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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 17 janvier 2008

Invitation au voyage et à la volupté...

J’avoue que j’étais plutôt impatiente de le connaître ce soir là. Comment vous dire... Un sentiment de curiosité mêlé à de l’effervescence. En premier lieu, j’ai été séduite par son costume : Sobre et distingué à la fois, un mélange d’azur et de chocolat. Une fois qu’il a laissé son écrin, j’ai découvert sa peau lisse, brillante et sa taille fine. Qu’il avait belle allure. Le son de sa voix était aquatique, son parfum était vraiment délicat. Après avoir passé quelques minutes avec lui, je ne pouvais déjà plus m’en défaire : J’étais tombée sous le charme. De par son aura et grâce à ses effluves de pomme et d’épices mélangées, il m’a totalement envoûtée. Le temps passé avec lui était une véritable invitation au voyage et à la volupté, une odyssée jusqu’au spleen de l’Orient.

En me séparant de lui, je n’avais qu’une idée en tête, le ramener à la maison. Mais comment allait réagir Frédéric ? Me laisserait-il passer du temps avec lui ? Voudrait-il faire ménage à trois ? Sa réaction fût imprévisible, il me sourit et me dit oui. J’allais enfin pouvoir ramener ce narghilé de luxe à la maison...


Le Naghilé "Pure" en étain poli ou en plaqué or 18 carats

Tout commence par un déplacement professionnel. Eric GORMAND se rend au Moyen-Orient et goûte pour la première fois au narghilé. Il est séduit et veut s’en offrir un de qualité, comme on ramènerait un trophée de voyage. Cependant, il s’aperçoit très vite qu’il n’existe sur le marché que des narghilé bon marché. Pourquoi ne pas en créer l'objet qu'il recherche en vain ? L’idée est lancée, Eric et son épouse Emmanuelle s’engagent alors dans cette aventure et créent la société AIRDIEM, et c'est Nedda EL-ASMAR qui aura l'honneur de reconsidérer le design de cet objet vieux de 500 ans.


Eric et Emmanuelle GORMAND, les fondateurs d'AIRDIEM

Saviez-vous que fumer une pipe à eau dans un des cafés d’Istanbul équivaut à avaler les toxines d’un paquet de cigarettes ? Le narghilé dont je vous parle a été conçu avec minutie afin que le plaisir ne soit pas synonyme de nocivité. La qualité est au rendez-vous : Les matérieux qui le composent sont résistants à la chaleur, le brûleur est en céramique high-tech. Le tabac (Tabamel) est constitué à 80 % de marmelade de fruits, de miel et de sucre : On en mangerait tellement ce mélange sent bon.

Dans l’eau, il est possible de rajouter des d’huiles essentielles, ainsi vous pourrez fumer un narghilé pomme-cannelle-clou de girofle. Ayant testé les narghilés bas de gamme et ce narghilé de luxe, je peux vous dire que la différence au goût est incontestable. Les narghilés d'AIRDIEM ne se fument pas : Ils se dégustent. De même, étant donné que vous recrachez de la vapeur d’eau, il n’y a pas de fumeurs passifs autour de vous. Fumer un narghilé est un plaisir hédoniste, occasionnel, on ne développe pas des pathologies propres au tabac.


Narghilé en verre soufflé et son sac de voyage (écrin)

AIRDIEM propose une gamme variée de narghilés (en étain poli, en plaqué or 18 carats, tuyau en vison) mais conçoit aussi des meubles et accessoires de fumoir et de voyage.

Le luxe et la qualité ont un prix certes. Le narghilé "Pure" est un noble objet de design qui est d’ailleurs exposé dans un musée. Elégant et délectable à la fois : Je m’imagine déjà dans mon bain chaud, dégustant mon narghilé de luxe comme certain savourerait... leur amant.

mercredi 2 janvier 2008

Hoş geldin 2008 !*



On se lève et l'on regarde par la fenêtre la tête encore enfouie dans les songes. Le soleil éclaire les toits et les antennes paraboliques : C'est une magnifique journée qui commence remplie de belles résolutions.

2008 plastonne dans les rues tortueuses, se pose sur les sourires des commerçants, inonde Istanbul.
Que nous réserve cette nouvelle année ? Des moments de légéreté et de bonheur ? Des actes manqués ? De nouvelles épreuves qu'il faudra affronter avec bravoure et empirisme ?

Le temps qui nous est donné est précieux. Que 2008 décuple votre force intérieure pour continuer à aller de l'avant. Que cette nouvelle année vous permette de découvrir de nouveaux horizons, de rencontrer de belles âmes, de vous réaliser et d'être heureux, tout simplement...

Meilleurs voeux à tous, iyi seneller, merci pour vos nombreux e-mails (j'y répondrai d'ici vendredi).

PS : La nouvelle Bannière du blog a été réalisée par mon petit frère Jean-Nicolas, avec l'aide de mon grand frère Florent.

* Sois la bienvenue 2008

mardi 18 décembre 2007

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,

Je m’appelle Marie-France et j’ai 30 ans. A mon âge je crois toujours en toi, surtout depuis que je sais que tu es turc.

Cette année j’ai beaucoup de chance car grâce aux "Kurban Bayram" (fêtes du sacrifice) qui tombent juste avant noël, je vais pouvoir passer 10 jours avec ma famille en France. Etant donné que je serais bien éméchée par les coupes de champagne et que j’aurais les bras encombrés de cadeaux, j’ai décidé qu’il serait plus sage de ne pas pianoter sur mon clavier et de passer plus de temps auprès les gens que j’aime. Aussi, je ferme mon blog jusqu’au 2 janvier 2008. Je t’envoie donc ma liste aujourd’hui.

En 2007, j’ai été très sage, la preuve je viens d’être élue “Blog du mois de décembre” par Expat-blog, mon interview est .



Aussi pour noël, je souhaiterais recevoir 800 cadeaux. J’aimerais que tu déposes dans mes souliers de stockage illimité un email provenant de chacun de ceux qui me lisent fidélement, afin de connaître leur prénom (et leur pseudo), leur âge, leur profession, leur lieu d’habitation et si possible leurs attentes en ce qui concerne mon blog (ce qu’ils aiment le +, ce qu’ils aiment le -).
Tu ne peux pas savoir comme ça me ferait plaisir...

PS : Si tu n’es pas assez occupé par la distribution des cadeaux et si Istanbul te manque, je te conseille de naviguer sur le blog de mon amie Nathalie qui habite ici depuis 4 ans. Elle fait de très belles photos et a beaucoup voyagé en Turquie. Le blog d’Anita est aussi une bouffée d’air frais.

PS 2 : N'oublie pas de porter des sous-vêtements rouges dans la nuit du 31 décembre, ça porte bonheur en Turquie.

Bonnes fêtes de fin d’année,
İyi Bayramlar !
Kendinize iyi bakın (prenez soin de vous).

Marie-France
mariefgilles@yahoo.fr



Istiklal Caddesi et ses décorations de fin d'année

jeudi 29 novembre 2007

Home sweet home

Saviez-vous que plus de 70 % des constructions sont illégales à Istanbul ? Ce qui sous-entend : Pas de permis de construire, pas de titre de propriété. Quand on veut acheter un bien immobilier ici, autant le faire avec prudence, accompagné d'un bon avocat qui se chargera de vérifier si le tapu (titre de propriété) est en règle et si le propriétaire n'a pas de dettes. Il faut aussi vérifier que le bien n'appartient qu'à une seule personne, car parfois ils sont trois, l'un est parti en Grèce, l'autre au fin fond de la Turquie...



Il nous aura fallu 10 mois, 40 week-ends et pas moins de 50 heures pour (enfin) trouver l’appartement de nos rêves à Istanbul. Combien d’emlakcı (agents immobiliers) avons-nous rencontré ? Combien de lieux avons-nous visité ? Sur combien de pages web avons-nous navigué ? Tout ce que je sais, c’est que la quête fût longue… Et que plus je visitais des appartements, plus je me sentais déprimée et j’étais prête à abandonner notre longue quête.

Immeuble prêt à s’écrouler, pièces trop humides, appartement vide de charme, prix trop élevés parce qu’on aperçoit le Bosphore quand on se met debout sur la cuvette des WC (j’exagère à peine). Pourtant, nous voulions quelque chose de simple. Une vue dégagée, dans un quartier sympa, avec une grande cuisine (mon critère :), une terrasse (le critère de Fred), un endroit à rénover. Et puis voilà, quand on n'y croyait plus la chance nous a souri... Depuis hier soir, nous sommes propriétaires !



L'appartement se situe dans le quartier de Beyoğlu, on prévoit de s’y installer en février, avant cela nous allons effectuer quelques travaux, et prendre le temps d’avoir un joli cocon Istanbuliote ! Et puis un jour qui sait, après avoir réalisé une belle plus-value, peut-être serons nous propriètaires d'un beau yalı...

* Merci Papa, merci maman, merci Onur, merci François et Constance, merci Jacques, et merci à tous les autres qui nous ont aidés et donné de très bons conseils !

lundi 26 novembre 2007

Résumé du week-end en images





Descente à la mer d'un pétrolier chimiquier de 15.000 Dwt, visite de la réplique de ce même navire en pleine mer, embarcadère de Beşiktaş, promenade nocturne sur le Bosphore.

lundi 19 novembre 2007

Toujours plus loin, toujours plus haut



Hier en faisant quelques courses du côté de Bayrampaşa, nous avons eu la surprise de constater qu’un nouveau centre commercial était en train d’être construit.
Les affiches prétendent qu’il sera le plus grand d’Istanbul et même d’Europe. J’ai l’impression qu’on ne bâtit que ça en Turquie actuellement : Des logements dans des tours et des immenses centres commerciaux. Consommer toujours plus, construire toujours plus grand.
Mais dans quel monde vivons-nous ?



jeudi 15 novembre 2007

Quand l'art rejoint la spiritualité



Nombreux sont ceux qui se demandent que ramener de Turquie en dehors des tapis, des loukoums et des nazar boncuk. Parfois les cadeaux qui accompagnent le chemin du retour manquent d’originalité ou sont trop encombrants. Pas facile de satisfaire tous les goûts ou de trouver l’objet rare à Istanbul.



En découvrant ces petites satuettes réalisées en argent massif (925 carats) dans un atelier situé à Tünel, je me suis dit que j’avais enfin trouvé un artisan turc qui faisait preuve d’originalité tout en gardant une part de ses racines. Ces statuettes rendent hommage à Mevlana, n’oubliez pas que cette année nous célébrons le 800éme anniversaire de la naissance de celui qui a profondément influencé le soufisme.



Tantôt objets purement décoratifs, tantôt objets usuels (bonbonnière, cendrier), ces derviches tourneurs sont montés sur du marbre uni et sans nervure (assez rare). Une ébauche est d’abord réalisée en cire afin d’en faire un moule pour des éditions limitées. Il y a au total 18 modèles différents, chaque pièce est réalisée à la main et signée par l’artiste (sous chaque statuette une plaque précise la date, les carats et le nom de l’artiste).



Un cadeau artisanal précieux qui ravira tous les amoureux de la Turquie ou tous ceux qui ont des souvenirs à ramener de l'ancien empire ottoman. Attention, ses statuettes ne se vendent pas dans les commerces, si vous souhaitez en commander, vous pouvez me contacter directement ou visiter le site web (www.turkishculturalgifts.com).



A noter que chaque pièce est emballée délicatement dans une jolie boîte... Ça tombe bien puisque noël arrive à grands pas ;-)

mardi 6 novembre 2007

Où faire du roller à Istanbul ?

Vous aimez tout ce qui roule et qui est dépourvu de moteur ? On ne peut pas dire que vous êtes gâtés à Istanbul...


Bostancı, en bord de mer

Pour commencer, n’oubliez pas que la ville est construite sur 7 collines (donc montées et descentes en pagaille). En ce qui concerne les rollers et les patins à roulettes, je me rappelle d’un article publié il y a quelques mois dans le journal Hürriyet. Il était question des 10 endroits où l’on pouvait faire du roller ici. La plupart des lieux cités étaient des petits squares. Aussi, mis à part tourner 50 fois autour de deux ou trois arbres, je ne comprends toujours pas pourquoi les journalistes ont référencé ces endroits….

A ma connaissance, il n’existe pas beaucoup de lieux pour pratiquer ce sport de glisse à Istanbul. J'en compte deux :
  • La place de Beşiktaş, à côté du musée de la mer. C’est plutôt pour ceux qui veulent faire du street hockey ou de belles figures artistiques, la place étant large et permettant une bonne glisse.
  • Mais si vous souhaitez plutôt vous balader seul ou en famille, rendez-vous à Bostancı, au bord de la mer sur la rive asiatique. Là-bas, des pistes ont été aménagées pour les coureurs, les cyclistes ou pour les rollers. Ce n’est pas très long mais ça vous permettra de rouler une ou deux heures en contemplant au loin les îles aux princes.
Côté européen, même si le bord de mer a été aménagé d’Ortaköy à Tarabya, ce n’est pas l’idéal pour les roulettes. En plus des passages étroits, les pêcheurs occupent tout l’espace. Vous risquez donc de rouler droit dans le Bosphore !


Quartier de Beşiktaş

Bref, il vaut mieux pratiquer d’autres activités que le roller si vous souhaitez une pratique sportive régulière… Et surtout sans danger !

vendredi 2 novembre 2007

Day without a car



Lundi dernier, nous avons été conviés à participer à la 1ére édition de la journée sans voiture (Day without a car) organisée par la Jeune Chambre Internationale du Bosphore (JCI) et par différents sponsors. L’événement devait avoir lieu le 28 octobre mais la préfecture a préféré delivrer les autorisations pour le lundi, c’est à dire le jour de la fête nationale.
Arrivés à Fenerbahçe, des vélos de location nous attendaient ainsi que quelques jeunes de notre âge et des membres de la fédération turque de vélo. L’un d’eux était âgé de 76 ans et a déjà parcouru tout le pays à vélo, je n'ai pas pu m'empêcher de le photographier alors qu'il racontait ses exploits à Onur et à Frédéric :



Nous étions une petite trentaine sur nos bicyclettes encadrés par une voiture de police, nous avions revêtus quelques tee-shirts blancs où figuraient les noms des sponsors. Nous sommes passés le long de Bostancı puis nous avons remonté Bağdat Caddesi afin de revenir sur notre point de départ. Pas facile de suivre la voiture de police qui grillait les feux rouges... Heureusement nous étions bien encadrés par quelques vtt qui surveillaient tous les véhicules environnants. Arborant quelques drapeaux turcs, les gens le long de la route ou assis aux terrasses des cafés nous ont applaudis pensant que nous défilions pour la République. Il faut dire que nous nous sommes faits remarquer, les vélos en Turquie sont plutôt rares. Le vélib, ce n’est pas pour demain ! Pas de voies pour les deux roues, chauffards à chaque coin de rue, et les 7 collines rendent les parcours difficiles. Rouler à vélo est un sport à haut risque ici !



Ce ne fût pas la journée entière à vélo, juste quelques heures le temps de parcourir 15 km (voilà qui va faire rire mon papa lui qui parcourt en moyenne sur son vélo plus de 100 km), mais nous nous sommes regalés. Longer la mer et voir au loin les îles aux princes, puis rejoindre une grande avenue marchande où les familles se promenaient gaiement sur les trottoirs.
Après l’effort... Le réconfort bien sûr !



Nous avons laissé nos vélos afin de déjeuner dans un restaurant qui a pour spécialité des güveç, mets de viande ou de légumes cuits dans un plat en terre cuite. Un délice ! Je vous donne les coordonnées de ce restaurant qui existe depuis 1944 au cas où vous passeriez dans le coin :
Abdullah Güveççi
Fener Kalamış Caddesi N : 84/2
Fenerbahçe - Istanbul
tel : 0216 347 77 97



Pour sa première édition, cette journée sans voiture s’est avérée fort sympathique. L’année prochaine, je suis sûre qu’elle connaitra un plus gros succès. Le seul point négatif de la journée, c’est que nous n’avons pas remporté les deux vélos offerts par les sponsors. Mais comme on dit, l'important ce n'est pas de gagner, mais de participer...

jeudi 25 octobre 2007

Kemal SUNAL : Un comique hors norme



Si cet air naif, un peu niais et ce sourire contagieux ne vous disent rien, c’est que vous n’avez sûrement jamais dû regarder la télévision turque. Pas un jour ne passe en effet sans apercevoir Kemal SUNAL dans son poste de TV. On pourrait le comparer à notre Louis de Funès national, tant cet homme est connu à travers toute la Turquie. Né en 1944 à Malatya, Kemal SUNAL se dirige à la fin de ses études vers la théâtre et se fait remarquer très vite par des producteurs alors qu’il joue sur les planches. Il participera à son premier tournage en 1972 (Tatlı Dillim) et tournera ensuite plus de 90 films.



Pour les situations comiques, il est le roi. Je me souviens d’une scène où il est invité chez des amis pour le dîner. La maitresse de maison lui demande de l’aide pour débarrasser la table. Il rabat alors les 4 coins de la nappe comme un gros baluchon avec verres, assiettes et couverts à l’intérieur et met le tout à la poubelle. Je connais beaucoup d’hommes qui rêveraient aussi de faire ça ! J’avoue que quand je regarde certains de ses films, je rigole plus en voyant mes amis turcs se pouffer de rire qu’en visionnant les enchainements de gags.
Voici un petit extrait de ces exploits cinématographiques :



Kemal SUNAL avait une peur bleue de l’avion. Malgré tout, il accepte en 2000 de monter dans l’un d’eux pour se rendre sur le tournage d’un de ses films à Trabzon. Il est alors pris d’une crise cardiaque et la Turquie pleure son acteur, décoré à trois reprises par le monde du cinéma.

Depuis sa mort, son succès ne désemplit pas, ses films passent et repassent, sans jamais lasser personne ici. Kemal SUNAL est un acteur intemporel comme il en existe peu, une star turque qui a laissé et qui laissera son empreinte sur plusieurs générations...

lundi 22 octobre 2007

Özel Taksi


Porteurs - Quartier de Laleli



*Özel taksi : Taxi privé

lundi 15 octobre 2007

10 histoires vraies / fausses : Les résultats !

Merci d'avoir été nombreux à tenter votre chance jeudi. Sans plus attendre, les résultats !


Joueurs de Tavla - Tophane

L'histoire 1 était fausse. j'ai bien été en Grèce pour renouveler mon visa et on m'a annoncé, une fois arrivée là-bas, que je n'avais pas de bus retour avant le mercredi suivant. Mais un ami turc a fait un scandale au téléphone à la compagnie de bus et j'ai finalement pu revenir le dimanche avec un bus qui avait été détourné d'Athènes.

L'histoire 5 est le pur fruit de mon imagination. J'évite en effet de prendre l'armée en photo (c'est interdit) et la police donc je n'ai jamais eu à faire a eux !

Les autres histoires sont 100 % vraies et vécues !

Il n'y a donc pas de gagnant, dommage... Je garde la récompense pour la prochaine fois ;-)

jeudi 27 septembre 2007

Do you speak Turkish ?

Si on m’avait dit un jour que j’allais devoir apprendre le turc…
Pourtant, cela fait 5 ans que je le parle (et que je l'écris). J’ai eu la chance et la disponibilité aussi de commencer par des cours particuliers (pendant 9 mois). C’est idéal pour apprendre toutes les bases et revenir sur des points que l’on ne comprend pas. Puis ma prof Başak est devenue ma meilleure amie alors les cours devenaient difficiles car on passait notre temps à faire des dedikodu (commérages) au lieu de travailler sérieusement ! La suite s’apprend avec la lecture et la pratique quotidienne. Je ne suis pas encore capable de lire des romans d’Orhan PAMUK, mais d’ici dix ans on en reparlera ;-)



Quoiqu’il en soit, les grandes questions que tous les étrangers se posent quand ils ont decidé de vivre en Turquie sont :
Apprendre le turc est-il indispensable ?
Est-ce une langue compliquée ?
Je répondrais que c'est une langue différente, mais très logique. En fait, on est vraiment débutant quand on commence à apprendre cette langue agglutinante construite à base de suffixes. On ne comprend vraiment rien, pas comme l’italien ou l’espagnol. L’apprentissage du turc dépend bien sûr de votre motivation et du temps que vous avez à lui consacrer. Après des journées de boulot bien chargées, difficile de se concentrer 3 heures de plus avec un groupe d’élèves dans les écoles privées.
Cependant, les récompenses et les encouragements arrivent vite. Il est rare que les turcs vous reprennent sur votre prononciation comme le font les Anglophones. On se ravit à vous écouter. Vous parlez vraiment bien le turc, bravo ! est une phrase que l’on entend dès les premières semaines de son apprentissage.
Les turcs aiment parler, et nous on aime les écouter.



Peut-on vivre en Turquie sans parler le turc ? Au lieu de vous donner directement mon avis, je préfère vous livrer quelques anecdotes personnelles. A vous ensuite de faire votre choix…

Le jour où je ne parlais pas encore le turc
  • Je fais mes courses au supermarché. Chose vraiment banale me direz vous. Sauf que voilà, tout est écrit en turc et quand les paquets sont opaques, pas toujours évident de savoir ce qu'ils contiennent. Besoin d’un flacon de shampoing ? Cheveux secs, cheveux gras, cheveux bouclés ? Zut, je n'y comprends rien et aucune photos sur l'emballage en plus. Lequel je prends ? Je retourne le flacon : tout est écrit en turc ou en grec. Super. J'achète au pif une marque que je ne connais même pas. Heureusement, je ne suis pas revenue à la maison avec une bouteille de décolorant. Quoique le blond, ça doit bien m’aller non ?!
  • Un matin au bureau le téléphone sonne. Normalement, ce téléphone là, je n'y touche pas. Il est posé sur le bureau de mon patron et est relié directement à la banque. Mon patron s'en sert pour boursicoter. Il n'est pas là, le téléphone sonne et resonne. Je prends mon courage à deux mains et décroche. Au bout du fil un homme qui parle vite, j'essaie de lui faire comprendre avec mes 3 mots de turc que mon Directeur est absent. Pas moyen de l'arrêter. J'entends alors des chiffres, des numéros, des dollars, je crois reconnaitre en turc "Je vends ?" Sueurs froides. Je n'ose plus parler, si jamais je dis une bêtise en turc, l'homme serait-il capable de vendre des actions de mon patron sous mes faux ordres ? J'avoue qu'en matière de bourse, je n'y connais rien. Puis comme par miracle, l'homme se met à me parler en français, c'est un ami de mon patron, il me faisait une blague. Mais pourquoi ai-je donc subitement perdu mon sens de l'humour ?!?!
Le jour où parler le turc m'a évité quelques gros problèmes
  • Un dimanche matin, deux policiers sonnent chez moi à 10 heures. Ils insistent lourdement et se mettent à frapper à la porte (bien sûr je n’ai pas ouvert tout de suite, il a bien fallu que j’enlève ma nuisette afin d’enfiler une tenue plus adéquate). Puis, après m’être convaincue qu'ils n’étaient pas des brigands déguisés en policier, au bout de 5 minutes (les filles sont longues à se préparer), je décide enfin de leur ouvrir, ils ne parlent pas anglais et sont déjà très énervés. Ils tiennent dans leurs mains un gros bloc de feuilles. Ils me disent que ce sont des plaintes contre mon propriétaire, qui a déclaré vivre dans l’appartement qu’il me loue. Les policiers me demandent où il se cache. Ils sont prêts à m’embarquer au poste pour complicité scélérate. Heureusement, je leur explique en turc que je loue l’appart et que je n'ai pas de nouvelles de mon proprio depuis des mois. Avec mes cheveux en bataille et mon petit accent russe (oui quand je parle le turc, on me dit souvent que j’ai un accent russe) je finis par les amadouer. Les rats quittent le navire mais sans moi. Ouf.
  • Entretien d’embauche. C’était une annonce pour un poste en relation avec l’Union Européenne. (Annonce parue en anglais, on demandait aussi de parler le français). Parler le turc n’était pas stipulé. 10 jours après avoir envoyé mon CV, je me retrouve en face de 5 personnes, qui ne me parlent qu’en turc, “English later”. Je n’ai pas eu le poste mais j’ai évité un entretien qui se termine pour cause de baragouinage.
Le jour où j’ai eu la honte de ma vie parce que je ne parlais pas le turc
  • Année 2000, je travaillais dans un hôtel dans le sud de la Turquie en tant qu’animatrice. Un cinéma venait d’ouvrir et nous avions prévu avec des amies de nous y rendre. En ramenant des clients de l’aéroport, je passe devant le cinéma et vérifie les films à l’affiche. Il n’y en a qu’un, le titre est écrit en gros, facile à retenir. De retour à l’hotel, j’annonce à mes amies le film qui est projeté : "Ça s’appelle Bugun, ce doit être un film turc". Elles me rient au nez. Bugun pour ceux qui l’ignorent, ça veut dire “aujourd’hui, en ce moment” donc “à l’affiche”. Grâce à moi, on était bien avancé…
  • Au boulot, 5 clients turcs débarquent, réunion importante. Un seul mot d’ordre de la part de mon Directeur, “ne déranger sous acucun prétexte”. On sonne à la porte, un homme moustachu me tend un papier sans rien me dire. Tout est écrit en turc, j’essaie de comprendre, il ne parle pas. J’essaie de lire, mais en vain. La lettre est comme un hiéroglyphe indéchiffrable. Je vois cependant un tampon du gouvernement en bas du document, ce doit être un truc vraiment important. Un huissier ? La police de l’immigration ? Un peu comme Amélie Poulain, des tas de scénarios horribles me viennent à l'esprit et je sais ce qu’il me reste à faire : Interrompre la réunion, puisque c’est une question de vie ou de mort. Je débarque dans le bureau et tend la feuille à mon patron. Il la lit et s'esclaffe devant tous nos clients. Puis il leur explique la situation et ces derniers rient en coeur. Et moi je suis là comme une plante verte à me demander ce qu’il se passe. Mon patron me tend un billet de 5 YTL et m’explique enfin. L’homme à la porte n’est autre qu’un sourd et muet qui vient faire sa quête. Et moi, je me sens comme une pauvre aveugle…
Le jour où faire croire que je ne parlais pas le turc m’a bien arrangé

  • Dans une voiture mal stationnée, j’attends le chauffeur de notre société, un flic se pointe. Il me dit clairement qu’il faut vite que je déplace le véhicule. Je lui réplique en anglais Sorry, I didn’t understand ?! Le policier ne parle pas l’anglais. Il répète la même chose en turc en faisant de grands gestes et moi, l'air d'une sainte, je fais de même en anglais. Enervé il s’en va, sans pénaliser le véhicule. Je l'ai dupé, trop facile.
  • Pour obtenir un RV avec un Directeur de société. Quand je parle turc aux secrétaires (au téléphone), elles font ce qu’on appelle “le passage du filtre”. Impossible de parler à mon interlocuteur. Quand je parle anglais, ça passe comme sur des roulettes, soit les secrétaires ne parlent que le turc, soit elles pensent que la personne qui appelle est quelqu’un d’important. Conclusion : Je parle au Directeur directement, même si la secrétaire n’a rien compris à mon nom.
  • On appelle au boulot, un fournisseur n’a pas reçu le paiement de sa facture. Plus il s’énerve au téléphone, moins je parle le turc. Je lui fais répéter ses phrases 3 fois, je lui explique gentiment que je suis yabancı (étrangère). Il râle, je le fais encore répéter, je lui dis 5 fois anlamadım, je ne comprends pas, il maugrée puis finit par raccrocher. Je sais, c’est pas bien, mais je ne peux pas m’en empêcher...
Enfin, n'oublions pas ces petits plaisirs quotidiens : Communiquer avec les gens qui nous entourent (dans le bus, au bureau, dans les commerces, les marchés), aller au Grand Bazar avec des amis français et puis d'un seul coup se mettre à parler en turc aux vendeurs (ils ne savent plus si vous êtes un touriste ou un local et hésitent au niveau des prix, rien qu'à voir leur tête c'est trop drôle), parler devant des clients étrangers de choses qui les concernent mais qu'ils ne doivent pas entendre (un peu comme un langage secret), refaire le monde avec le kapıcı (le concierge) le matin ou encore écouter les conversations des kokoş.

Et dire que j'aurais manqué tout ça si je n'avais pas appris le turc...

jeudi 5 juillet 2007

Ferzan ÖZPETEK : Mon cinéaste adulé

Ma première rencontre virtuelle avec Ferzan ÖZPETEK ne pouvait pas me laisser de marbre, il remplissait déjà tous les critères idéaux : Turc né à Istanbul, ayant étudié en Italie, réalisant des films d’auteur, avec des acteurs italiens...



Le premier film que j’ai regardé est celui qu’il a réalisé en 2003 : La finestra di fronte. Une jeune femme tombe amoureuse de l’homme qui habite en face de chez elle et qu’elle se plait à observer par sa fenêtre. Un échappatoire à la monotonie de son couple mélé à sa passion pour la cuisine. J’ai adoré l'histoire, la musique ainsi que la poésie et la sensualité qui se dégagent du film. J’apprécie aussi beaucoup l’actrice qui joue en tant que personnage principal, Giovanna Mezzogiono.

Plus tard, profitant d’une soirée de liberté, j’ai loué Il cuore sacro (2005). Superbe ! On voit que le réalisateur soigne les prises de vue, les couleurs... La musique est superbe là encore, Ferzan a de réels dons artistiques.



Je sais, j’aurais dû commencer par Hammam (1997) le film qui l’a vraiment lancé, je ne l’ai pas trouvé en location... Mais je ne désespère pas. Je suis sûre que certaines / certains d’entre vous auront vu d’autres fillms de ce réalisateur turc et laisseront quelques commentaires... J’espère continuer mon apprentissage en la matière en visionnant Saturno Contro, son dernier film, je l’ai manqué au cinéma aussi j’attends avec impatience la sortie du DVD.

Etant donné que ce billet parle de cinéma, j’en profite pour faire une petite parenthése en vous parlant d’un film d’un autre genre, j’avais adoré Kebap connection d’Anno SAUL qui raconte la vie d’un jeune homme d’origine turque qui vit en Allemagne. Très drôle et rythmé, le DVD est malheureusement très difficile à trouver. Quelqu'un d'entre vous l'aurait-il vu ?!?

lundi 18 juin 2007

Carte postale d'Istanbul





Week-end chargé, le blog aura de quoi être alimenté cette semaine... ;-)

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