Je reconnais quelques hollandais aux jambes blanches ou encore deux ou trois blondinettes russes habillées comme des filles de la place Pigalle.

Et quelques minutes plus tard, le juron des chauffeurs de taxi et les innombrables embouteillages me ramènent à la réalité. Ce ne sont pas les Champs Elysées. C’est Taksim, c'est Beşiktaş, c’est Istanbul et ses nombreux quartiers. Finis les vacances et les moments d’allégresse.

Je me sens devenir pion,
sur un immense jeu de Monopoly, j’avance,
et je reviens malheureusement sur la case départ...

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