Des amis qui s'invitent à la dernière minute pour le thé ? Envie d'un plateau TV sans trop se fatiguer dans la cuisine ? Une solution simple et rapide : Cuisiner des börek turcs, qui se dégustent du petit-déjeuner au dîner. En Turquie, il n'y a pas d'heure pour en manger !
Souvent faits à base de Yufka, ils se déclinent en formes et en recettes. Aux épinards, au fromage, à la viande hachée... Comment aimez-vous votre börek ?
Personnellement, je l'aime aux épinards et au fromage.
Cette recette est tiré du livre de cuisine de Filiz Zorlu (Contemporary Turkish Cooking) qui propose plein de recettes turques (sur la même page les recettes sont écrites en turc et traduites en anglais). Les photos sont superbes et les plats sucrés comme salés faciles à réaliser.
Kolböreği Recette de Börek (bras) au fromage
A présent, à vos fours.. Et à vos fourchettes !
Ingrédients
3 feuilles de yufka
1 tasse à café d'huile d'arachide
1 oeuf
250 g de fromage type feta (beyaz peynir)
1/2 bouquet de persil ou coriandre finement haché
Ecraser le fromage avec une fourchette et mélanger avec le persil, puis réserver.
Plier chaque cercle de yufka en deux, avec un pinceau les recouvrir d'huile.
Disposer le mélange fromage persil le long du pli de la pâte, puis rouler le tout en un gros boudin. Faire de même avec chaque feuille. Pour finir, enrouler chaque boudin en un unique tourbillon (comme sur la photo ci-dessus) dans un plat préalablement beurré, recouvrir le börek d'oeuf battu, puis enfourner le tout pour 45 minutes environ à 180 degrés.
Déguster chaud ou froid (avec un bon çay c'est encore mieux !)
Par Marie-France,
mardi 1 septembre 2009 à 09:02 ::Mer Egée
Lieu de naissance de l'actuel Patriarche Œcuménique de l'église orthodoxe grecque Bartholoméos (en 1940), Zeytinliköy est un village qui, comme son nom l'indique, est entouré de champs d'oliviers. Il se situe sur l'île de Gökçeada (Imbros).
Anciennement appelé Aghii Theodori, c'est ici qu'on vient déguster plusieurs spécialités de l'île : Le Dibek Kahvesi (dans le café de Madam Dibek, qui n'est malheureusement plus de ce monde), ainsi que la cicirya (sorte de pizza blanche agrémentée de fromage, thym et oeuf) ou bien la vişinada (boisson à la cerise).
Là encore, on pénètre dans un paisible village aux maisons en pierres, mais dont la plupart ont été abandonnées au siècle dernier. Moins de 80 personnes habitent ce village actuellement.
Les écoles sont tombées en ruines, après leurs fermetures (cette mesure concernait les écoles hellénophones de l'île et date de la deuxième moitié du 20ème siècle). On peut seulement se contenter d'admirer les vestiges de l'ancienne école primaire qui accueillait autrefois les enfants du village.
L'église orthodoxe grecque du village a été magnifiquement restaurée. Il faut dire que Bartholoméos Ier, l'actuel primat de l'Église orthodoxe de Constantinople, revient dans son village natal chaque année. Son père était le barbier du village et tenait aussi le seul café du coin.
J'ai appris dernièrement qu'il parle couramment 7 langues étrangères... Al Gore lui a donné le surnom de "Patriarche vert", car la protection de l'environnement est un thème qu'il affectionne tout particulièrement. Ce qu'on comprend aisément quand on visite Zeytinliköy, qui est un des rares villages de l'île à ne pas avoir été dévisagé par des constructions turques modernes...
Par Marie-France,
vendredi 28 août 2009 à 09:08 ::Actualités
Défilé de la collection été 2010 d'Idil Tarzi
L'été 2010 sera chaud... Très show ! C'est en tout cas le sentiment qui ressort des premiers défilés des journées de la mode à Istanbul (Istanbul Fashion Days).
La marque Turque de maillots de bain Sunset a tenu toutes ses promesses : Paillettes, simili cuir, strass étaient au rendez-vous pour le défilé d'ouverture de ces trois jours dediés à la mode, qui se tiennent actuellement à l'Université Technique de Taksim.
Défilé été 2010 de la marque Sunset
Coquillages et crustacés : l'époque des bikinis en tissu liberty est révolue, les maillots de bain ne sont plus une tenue de plage à notre époque mais bien une parure de mode. D'ailleurs, sur les plages branchées de Bodrum ou Alaçatı, les filles ont la manie de changer de bikinis après chaque baignade !
Mais revenons à nos deux pièces, la marque Sunset ose les formes colorées, sexy, échancrées et décoltées pour sa nouvelle collection.
Le mannequin Tuğçe Kazaz au défilé de Sunset
Pour ouvrir et fermer le défilé, la marque avait sorti le grand jeu en choisissant la top-modèle Tuğçe Kazaz, un mannequin turc aux mensurations de rêve qui travaille pour les plus grands photographes de mode.
İstanbul Teknik Üniversitesi
Cet évènement m'aura permis de visiter l'Université Technique d'Istanbul, sa magnifique cour intérieure et ses longs couloirs agrémentés d'arcades. De même, j'ai pu discuter avec certains jeunes stylistes turcs qui sont d'ailleurs de plus en plus sollicités pour les autres fashion week qui ont lieu à l'étranger. De nombreuses marques turques tenaient un stand (Mavi jeans, Collezione, Penti...) au rez-de-chaussée du bâtiment.
Seule face aux photographes... Au défilé d'Idil Tarzi
J'ai bien aimé la collection de BNG, aux formes fluides et féminines. Le show était parfait (musiques et lumières comprises) et on a envie d'essayer chaque pièce présentée. A noter que ces journées de mode s'achèveront samedi soir avec le défilé du célèbre styliste Hakan Yıldırım qui aura lieu à 21h21 précises. Ne me demandez pas pourquoi, l'univers de la mode aime entretenir un certain mystère...
Par Marie-France,
lundi 17 août 2009 à 06:28 ::Mer Egée
Parmi toutes les îles de la Mer Egée, seulement deux sont annexées à la Turquie depuis le traité de Lausanne (1923) : Bozcaada (appelée autrefois Ténédos) et Gökçeada (Imbros). C'est sur cette dernière que nous avons passé une semaine de vacances, au milieu des chèvres, des oliviers et des plantations organiques.
La découverte de cette île de 290 m2 nous laisse un peu dubitatifs : malgré la beauté des 95 km de côtes, peu de villages ont gardé leurs âmes, leur caractère historique ; la plupart des édifices anciens sont en ruines, des villages entiers ont été désertés, le béton des nouvelles constructions turques côtoie les pierres taillées de vieilles maisons, formant un ensemble complétement hétéroclite.
Village de Tepeköy
Rien à voir donc avec l'île de Chios qui a su garder presque intact son patrimoine architectural et historique. Gökçeada a cependant un atout de taille : sa municipalité est très soucieuse de l'environnement de l'île. Ainsi, la plupart des paysans n'utilisent aucun engrais chimique pour cultiver leurs terres, la société Elta Ada, qui a été la première à commercialiser la vente de produits laitiers organiques en Turquie, est basée sur cette île.
Récit de nos vacances et de nos découvertes à suivre dans les prochains jours...
C'est en remarquant un prospectus dans notre boîte aux lettres que nous avons reconnu ce personnage en blouse blanche que j'avais photographié quelques semaines plus tôt, sur Istiklal Caddesi. Toujours vêtu comme un dandy, nous n'aurions jamais imaginé que cet homme aux cheveux blancs faisait la promotion de son restaurant.
Samedi, alors que nous avions les mains chargées de cadeaux de noël, nous sommes allés tester cette adresse. Nous y avons dégusté les meilleurs içli köfte de la ville, des chaussons faits à base de bulgur et fourrés de viande hachée et de noix pilées.
Figuraient aussi au menu des mantı maison au basilic servis avec une sauce blanche épaisse. Certaines tables de ce cadre intime donnent sur Istiklal Caddesi, la vue est toujours impressionnante surtout le samedi où l'artère piétonne rengorge de monde.
Le restaurant est ouvert depuis 1988 et nous y avons mangé des spécialités turques délicates et peu grasses.
Attention, l'entrée de Sabırtaşı n'est pas très visible, il faut monter cinq étages sans ascenceur pour découvrir ce restaurant juché au dernier étage d'un immeuble. Une adresse à tester sans plus attendre !
Sabırtaşı İstiklal Caddesi N : 112, Kat : 5
Galatasaray - Beyoğlu
Tel : 212 251 94 23 www.sabirtasi.com.tr
En attendant de voir tomber les premiers flocons sur Istanbul, quelle aubaine de pouvoir profiter d'un temps doux et ensoleillé pendant un week-end de novembre ! Dimanche, mes amies turques ont concocté une sortie parfaite pour décompresser : Un petit-déjeuner en plein air sur la rive Asiatique, dans un endroit fort agréable : Le parc de Fenerbahçe.
Avec leurs acolytes les journaux, les gens se prélassent sur les bancs du parc, seuls ou en famille. Certains amènent leurs pique-niques et les bicyclettes des enfants et y passent une bonne partie de la journée, entourés d'embruns et de verdure.
De nombreux kiosques parsèment le parc du phare et ne désemplissent pas : Çay, toast et pâtisseries figurent au menu et se dégustent sous l'ombre des arbres aux feuilles colorées de rouge et de brun.
Les habitués du parc fréquentent la terrasse du célèbre café-restaurant Romantika, située autour d'une serre d''inspiration art-nouveau. Le dimanche, on y déguste un kahvaltı (petit-déjeuner) digne de ce nom disposé sur un long buffet. Börek, fromages, olives, confitures, miel, pain, poğaca, rien ne manque pour éveiller les pupilles et les papilles.
On pourrait se détendre des heures en plein soleil, à regarder les voiliers qui reviennent au port, en passant au large des îles aux princes et en se faisant chatouiller par les chats et les mouettes qui viennent toujours vous réclamer quelques miettes...
Romantika Fenerbahçesi Parkı, Kadıköy, Istanbul
Tel : 0216 336 97 45 www.turing.org.tr
fenerbahce@turing.org.tr
Par Marie-France,
lundi 4 août 2008 à 08:18 ::General
Si j'en avais eu l'occasion, est-ce que j'aurais choisi le turc en seconde langue au collège au lieu de l'italien ? Très honnêtement non. Je pensais d'ailleurs, à la fin de mes études, ne jamais plus avoir à apprendre une nouvelle langue étrangère...
Et puis un jour, le destin a bouleversé tous mes plans, et me voilà habitant dans un pays où la communication est difficile, même avec les gestes !
Comme des milliers d'expatriés dans le monde, il a fallu alors prendre mon courage à deux mains et me remettre à étudier, apprendre des mots par coeur, me sentir comme un enfant de deux ans dont le vocabulaire se réduit à quelques phrases de survie.
Pour apprendre une langue étrangère, il n'y a pas de secret : Il faut être motivé, curieux, persévérant et faire preuve de discipline.
Mais qu'y-a-t-il à 15 km ?!
Quelques étrangers vivent depuis des années en Turquie, mais ne savent pourtant pas aligner deux mots en turc, ils s'en sortent toujours pour communiquer en parlant en anglais, français ou allemand. Certains diront que c'est un manque de respect vis à vis du pays qui les accueille, d'autres vous affirmeront qu'il est difficile, après une journée de travail et son lot de responsabilités, d'enchaîner ensuite sur 2 heures de cours de langue. Après tout, chacun fait ce qu'il veut et surtout ce qu'il peut, mais je me demande comment s'intégrer dans un pays et comprendre sa culture sans pouvoir vraiment communiquer ? Mystère...
Enfants de Diyarbakır
Quoiqu'il en soit, en ce qui me concerne, j'ai eu un déclic radical pour être motivée comme personne pour apprendre le turc. Je me suis retrouvée à un enterrement dans le sud de la Turquie. Seule dans une pièce avec une veuve en pleurs, je n'ai pas pu lui communiquer mes condoléances ni même la consoler avec des mots. Ainsi, dès ma première année passée à Istanbul, j'ai pris des cours de turc afin de pouvoir me débrouiller vite dans la vie de tous les jours. J'ai eu de la chance, mon professeur (que j'ai trouvé en regardant les petite annonces affichées sous le porche du Consulat de France) avait le même âge que moi et préparait nos cours avec grand soin.
Il existe plusieurs méthodes pour apprendre le turc, cours collectifs, cours particuliers, livres : A chacun de composer selon ses envies, son temps libre et son budget.
Vous trouverez ci-dessous quelques pistes pour apprendre le turc en étant basé en Turquie ou partout dans le monde.
Sur place : Les écoles de langue
De nombreuses écoles proposent des cours de turc dans les grandes villes de Turquie. Voici celles qui ont été testées par des amis à moi et qui ont fait leurs preuves :
Assimil : Je ne connais pas les dernières versions. Celle que j'ai pu feuilleter en 2002 me semblait obsolète. Les dialogues et le vocabulaire s'y rapportant n'était pas très intéressant pour la vie professionnelle. De même, la méthode était truffée de fautes. Mais peut-être que cette méthode a évolué depuis ?
Worbook (Turkish for foreigners). Cette méthode est publiée par l'Université de Boğazici mais attention, elle est réservée aux anglophones. Plusieurs livres ont été édités (avec CD, exercices, grammaire). Personnellement, c'est la méthode sur laquelle j'ai appris le turc et je continue d'étudier sur les différents tomes. Je trouve la collection très claire, ordonnée, et le vocabulaire est adapté aussi bien à la vie professionnelle qu'à la vie pratique. En vente dans toutes les bonnes librairies turques.
Dois-je rajouter que, pour progresser rapidement en turc, tous les moyens sont bons... ou presque !? Regarder les chaînes turques, écouter de la musique, lire la presse locale, faire une année Erasmus à Istanbul ou à Ankara, discuter avec les commerçants, avoir un petit copain turc / une petite copine turque, etc ;)
Et vous, comment avez-vous fait pour apprendre le turc ?
Depuis plus d'un mois déjà, le soleil domine Istanbul. La canicule, qui aura duré quelques semaines, a enfin laissé place à un été vraiment agréable bercé par le vent. Le jour se couche plus tôt qu'en France mais peu importe, les istanbuliotes, qui n'ont pas eu la chance de partir cette année en vacances sur les plages turques, ont leur lot de consolation...
Pour quelques kuruş, ils peuvent siroter un thé après une journée de travail et contempler le Bosphore ainsi qu'un beau coucher de soleil. Pour les plus matinaux, rien de mieux qu'un kahvaltı (petit déjeuner) avec quelques amis en plein air. Ici, les adresses ne manquent pas bien sûr, en voilà d'ailleurs une que j'ai découverte il y a peu de temps et qui si situe dans le quartier de Cihangir.
Sur les murs de l'établissement ou entre les tables, quelques chats se promènent librement et se faufilent entre les pieds des clients. Kaktüs est un café qui sert toute sorte de boissons chaudes et froides mais aussi des salades, divers plats copieux et des petits déjeuners gourmands. Quelques desserts (maison) font aussi parti du menu.
Une terrasse, installée sur le trottoir et encadrée de quelques arbustes, permet de profiter des rayons du soleil en toute intimité. Vous l'aurez compris, Kaktüs est un petit café bien sympathique où l'on aime s'accorder quelques minutes de détente dans le paysage urbain de Beyoğlu.
Kaktüs
Cihangir Caddesi N : 16/A
Cihangir
Tel : 243 57 31
Par Marie-France,
mercredi 9 juillet 2008 à 08:34 ::Mes sorties
La prochaine fois que j’entends dans la bouche d’un ignorant des bévues au sujet de la Turquie et de son entrée dans l’Europe, je n’userai pas de ma salive, je l’amènerai directement à Cahide. Au milieu des paillettes, des plumes, des drag queens, des travestis, des serveurs déguisés en effigies de Jean-paul Gaultier, j’ose espérer que cette personne - qui prétendait tout savoir sur la Turquie - reverra ses jugements.
Si ce n’est pas le cas, je la glisserai alors au milieu des kokoş qui n’ont de naturel que leurs pieds, et des métrosexuels qui se baladent toujours avec leur portable et leur paquet de cigarettes à la main. La musique techno et la fumée des cigares aidant, je montrerai que la Turquie n’est pas seulement ce que l’on veut bien montrer sur les chaînes TV internationales. La Turquie a aussi cette facette avant-gardiste, bien souvent mise en sourdine alors qu’elle est encrée là, dans la capitale culturelle du pays.
Après un repas en plein air ponctué de meze, dans ce restaurant-cabaret de Maçka, il est d’usage de se lever de table et de faire place à la jeunesse istanbuliote qui arrive en masse peu avant minuit. Robes sexys, talons aiguilles, maquillage à outrance : Les jeunes femmes turques sont prêtes pour une longue nuit d’ivresse entre ami(e)s.
Au milieu de la foule, quelques jeunes femmes voilées qui ne semblent éveiller la curiosité de personne, elles s’amusent elles aussi et dansent librement entourées de copines. De nombreuses jeunes femmes viennent en groupe pour assouvir leur soif de frasques avant leur mariage, une sorte de kina gecesi contemporaine.
Parfois, la foule s’arrête de danser et de chanter dans ce décor diapré et rococo afin de regarder le spectacle cabaret exécuté par des danseurs professionnels et des travestis. Le tout ne manque pas d’humour et se tourne lui-même en dérision.
Adulé par la jeunesse aisée, Cahide est un lieu alambiqué vraiment à part. Un rendez-vous nocturne occidental aux accents orientaux, où l'on passe une soirée pleine de fantaisie et de surprises, un antidote certain au traditionalisme réccurent et aux éteignoirs...
Cahide Cabaret
Kadirgalar Caddesi, Maçka Parkı Istanbul
Tel : 219 65 30
Par Marie-France,
mercredi 18 juin 2008 à 11:03 ::Actualités
Alors que pour certains le petit-déjeuner dominical prenait l’allure d’un brunch en célébrant la fête des pères, pour d’autres il s’agissait d’un événement crucial à ne pas rater. Dimanche matin, le 15 juin dernier, ils étaient plus d’un million cinq cent mille lycéens en Turquie à se présenter aux épreuves de l’ÖSS, Öğrenci Seçme Sınavı, pour 195 minutes de QCM.
Entrée de l'université de Droit de Beyazit - Istanbul
En France, on apprend aux lycéens à réfléchir longuement et à disserter des heures sur des sujets du BAC, mais en Turquie on demande aux étudiants d’être rapides et d’avoir une mémoire très développée. Mathématiques, histoire, géographie, biologie, langues étrangères, autant de matières traitées pour determiner quelle sera l’université qui leur permettra de poursuivre des études supérieures.
Cet examen ne repose pas sur de simples questions auxquelles il faut répondre par oui ou par non, ce sont surtout des solutions d’équations à retrouver, des villes à placer sur des cartes vierges, des schémas d’expériences qui permettent d'en sortir une formule. Il y avait cette année parmi les questions les plus simples :
(4,9 / 0,49) + (0,1 / 0,01) = ?
A)11 B)20 C)50 D)59 E)110
Vous avez trouvé en moins d'une minute sans utiliser la calculatrice ? Bravo ! Pour ma part euh... Laissez moi reprendre un ou deux cafés ;)
Tous les lycéens turcs de dernière année preparent l’ÖSS depuis le mois de septembre 2007, et les dershane (classes de cours privés) ne désemplissent pas, et épongent même les économies des familles turques. Autant vous dire que, chaque année, la pression est grande pour ces millions de lycéens remplis d'espoir.
Les résultats de cette épreuve d'entrée aux universités turques seront connus d’ici un mois, en attendant les lycéens de dernière année peuvent décompresser et partir en vacances.
Si certains parmi vous ont déjà passé l'ÖSS, dites-nous dans les commentaires vos impressions à ce sujet...
Par Marie-France,
mardi 29 avril 2008 à 12:40 ::General
Alors que certains s’appliquent à étaler du beurre sur leurs tartines de pain grillé pour les tremper ensuite dans grand bol de café au lait, d’autres à 3000 kilométres s’efforcent de découper concombres et tomates de façon homogène.
Et oui, nous avons beau habiter tous sur la même orange bleue, dès qu’il s’agit du jour de congé tant attendu, chacun conçoit son programme selon sa culture mais aussi selon ses goûts.
Aussi, vous êtes vous déjà demandés ce que faisaient les turcs (Istanbuliotes) le dimanche ? A en croire leurs yeux cernés dès le lundi matin, on peut conjecturer que les turcs sont plutôt actifs et qu'ils ont de quoi occuper leurs heures creuses...
Le petit déjeuner c’est sacré : Tous les nutritionnistes sont d’accord sur ce point, et surtout les turcs. Ici, on prépare un vrai festin dès que la famille est levée. Thé, fromages, olives, concombres, tomates, quelques simit ou tranches de pain grillées, des börek. C’est le brunch attitude, d’ailleurs, on prend souvent son petit déjeuner tard, c’est pourquoi il est bon de sortir en ville dès le dimanche matin en Turquie : Personne sur les routes avant 13h, un vrai bonheur !
Le Bosphore, c’est un échantillon de vacances. Dès le début de l’après-midi, c’est la ruée vers l’or bleu. On prend d’assaut tous les cafés qui ont une vue sur le Bosphore ou une terrasse. On savoure son Kahvaltı (petit déjeuner, sur les menus turcs, cela signifie aussi assiette composée) souvent en famille et entre copains et on sirote çay sur çay. Pour que le tout soit réussi, ne pas oublier les acolytes : Les journaux !
La grande sortie préférée des familles turques, ce sont les centres commerciaux (oui c’est ouvert le dimanche de 10h à 22h). Shopping, déjeuner, courses, dedikodu, c’est la cavalcade. Les cartes de crédit chauffent, l’oxygène (tout comme la lumière naturelle) manque, mais peu importe : Plus c’est bruyant, mieux c’est...
Les turcs sont un peuple de nomades, ils aiment être en clan mais ils aiment avant tout avoir leurs postérieurs posés sur la terre de leurs ancêtres. Pique-nique en famille, mangal (barbecue) improvisé sous une forêt de pins artificiels ou tout près de la route. L’important, c’est d’être dans une pseudo nature. Oui la forêt est dénudée, oui ils sont à moitié dans le fossé, oui ils s’arrangent pour être à côté de leur véhicule et de leurs voisins. Pour vivre heureux, vivons groupés...
Le travail c'est la santé, et qui ne rêve pas de la préserver ? Inutile de répéter qu'un grand nombre de boutiques, bars, restaurants sont ouverts le dimanche à Istanbul. Aussi, il faut bien des courageux pour s'activer derrière les comptoirs. Les ouvriers pavent les rues, les menuisiers s'activent dans les maisons, les vendeurs recoivent les clients avec le sourire. Dimanche serait-il finalement un jour comme les autres ?
Pourquoi manifester la semaine alors qu’on travaille ? Les turcs sont tellement consciencieux dans leur boulot qu’ils manifestent le dimanche sur Istiklal Caddesi lorsqu'ils ne sont pas de corvée. Ainsi, les enfants font parti du cortège et on ne perdra pas une journée de salaire. Le dimanche on proteste, on est pour ou contre quelque chose, et le lundi on reprend le cours de la vie. Pendant que les salariés frottent leurs semelles sur les pavés, les patrons eux, se frottent les mains... Amis français, suivez l’exemple !
Et puis parfois, il est tout de même bon de rester à la maison. Mais dans ces cas là, même si le poste de TV est allumé, impossible de suivre un soupçon d’émission. Les amis ou la famille ne vont pas tarder à passer. Vite, le thé doit être prêt en grande quantité. Il faut aussi s’activer dans la cuisine afin qu’il y ait toujours quelque chose à offrir pour grignoter.
Travail, manifestation, cuisine, shopping... Mais qui a dit que les dimanches devaient être des jours chômés ?
Je me demande, aujourd’hui encore, comment se fait-il que mes parents ne m’aient pas ramenée de force en France après toutes les horreurs qu’ils ont pu entendre à propos de la Turquie.
J’avoue, j’avais pourtant fait fort à un moment en vivant dans une ville où je ne connaissais pratiquement personne, où je parlais à peine la langue du pays et en ayant un petit ami turc musulman...
Quand ma maman disait que sa fille vivait en Turquie, certaines personnes s’ébahissaient et la questionnaient naïvement : “Mais elle n’a pas peur ?” “Elle vit avec un turc ? Moi j’ai une amie qui était mariée avec un turc et ce dernier la battait….” Quant à mon père, on lui parlait des trafiquants de drogue, du port du voile forcé, et je ne sais plus trop quoi encore.
Des préjugés, des images de Midnight Express encrées dans la tête de tous les étrangers, des femmes turques voilées au journal TV, des convictions non fondées, des imbroglios depuis le 11 septembre : Tout ceci véhicule malheureusement une mauvaise image de la Turquie.
Pourtant, ceux qui se sont déjà rendus ici savent très bien que la Turquie ne se résume pas qu’à cela. C’est aussi un peuple hospitalier, des églises qui côtoient des mosquées, des jeunes filles courtement vêtues qui se balladent dans la rue librement, des paradoxes à chaque coin de rue, ATATÜRK, l’attachement d’un people pour son pays et ses valeurs, des gens qui travaillent humblement sans pour autant se plaindre, des familles (trop) protectrices, des amitiés soudées...
J’ai conscience qu’Istanbul est une grande ville qui ne reflète pas forcément les mentalités extramuros, et que tout n’est pas idyllique non plus, comme partout ailleurs. Je n’ai jamais fait de tour dans les prisons aussi je ne pourrais vous dire ce qu’il s’y passe, je ne connais pas le nombre de femmes battues ou violées car tout comme les chiffres du SIDA, ce sont des chiffres noirs, qu’on cache. Je connais aussi l’article 301 qui menace la liberté d’expression et qui m’oblige parfois à faire de l’auto-censure sur ce blog.
Rien n’est parfait, il y a beaucoup de choses à améliorer, mais n’est-ce pas le cas de la France ? Des Etats-Unis ? De l’Europe toute entière ?
Je reçois certains jours des emails où l’on me demande s’il est prudent d’emmener ses enfants à Istanbul, si c’est une ville d’insécurité. Et vous savez-quoi ? J'ai plutôt envie d'en pleurer que d'en rire.
Quand j’ai mis pour la première fois mes pieds en Turquie, je ne connaissais rien du pays. Je n’avais personne dans mon entourage qui y était allé. Je suis donc arrivée en "terrain neutre", et ce que je pense aujourd'hui de la Turquie ne m’a pas été inculqué par quiconque mais au contraire enseigné par ma propre expérience. J'ai posé mes valises en Turquie, parce qu’ici, je me sens bien, les gens sont polis, les jeunes se lèvent pour céder leur place dans le bus, on ne laisse jamais un touriste perdu regarder sa carte bien longtemps, on vous ramène les téléphones portables quand on les oublie dans un bus ou dans un taxi, la police est respectée, on ne voit pas beaucoup de gens qui dorment sous les ponts, on vous proposera toujours l’hospitalité, en cas de soucis vous pourrez compter sur des gens que vous connaissez à peine.
Je m'arrête là, la liste risquerait d'être longue...
Ce qui m'attriste le plus, c'est de savoir que les destructeurs de la Turquie n'ont, pour la plupart, jamais mis les pieds ici. Ils pensent que leur science infuse les autorise à fustiger un peuple qui ne demande qu'à être compris, qu'à être accepté.
Apprendre à aimer l'autre avec ses qualités, ses défauts et ses démons, ne devrait-il pas, pourtant, être le but d'une vie ?
10.000 YTL (environ 5.260 €) c’est une belle somme, je ne pensais pas que des familles turques étaient prêtes à payer ce tarif là pendant plusieurs années afin que leurs enfants suivent un enseignement francophone. De même, quand on pense qu’à ces dépenses se rajoutent les frais des dersane (cours privés) pour préparer le QCM de l’ÖSS (Öğrenci Seçme Sınav : QCM d’entrée aux universités turques), l’enseignement privé coûte très cher une fois le concours d'entrée réussi pour le lycée.
J’ai eu la chance, deux matinées entières, d'être jury pour la section scientifique du lycée francophone Notre Dame de Sion la semaine dernière. J’ai vu défiler plus d’un douzaine d’élèves qui devaient disserter oralement pendant une demi-heure sur deux sujets : Une expérience de chimie ainsi qu’un mode d’emploi d’un thermo-relieur.
L’enceinte de ce lycée ressemble à celle d’un bâtiment britanique avec de belles fioritures en bois, la cafétéria a d'ailleurs l'allure d'un pub. J'ai pris un réel plaisir à rencontrer tous ces jeunes turcs (17-18 ans) qui apprennent la langue de Molière. J’ai gardé en tête quelques extraits que j'aimerai partager avec vous. La franchise des lycéens turcs (qui pourrait passer pour de l’insolence en France) ainsi que les fautes de français commises nous ont fait passer de bons moments. Je n’oublie que notre langue est vraiment difficile à apprendre et je tire très sincèrement mon chapeau à tous les turcs qui s’y collent....
Ecoliers, Cappadoce
Petites erreurs de prononciation...
L'élève : On met l’eau sur le feu, on attend l’ébullition puis on baise la température. Le Jury : On quoi ? L'élève : On baise la température. Le jury : Mademoiselle, “le mot “baisser” prend deux s ! L'élève : Pardon...
Les erreurs de traduction Le jury : Que fait-on avec une éponge ? L'élève : Je ne sais pas ce qu’éponge veut dire. Le jury : Je vais vous aider, si je renverse mon café sur la table, je vais avoir besoin d’une éponge... L'élève : Ah oui, une éponge c’est jaune, ça sert à effacer l’eau.
Rq : Effacer et éponger se dit “silmek” en turc.
La franchise turque Le jury : Vous trouvez ce sujet intéressant ? L'élève : Non ! Le jury : Pourquoi vous n’avez pas votre uniforme, vous ne pensez pas que c’est important ? L'élève : Non ! Le jury : Pourquoi ? L'élève : Parce que j’aurais beau porter une belle chemise et les cheveux attachés, ça ne veut pas dire que je travaillerais mieux. Ce qui compte c’est le travail, pas l’habit.
Amalgame L'élève : Alors yani, vous chauffez l’eau yani, vous remplissez le récipient yani et vous allumez le feu yani...
L’humoriste L'élève : Pour moi ça, c’est le physique fantastique. Le Jury : Le physique ou la physique ? Merci pour le compliment en tout cas ! L'élève : Pardon, la physique... Bon de toute façon je n’ai rien compris au sujet et puis vous êtes françaises alors autant parler français ensemble, parlez-moi un peu de vous, je vous écoute...
* "Fransiz kalmak" est une expression qui signifie mot à mot "rester français". On l'utilise quand on veut dire qu'on ne comprend pas le sujet dont on parle. On dit "rester français" plutôt que "rester hollandais" ou "rester italien" car il y avait de nombreux aristocrates français ou francophones autrefois à Istanbul.
Par Marie-France,
vendredi 22 février 2008 à 09:10 ::Mes vidéos
Şahan GÖKBAKAR est l'acteur principal et le co-scénariste du film
Il aurait besoin d’une épilation intégrale, d’un peu de finesse d’esprit et d’un brin de délicatesse... Mais il faut croire que les femmes turques aiment les hommes machos car Recep IVEDIK connaît déjà un succès fou ici ! Le film sort aujourd’hui en Turquie et risque de faire salles combles pour plusieurs semaines. Recep IVEDIK fera-t-il de l'ombre au film GORA qui a connu en 2005 un réel triomphe en Turquie ?
Pas besoin de comprendre le turc pour visionner la bande annonce ci-dessous tant la gestuelle est capitale.
A vos fous rires, prêts ? Visionnez !
Par Marie-France,
mardi 12 février 2008 à 08:58 ::Lecture
Dans le magazine Saveurs actuellement en kiosque, un article très intéressant vient de paraître sur l’épicerie fine Levant & co située à Paris dans le 5éme arrondissement et ouverte depuis 2006. L'article est agrémenté de quelques recettes sucrées et salées qui ont l'air délicieuses et faciles à réaliser.
Inutile de se rendre à Istanbul si vous souhaitez découvrir la cuisine turque, vous pourrez désormais assister à Paris aux ateliers de cuisine proposés par Idil et Selim (tous deux originaires d’Izmir). Ainsi, vous repartirez avec le ventre plein, les poches remplies de recettes turques (şekerpare, pilav, köfte), et pourquoi pas quelques produits vendus sur place (huile d’olive de la région Egéenne, épices, bocaux gourmands..).
Pour tout renseignement, s’adresser ici :
Boutique LEVANT & CO
24, rue Pascal 75005 Paris
Métro : Gobelins ou Censier Daubenton (ligne 7)
Tél : 01 43 31 83 75 / Fax : 01 43 31 62 54
info@levant-co.com
Ouvert du mardi au samedi : 10h00-19h30
et le dimanche : 10h30-14h30
Fermeture le lundi
Par Marie-France,
jeudi 31 janvier 2008 à 09:45 ::General
Gianni et Donatella VERSACE, Domenico DOLCE et Stefano GABBANA, Dean et Dan CATTEN... La mode serait-elle une affaire de duo ?
Les deux soeurs Turques, Ece et Ayse EGE, n’échappent pas à cette régle et ont eu raison de rassembler leur talents et leurs compétences en 1992 en créant la marque DICE KAYEK. Premier mini-défilé à Paris couronné par les professionnels de la mode, première boutique dans le quartier du Marais, il n’est pas surprenant de constater l’ascension de cette marque de haute couture et de prêt-à-porter sur l’hexagone et à l’international depuis plus d'une dizaine d'années.
Grâce à Gwyneth PALTROW, à Uma THURMAN ou encore grâce à Sofia COPPOLA, les créations d’Ece EGE sont portées devant les projecteurs. Chaque nouvelle collection est attendue avec impatience. Bercée entre l’ex-Empire Ottoman et les maisons de couture parisiennes, Ece est une styliste multiculturelle. Les silhouettes de ses vêtements sont féminines sans pour autant être vulgaires, les teintes sont neutres mais lumineuses, les matières ne sont jamais disparates. Lignes pures et graphiques : Le père Joaillier de ces deux femmes leur aura transmis l’art du beau et de la finesse.
Mais comme chacun le sait, nul n’est prophète en son pays... Et il aura fallu attendre l'année 2007 pour que les créations de DICE KAYEK soient en vente en Turquie, dans le magasin de luxe Harvey NICHOLS. Cependant, nul besoin d'aller user vos talons hauts sur le bitume si vous souhaitez acquérir quelques jupes ou robes de la créatrice, vous trouverez aussi quelques modèles en vente sur Internet.
La vie est parfois singulière : On peut côtoyer des gens des années sans qu’ils nous laissent des traces ou bien croiser une personne quelques heures et s’en souvenir une vie entière. Un geste, une parole, un simple sourire ou encore même une larme peuvent vous marquer d’une empreinte indélébile.
Un jour le téléphone sonne et la voix que vous entendez vous émeut. Elle vous replonge dans un coin isolé de la Mer Noire...
Au bout du fil, Meçit, cet homme plein d’énergie au regard vif qui nous avez reçus chez lui dans son village d’Olucak cet été. Nous savions que lui et sa femme allaient rentrer sur Istanbul pour l’hiver et nous leur avions promis d’aller les voir. L’invitation était lancée.
Ce dimanche, c’est Kenan, un des cinq enfants de Meçit qui est venu nous chercher à la gare de Bayram Paşa.
Dans la voiture, Kenan commence par nous dire que ses parents lui ont beaucoup parlé de nous, et que son père et sa mère considèrent à présent qu’ils ont 7 enfants, : leur 5 enfants plus Frédéric et moi. Arrivés à l’appartement, les retrouvailles sont riches en émotions, nous retrouvons Meçit et son épouse comme le jour où nous les avions laissés : Plein d’entrain, la mine rosée. Ils nous serrent plusieurs fois dans les bras et Meçit prononce chaleureusement Kızım (ma fille) en m'étreignant. Autour d’eux, leur fils, son épouse et leurs trois enfants nous accueillent avec autant d'enthousiasme.
Nous leur offrons quelques cadeaux qu’ils jettent dans un coin de la pièce. Le ton est donné : Ce n’est pas nos offrandes qui les intéressent, c’est nous. On nous sert le thé, des çiğ börek (chaussons frits) au fromage ainsi que des gâteaux. J’apprends que Meçit et sa femme ont 15 petits-enfants et 4 arrières-petits-enfants. On discute pendant des heures tout en prenant des nouvelles des gens du village. La télé est allumée dans un coin du salon mais personne ne la regarde, elle sert de bruit de fond comme dans beaucoup de maisons turques quand des invités sont là.
Vient ensuite les surprises : des noisettes de la Mer Noire qu’ils cassent devant nos yeux.
Nous sommes touchés par les soins qu’on nous porte, toute cette gentillesse nous émeut. Frédéric et moi comprenons l’essence même du mot misafirlik.
Il est écrit dans le Coran que refuser de donner l'hopsitalité à des gens est le plus grand des crimes. Nous en avions déjà eu une belle illustration en Mer Noire, et il suffit que je mette les pieds dans une famille turque qui a peu de moyen pour que je me rende compte qu’il n’y a pas plus gentil et accueillant que le peuple turc.
L'hospitalité agit ici comme un baume au coeur : Inutile d'aller chercher plus loin le remède à tous nos maux...
En dehors des pâtisseries turques aux saveurs orientales que l’on connait (Baklava, lokma), il existe une multitude de petits gâteaux salés comme sucrés qui accompagnent à merveille le çay (thé) turc.
Rien n’est plus facile que de trouver des kurabiye (biscuits) sur votre chemin en allant rendre visite à des amis. Si vous avez envie de cuisiner une gourmandise pour finir un repas en toute légéreté ou pour tenir compagnie à votre tasse de thé ou de café, voilà une recette turque qui vous séduira tant par sa simplicité que par sa dégustation !
Havuç tatlısı Petites bouchées à la carotte
Ingrédients (pour une douzaine de douceurs)
2 verres de carottes rapées
1 verre de sucre
15 à 20 biscuits style petit beurre
1 verre d’eau
Noix de coco râpée
Réduire en poudre ou en petites miettes les biscuits. Réserver.
Dans une casserole verser le sucre, les carottes et l’eau, faire cuire à feu doux une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Les carottes doivent être cuites quand vous retirerez la casserole du feu.
Sans égoutter, mélanger cette préparation aux miettes de biscuits. Vous devez obtenir une pâte consistante genre pâte à choux. Si la pâte vous semble trop humide, ne pas hésiter à rajouter des miettes de biscuit. Laissez tiédir.
Dans une assiette, verser la noix de coco. A l’aide d’une cuillère à soupe, prendre des petites quantités de pâte (de la taille d'une noix) et rouler le tout dans la noix de coco afin d’obtenir des petites boules.
Mettre au frais et servir en dessert ou en accompagnement d’une boisson chaude ou froide.
J’ai trouvé ces bouchées délicieuses, le tout avait d'ailleurs un goût de marron. Cependant la recette est un peu sucrée à mon goût, la prochaine fois je ne mettrais qu’un demi-verre de sucre.
Cette recette est issue d’un livre que je consulte régulièrement, une bible pour apprendre la cuisine turque facile et économique. Les mesures sont indiquées en verres, en tasses de thé ou tasses à café. Si vous ne parlez pas le turc, il existe de nombreux sites de cuisine où vous trouverez des recettes turques traduites en français.
Par Marie-France,
jeudi 6 décembre 2007 à 09:07 ::Lecture
Ô, comme je regrette que cet ouvrage n’ait été publié qu’en 2006. Il m’aurait vraiment servi auparavant. C’est une véritable bible (en anglais) pour tous ceux qui désirent s’installer et vivre en Turquie.
Plus de 600 pages dans lesquelles vous trouverez des informations générales sur la Turquie, des informations pratiques (comment installer le téléphone, le gaz, comment ouvrir un compte en banque, comment louer un appartement), des bonnes adresses (baby sitting, écoles, traiteurs), des mots clés turcs.
Si vous vous demandez où vous faire soigner, où trouver des adresses d’agents immobiliers, des centres commerciaux, des bouquins en Français... Les réponses sont forcément dans ce livre et organisées par chapitres et par thèmes.
Disponible dans pas mal de librairies turques, mais aussi sur le net.
A HANDBOOK FOR LIVING IN TURKEY
Pat YALE
Çitlembik / Nettleberry Publications, 2006
581 pages
Ce samedi 10 novembre, à 9h05 précises, les sirènes ont résonné dans les villes turques. Les passants se sont arrêtés de marcher, tout comme les voitures de rouler. La Turquie commémorait la mort de Mustafa Kemal ATATÜRK. A Ankara, des milliers de personnes se sont rassemblées autour du mausolée du fondateur de la Turquie moderne. Une journée de recueillement national, quoique...
Hasard du calendrier, le 10 novembre fût aussi le jour de l’enterrement de vie de jeune fille d’Aksu, une amie qui se marie dans moins d’une semaine. Samedi soir, nous étions ainsi plus d’une dizaine à nous retrouver pour une soirée bien frivole entre filles. Soirée qui n'aurait sûrement pas été possible si Mr. ATATÜRK n'avait pas existé.
Aksu, la future mariée
Connaissez-vous beaucoup de pays musulmans où les femmes ont autant de libertés qu'en Turquie ? Voilà d'ailleurs ce qu'ATATÜRK a prononcé peu après qu'il ait accédé au pouvoir : "Une société se compose de femmes et d’hommes. Est-il alors possible qu’une partie de cette société évolue, que l’autre soit négligée, et que l’ensemble progresse?” Et c'est ainsi qu'en 1926 en Turquie, les femmes ont acquis des droits identiques à ceux des hommes.
Mais revenons à nos moutons ! Samedi soir, il y avait de quoi manger et de quoi boire, étant donné que chaque fille avait apporté une de ses spécialités culinaires.
Inutile de vous dire que ce fût une soirée interdite aux hommes où nous avons beaucoup ri, surtout en faisant quelques dedikodu croustillants. Pour le dessert, Başak avait choisi un gâteau très original comme on en trouve dans les bonnes pâtisseries d’Istanbul. Nous avions prévu quelques cadeaux rigolos pour Aksu, la future mariée.
A gauche mon amie Başak
La Kina Gecesi (nuit de l’henné) devrait se dérouler cette semaine, tout dépendra du planning de la future mariée. Vivement le mariage qui se déroulera sur deux jours et dans deux villes différentes... Avec cette fois-ci, la présence des hommes bien sûr ;-)
La pendaison de crémaillère d’une amie, un après-midi troc à la maison entre copines : Autant de bonnes raisons pour mettre le nez dans les fourneaux ce week-end et dégoter deux recettes turques qui utilisent des ingrédients que l'on peut trouver partout. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis des recettes de cuisine en ligne, aussi voici de quoi satisfaire tous les gourmands !
Zeytinli Mücver Beignets de courgettes aux olives
Cette recette provient d'un magazine turc (lezzet) que j’ai feuilleté un jour dans un café.
Faciles à cuisiner, économiques, rapides, ces petits beignets se dégustent en entrée ou en apéritif. Les turcs en mangent souvent, nature ou au fromage. Les miens sont aux olives noires. A vous de tester !
Ingrédients
1 kg de courgettes
1 bouquet de persil ou aneth
Une quinzaine d’olives noires coupées en petits morceaux
2 oignons
4 oeufs
100 g de farine
Huile d’olive (environ 90 ml pour la cuisson)
Sel, poivre, paprika en paillettes
Eplucher et râper les courgettes et les oignons, puis bien les essorer dans un linge propre.
Battre les oeufs et ajouter petit à petit la farine. Verser ensuite le sel, les épices, l'aneth (ou le persil), les olives puis les courgettes et les oignons râpés.
Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Quand elle est bien chaude, faire cuire des petites quantités de pâte à beignets (une cuillère à soupe bombée de pâte = un beignet) et faire dorer de chaque côté.
Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
Ces délicieux beignets peuvent se manger froids ou chauds.
Cevizli elmalı alinda Keki Gâteau aux pommes, noix et cannelle
J’ai trouvé cette recette dans le journal Hürriyet il y a quelques mois de cela. Ça va devenir un de mes classiques ;-) Idéal pour accompagner un verre de çay par ces journées de pluie automnale.
Ingrédients
4 oeufs
2 verres de sucre (je n'en ai mis qu'un)
1 verre de noix concassées
2 pommes (golden)
2 cuil. à café de cannelle + 1 pincée de sel
1 paquet de levure
2 verres de farine
Rq : Dans la plupart des recettes turques, les mesures sont données en verre, en tasse de thé ou café.
Préchauffer le four à 175 degrés.
Éplucher les pommes et les râper.
Battre les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse, ajouter la farine, les pommes râpées, les noix, la levure, le sel et la cannelle. Verser la préparation dans un plat et enfourner 40-45 minutes.
Laisser refroidir avant de démouler.
Servir comme tel ou avec un nappage au sucre blanc + eau.
Si vous aimez les desserts bien fondants, vous pouvez ajouter à cette recette une ou deux pommes.
Fondant à souhait, ce gâteau est un délice. L'essayer, c'est l'adopter !
Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une soirée VIP et le champagne commençait terriblement à me manquer. Aussi, quand j’ai reçu dans ma boîte e-mail une invitation pour le lancement des semaines de la Mode Italienne (Italian Style), je n’ai pas pu décliner une telle convocation.
Défilé de mode, verres de vin, buffet italien, paparazzi, stars turques, on pourrait penser que c’est tout le temps le même synopsis sauf que non, il y avait cette fois des gens très haut placés que je voulais absolument rencontrer. Voir et être vue, telle était ma devise de la soirée.
En costume gris, le Directeur des magasins de luxe VAKKO
La réception a eu lieu à HARVEY NICHOLS dans le centre commercial de Kanyon hier soir. C’était bizarre d’assister à un cocktail au milieu des stands de cosmétiques CHANEL et Christian DIOR. Nous avons admiré de belles parures de couturiers italiens. De BRIONI à MISSONI, une belle mise en scène autour du luxe.
Des bulles plein les yeux pour Onur et moi
Quand il s’agit de faire chic et raffiné, les italiens sont assurément maîtres en la matière. Ainsi, on pardonnera aux organisateurs le champagne en cannette servi avec des pailles, la Dolce vita tolère certains faux pas...
Par Marie-France,
mardi 4 septembre 2007 à 09:55 ::Actualités
Après avoir fait escale dans 54 villes du monde, la célèbre parade des vaches broute actuellement dans les rues d’Istanbul. De Taksim à Maslak, vous en trouverez un peu partout.
Il ne s’agit pas bien sûr de vraies vaches... Celles dont je vous parle sont en plastique. Chaque vache est sponsorisée par une ou plusieurs sociétés turques et a été customisée par un artiste (designer, architecte..).
Pour s’en procurer une, rien de plus facile. Il vous suffit de verser la modique somme de 2.500 $... et d’avoir un peu de place chez vous !
L'argent sera reversé à une association à but non lucratif.
Faites vite votre choix car la cow-parade partira en transhumance à partir de fin septembre.
Par Marie-France,
mercredi 29 août 2007 à 09:29 ::Actualités
Jeudi c'est férié en Turquie, le prochain billet sera publié vendredi matin !
Il fallait s’y attendre... Après la victoire écrasante de l’AKP (Parti de la justice et du développement) aux dernières élections, Abdullah GÜL a été élu hier Président de la République Turque par la Grande Assemblée Nationale.
Né en Cappadoce, âgé de 56 ans, Abdullah GÜL, contrairement au Premier Ministre Recep Tayyip ERDOĞAN, a tous les atouts pour représenter la Turquie : Docteur en économie, il parle couramment l’anglais et l’arabe, père de 3 enfants, il a été Député, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangéres, Porte-Parole du gouvernement.
La cravate rouge qu’il porte souvent dénote sa vivacité et son charisme.
Oui mais voilà, il ne faut pas oublier les valeurs d’ATATÜRK. La Turquie est un pays laïc, où le port des signes religieux est interdit dans les administrations et les institutions. On critique alors vivement l'épouse du 11éme Président de la République qui porte le voile. Oui, Abdullah GÜL est islamiste modéré et se défend contre les critiques : “Ce n’est pas ma femme qui va gouverner, mais moi”. Hayrünnisa GÜL, qu’il a épousée alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans, se fait d’ailleurs très discrète et a fait appel a un styliste turc installé à Vienne afin qu’il redessine et modernise ce voile, objet de tant de blâmes.
Hayrünnisa et Abdullah GÜL
Hier, Abdullah GÜL a prêté serment sur la Constitution et a juré de rester fidéle aux valeurs de la République et à la démocratie. L’armée, qui défend les valeurs kémalistes, garde un oeil ouvert sur le nouveau gouvernement, sans pour autant penser à un nouveau coup d’état. Si elle intervient au lendemain de cette élection, cela voudra dire qu'elle s’oppose à une nation toute entière...
Depuis que l’AKP est au pouvoir, on constate une réelle stabilité de l’économie en Turquie. Et n’oublions pas que le pays se bat pour rentrer un jour dans l’Union Européenne.
L’ombre d’ATATÜRK ainsi que les forces armées turques plâneront donc au dessus de la tête du nouveau Président, qui n’aura pas le droit au faux pas.
Gül signifie d’ailleurs “la rose” en turc, il ne nous reste plus qu’à espérer que ce soit une rose sans épine...
S'il vous plait pas de propagande politique ni de commentaires aigris sur mon blog, il y a d'autres sites pour ça !
Par Marie-France,
jeudi 23 août 2007 à 09:57 ::Mer Egée
Plage si calme, et pourtant...
Avant de partir à Çeşme, nous avons passé 3 jours sur la péninsule de Gallipoli, avec deux amis à Fred (Olga et Timur) venus spécialement de Russie pour passer leurs vacances avec nous.
Nous avions réservé une pension près d’Eceabat. A moins de 5 heures de route d’Istanbul, cette destination permet de passer un long week-end au bord de la Mer Egée.
A gauche nos amis Olga et Timur
Nous étions là-bas pour nous détendre, cependant, impossible de faire l’impasse sur certains lieux qui commémorent les tristes combats qui ont eu lieu lors de la première guerre mondiale.
La péninsule de Gallipoli (ou Gelibolu) est malheureusement connue pour le débarquement franco-britanique et la bataille des Dardanelles.
Nous avons visité le cimetière français (perte de 50.000 soldats) et le cimetière britanique (200.000 pertes). Les forces armées européennes voulaient alors anéantir l’Empire Ottoman, le but étant de se rendre ensuite vers Istanbul. De très nombreux soldats ont trouvé la mort sur cette péninsule se trouvant pris au piège par les forces armées ottomanes.
Le cimetière français où sont enterrés de nombreux soldats inconnus
Mustafa Kemal (ATATÜRK) comptait parmis les commandants des forces armées turques, cette victoire lui a permis d’acquérir par la suite une grande notoriété dans son pays.
Lieu de commémoration et cimetière des soldats turcs
De nos jours, la péninsule est un lieu très fréquenté par les turcs et par quelques touristes étrangers. Les édifices sont là pour nous rappeler toutes les atrocités de la guerre et se souvenir de tous ces hommes morts, si jeunes, lors d'atroces batailles.
Par Marie-France,
mercredi 25 juillet 2007 à 09:44 ::Mes vidéos
Trop chaud (40 degrés annoncés) pour travailler. L'idéal serait d'écouter de la musique allongée sur la plage. J'en rêve... En attendant de pouvoir me détendre sur les plages de Çeşme, je vous fais partager quelques uns de mes coups de coeur turcs.
Par Marie-France,
jeudi 19 juillet 2007 à 11:10 ::Actualités
Les rues d'Istanbul en ce moment
Dans 3 jours, les turcs iront aux urnes afin d'élire un nouveau parlement. Bizarre d’aller voter en plein milieu des grandes vacances, les turcs sont d’ailleurs nombreux à avoir reculé leurs congés afin de pouvoir aller voter.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de politique en vous résumant le programme de chaque candidat, mais si vous souhaitez des informations plus détaillées sur ces élections, je vous conseille d’aller faire un tour sur le blog de Boris et John, sur le blog de Marie-Antide ou encore sur le blog de Guillaume.
Ce dont je voudrais vous parler, ce sont plutôt de ces petites anecdotes quotidiennes qui agrémentent les campagnes électorales. Commençons par planter le décor. Les rues des villes turques sont ornées de petits drapeaux aux couleurs des partis. Ça flotte de partout, on dirait qu’on se prépare pour un 14 juillet. Quoique j’ai remarqué que la plupart de ces fanions ont disparus dernièrement. La première année que je suis arrivée en turquie, c’était de la folie, il y en avait vraiment de partout ! Les élections seraient-elles synonymes de fêtes ?!
Ensuite, il faut supporter toute la journée les slogans scandés dans la rue grâce à des camions ambulants équipés de haut-parleurs géants (j'en ai compté 8 sur un camion). La plupart du temps, ce sont des musiques criardes qui nous poussent à fermer les fenêtres du bureau tant c’est insupportable. Les camions en question affichent fièrement la photo de leurs candidats, une vraie mascarade !
Jusqu’à présent, quand les turcs allaient voter, afin qu’ils ne puissent pas tricher en votant deux fois, on leur trempait leur index dans une encre indélébile. Ainsi, le lendemain des élections, on avait l’impression que tous les gens s’étaient coincés le doigt dans une porte.
Cette année, les électeurs turcs ne mettront pas un seul bulletin dans une enveloppe comme en France, ils auront un bulletin qui fera 2 métres de long avec les noms alignés de tous partis politiques et ils devront tamponner EVET (= oui) sur l'un d'entre eux.
Aux urnes et aux tampons !
Les candidats sont nombreux à émettre des tas de promesses irréalisables ou qui pourraient vraiment mettre toute une ville en péril. Un bel exemple de démagogie !
Hier, un ami me racontait qu’il trouvait que cette année les campagnes électorales étaient beaucoup plus "sages" qu’auparavant. Autrefois, les camions balançaient des tracts par la fenêtre, on en trouvait ainsi partout par terre. Un vrai désastre écologique.
Puisque je parle de tracts, ces derniers sont assez amusants, on y trouve parfois le numéro de portable de certains membres des partis politiques turcs. On peut les appeler pour poser des questions diverses. Sinon, on déniche aussi des caricatures, des tracts anti-propagande. Bref la liste est longue.
Une chose est sûre, c’est que je me rendrais bien dans un bureau de vote ce 22 juillet afin de voir de plus près comment ça se passe. Et comme des millions de turcs, je resterai ce dimanche soir devant mon poste de télévision afin de suivre les résultats tant attendus...
* Petit oubli de ma part, heureusement que Marie est passée par là (cf commentaires) pour me le rappeler : La vente d'alcool sera interdite toute la journée en Turquie ce dimanche 22 juillet, et ce jusqu'à la fermeture des bureaux de vote !
Par Marie-France,
vendredi 6 juillet 2007 à 09:09 ::Mes sorties
Si je vous dis que j’ai encore mis les pieds dans une soirée VIP, vous allez finir par penser que je commence à y prendre goût. Pourtant, c’etait dans un but purement professionnel que j’ai accompagné mon Directeur et son associé à une soirée organisée par le Groupe Borusan et par la société Numarine.
Nous étions sur l’île de Suada mercredi soir pour une seule raison : Visiter un nouveau yacht. La société pour laquelle je travaille souhaite construire ce genre de bâteau d’ici un an aussi nous sommes en pleine période d’observation et d'apprentissage...
Quelques photos prises à bord du yacht
Cette fois encore, j’ai vu du beau monde, le Directeur de Vakko, quelques familles turques célèbres sur lesquelles les paparazzi s’acharnaient. C'est dur d'être une star en Turquie !
Ces soirées se ressemblent finalement toutes, un décor travaillé, des milliers de serveurs, des sushis qui font office d’amuses-bouche, de l’alcool à gogo, les filles jouent à celle qui aura la plus belle toilette, quelques hommes n’ont pas pu s’empêcher de ressortir leur smoking du placard et fument le cigare, plusieurs groupes de musiques et DJ se succèdent. Et quand on quitte la soirée, on ne repart jamais les mains vides. Rien que du bonheur artificiel...
Imaginez... 15.000 tonnes d’acier qui sont lancées en mer. Un navire de 140 métres de long qui jusqu’alors n’avait pas encore mouillé sa coque dans l’eau. En anglais, on appelle ça un launching et c’est toujours un moment fort dans le monde maritime.
Onur, Frédéric et moi posant devant le 15.000 Dwt
Le navire ne met que quelques secondes pour descendre dans la mer, mais avant cela, il y a les dernières vérifications, les ouvriers et ingénieurs qui s’agitent et se faufilent sous le navire afin d’ouvrir les cales remplies de sable, on entend les sirénes des grues, les ouvriers assistent au spectacle avec leur famille. C’est toujours un grand moment.
Notre chantier naval est le seul de toute la Turquie à ne posséder qu'un rail de lancement
L’industrie navale est de plus en plus importante en Turquie, le pays occupe d’ailleurs la première place en Europe en ce qui concerne la construction de tankers de moins de 20.000 dwt. Sur le plan mondial, elle se situe dans le groupe des 3 premiers constructeurs de méga-yachts.
Samedi dernier, nous avons donc inauguré notre chantier naval en la présence de Ministres turcs et de nombreux invités. Nous avons ensuite lancé le premier pétrolier-chimiquier construit dans le chantier depuis sa création. Un Prêtre et un Imam ont tour à tour donné leur bénédiction au navire, et après quelques moments d’inquiétude, le bâteau est descendu à la mer. En raison des fortes chaleurs, le navire était collé au rail principal et il a fallu patienter quelques minutes et ouvrir de nombreuses cales avant que ce dernier ne décide de glisser. Après la mise à l’eau du pétrolier, nous avons assisté au keel laying soit la pose des blocs du deuxième navire sur la cale semi-sèche.
A gauche, un ouvrier qui sort rapidement de dessous la coque, à droite le keel laying du deuxième navire en construction
Ensuite, il ne nous manquait plus qu’à nous remettre de nos émotions autour d’un verre et de quelques canapés. Vers 20 heures, nous avons retrouvé nos clients et tous les ingénieurs pour une soirée sur le Bosphore, avec dîner, musiques turques, danseuse du ventre... C'est ce qu'on appelle les bons côtés du métier !
A noter que le navire restera à quai pendant 3 mois afin de finir l'intérieur (cables, équipements), ensuite on pourra procéder aux essais en mer et à la livraison du navire aux clients.
Gros plan sur les cales remplies de sables situées sous la coque, on les ouvre (parties jaunes) avant le lancement en mer
Par Marie-France,
jeudi 28 juin 2007 à 09:50 ::Actualités
Vendeurs d'eau - Taksim
Les vendeurs d’eau se frottent les mains en ce moment devant leur commerce florissant. Il faut dire qu’Istanbul et même la Turquie toute entière n’avaient jamais connu de telles températures. 44 degrés dans le sud de la Turquie le week-end dernier, 38 sur Istanbul. Le gouvernement turc a d’ailleurs donné trois jours de congés aux femmes enceintes et aux plus vulnérables. Tous les français immatriculés en Turquie ont reçu un email du Consulat ayant pour titre Alerte à la canicule avec quelques conseils à la clé :
- Boire 3 à 4 litres d’eau par jour (je fais une étude comparative des eaux minérales turques en ce moment),
- Fermer les volets (ça va être dur, la plupart des habitations d’Istanbul ne sont pas équipées de volets),
- S'informer des lieux climatisés proches si on ne dispose pas de climatiseur à domicile (pour mon cas, c’est les boutiques, j’habite près d’une grande avenue commerçante, ça tombe bien c’est les soldes),
- Eviter de sortir dehors pendant les heures les plus chaudes.
Il parait que cette vague de chaleur va s’atténuer dès demain, il vaudrait mieux car sinon je vais finir par sauter toute habillée dans les eaux bleues du Bosphore, que j'admire d'ailleurs avec envie tout en écrivant ce billet...
Par Marie-France,
vendredi 8 juin 2007 à 09:11 ::Mes sorties
Les familles aisées turques sont extrêment riches. Chauffeur, gouvernante, école privée, Jeep Mercedes, Shopping chez Gucci font partie du quotidien de milliers de turcs. Certains seront fascinés par ce milieu, voir envieux, moi pas. Quand on fréquente ces gens là, on s’aperçoit que tout tourne autour d’eux : Les sorties, leurs apparences, leurs physiques. En dehors de ça, c’est plutôt creux. La première fois de ma vie que j’ai rencontré des jeunes qui n’avaient pas besoin de travailler à 25 ans, car leurs comptes en banque étaient suffisamment fournis, c’est à Istanbul. Ça doit bien exister en France aussi, mais sûrement pas en si grand nombre. Les filles sont de vraies clones : Trop maquillées, trop blondes, trop fashion-victimes, trop bronzées... Pas de place pour le naturel !
Je dois vous l’avouer, Fred et moi nous nous sommes légèrement incrustés dans une soirée VIP mercredi soir. J’avais bien une invitation (qui n’a pas été contrôlée une seule fois à l’entrée) mais au départ, celle-ci était destinée au Directeur de la société qui occupait nos bureaux il y a xx années. Cet homme reçoit toujours du courrier à son ancienne adresse. N’ayant pas ses coordonnées, et n’aimant pas le gaspillage, je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer une opportunité pareille... Boire et manger gratuitement, ce n’était pas le but recherché bien sûr. A présent, tout ce que se rapporte au shopping de près ou de loin me concerne par rapport au projet que je suis en train de développer.
Kuruçeşme
La soirée était organisée par GOLDAS. Fondée en 1993 à Istanbul par le groupe Yalinkaya (qui regroupe 18 entreprises), cette société produit des bijoux en argent et en or (8 a 22 carats) et exporte sur cinq continents, soit dans plus de 45 pays. Chaque année, 5.000 nouveaux produits sont lancés sur le marché, en tout 12.000.000 d’unités sont produites par an. 60 boutiques en Turquie, 21 en Russie, 7 en chine, c'est bien connu, les bijoux sont les meilleurs amis des femmes !
Sur l'île artificielle de Suada
Pour le lancement de sa nouvelle ligne intitulée Derindenizler (au fond des mers), GOLDAS avait réservé l’île artificielle de Galatasaray (appelée aussi Suada) située sur le Bosphore, entre les deux ponts. Pour y aller, il faut emprunter une petite navette privée. L’endroit est magnifique, au milieu des flots, les pétroliers nous frôlent presque. Au programme, cocktail (alcool et mises en bouche) suivi d'un défilé de mode (bijoux) et d'une after-party.
Les mannequins étaient habillées de blanc, aussi les bijoux en or (que je ne pourrais sûrement jamais me payer) n’étaient pas forcément mis en exergue, les miss ne décrochaient pas un sourire, seule Azra Akın (miss monde 2002) se distinguait par sa grâce naturelle. C'est la jeune femme qui a les cheveux détachés sur la photo ci-dessous :
Je n’ai rien trouvé de très beau parmis les créations présentées... Mais la musique qui accompagnait le show était superbe.
A la fin du spectacle, un groupe d'electro-pop-jazz, composé de plusieurs musiciens et de trois chanteuses a pris le relais. J’ignore qui était en face de nous mais ces filles là avaient la pêche et vous me croirez ou non, Fred et moi étions les seuls à danser... La jet set ne sait décidemment pas s’amuser.
En repartant, nous avons avons admiré quelques parures de diamants, exposées dans des cages en verre fermées à double tours. Et là oh, surprise.. Les clés étaient restées sur un des présentoirs. Nous avons dû le signaler à un des organisateurs... Facile de s’incruster, aucun contrôle des sacs, bijoux faciles à voler.. Les gangsters des temps modernes ont loupé une belle occasion ce soir là !
Les clés sont sur le présentoir... Servez-vous, c'est gratuit !
Avant de quitter l’île, Goldas nous a gentiment remis un paquet dans lequel se trouvaient catalogues, brochures ainsi qu’un petit tour du cou en argent. Nous l’avons offert à notre concierge qui avait réceptionné notre nouvelle machine à laver pendant la journée. Elle semblait si heureuse ! Cette soirée s’est donc terminée sur ce sourire, en me prouvant encore une fois que le bonheur n’a rien avoir avec l’argent et les diamants, et qu'il vaut mieux immerger ses pieds que plonger sa tête entière dans un monde aussi superficiel...
Par Marie-France,
jeudi 7 juin 2007 à 09:16 ::Lecture
Si vous avez déjà passé quelques années en Turquie ou si vous souhaitez venir vous installer et travailler ici, ce livre est fait pour vous !
... A condition bien sûr de connaitre l’anglais car ce livre n’a pas encore été traduit dans d’autres langues. Son auteur est américain et il a passé un an en tant que professeur dans une école privée à Ankara. Il nous livre ses premières impressions, son installation, son carnet de voyages, ses difficultés avec la langue turque... Il dépeint son quotidien en Turquie, qui est bien différent - vous vous en doutez - de celui de son pays natal.
Certains passages sont émouvants, d’autres drôles, sans pour autant tomber dans les clichés. Entre ses soirées arrosées au Rakı, les réflexions de ses élèves sur sa vie privée et son regard sur les coutumes turques, l’auteur nous fait passer de bons moments. J’avoue que je porte le même regard que lui sur de nombreuses choses... C’est ce qu’on appelle en d’autres termes la découverte d'une autre culture et le dépaysement !
The Yogurt Man Cometh
Kevin Revolinski
Éditions Çitlembik
223 pages Disponible sur Amazon
Par Marie-France,
mercredi 23 mai 2007 à 09:30 ::La Cappadoce
Un des villages qui m’aura laissé les plus beaux souvenirs en Cappadoce est sûrement Ürgüp. De par les rencontres que nous avons faites, les belles maisons en vieilles pierres que nous avons vues, ce village reste sûrement mon préféré parmis tous ceux que nous avons visités.
Photo prise dans le village d'Ürgüp
Vers 15h, en revenant d’une longue balade où nous avions été surpris par la pluie, nous avons eu une petite faim en nous promenant sur les hauteurs d’Ürgüp. En nous orientant au hasard dans les rues, nous avons trouvé un petit restaurant qui ne payait pas de mine. Le propriétaire, Ismail Bey, qui avait la gentillesse et les traits du visage de Robin Williams est venu nous accueillir sur le seuil de la porte en prononçant le mot magique pour nous donner envie de nous attabler : Mantı.
Les mantı, ces petites ravioles turques généralement farcies de viande, servies avec du yaourt, et un mélange de beurre tomaté pimenté sont réputées en Cappadoce. Les faire soi-même représente un travail de longue haleine, il faut préparer la pâte, l’abaisser très finement, puis découper de petits carrés, les farcir de viande hachée, puis serrer les 4 coins ensemble afin de refermer le tout. Vous l’aurez compris, mieux vaut les déguster que les préparer !
A l'étage, seulement 4 tables, un décor assez sobre avec une jolie vue sur la nouvelle ville. Ismail nous a expliqué que c’est dans ce même lieu qu’il est né et que cette maison n’était plus habitée depuis quelques années mais restait dans l’héritage familial. Aussi, il y a quelques mois, il a décidé d’arrêter son travail dans le tourisme et a rénové la maison avec ses amis. A présent, il a mis toutes les femmes de sa famille à contribution.
Les mantı étaient au dessus de nos attentes, un vrai délice surtout quand on les saupoudre de menthe déshydratée. Au dessert, nous avons goûté une spécialité du restaurant : Kayısı Yahni. Si j’ai bien compris, la recette consiste à faire revenir des abricots secs dans du beurre avec un peu de miel, puis le tout est recouvert de noisettes pilées. Un ravissement pour les papilles.
Les mantı coûtent moins de 3 € par personne (5 YTL). Vous pourrez même déguster du bon rouge vin de Cappadoce en contemplant le panorama.
Une fois de plus, la gourmande que je suis est dévoilée, mais comment rester de marbre devant un plat de ravioli turcs ?
La maman d'Ismail en train de faire les mantı
Panaroma Café – Mantı Evi Temenni Mahallesi Cami Kebir Sokak No:16
Ürgüp - Cappadoce
Tel + 90 384 341 35 20
panaromacafe@hotmail.com
http://www.panaromacafe.com/ http://www.panaromacafe.com/
Par Marie-France,
mardi 10 avril 2007 à 09:11 ::General
A en croire le nombre de mails que je reçois chaque semaine à ce sujet, j’en déduis que vous êtes nombreux à vouloir venir travailler en Turquie. Par amour, par curiosité, par défi... Votre motivation n’est pas toujours la même mais vos interrogations restent communes : Comment s’y prendre ? A qui s’adresser ?
Ainsi, je vous livre quelques conseils tirées de mon expérience... et de celle de mon ami, Frédéric. Si vous souhaitez de plus amples renseignements, n'hésitez pas à me contacter par email.
Voilà ce que tout le monde fait et qui n’aboutit généralement pas...
- Ecrire, téléphoner à la Chambre de Commerce Française d’Istanbul (CCIFT) ou à la Mission Economique de Turquie, ils vous recommanderont d’acheter un de leurs ouvrages ou annuaires regroupant les sociétés turques et/ou françaises basées en Turquie.
- Envoyer votre CV aux entreprises françaises basées en Turquie.
- Regarder les offres d’emploi sur des sites français spécialisés (anpe, monster). Les annonces pour la Turquie sont rares et concernent la plupart du temps l’hôtellerie, le tourisme, donc ces sites proposent des emplois saisonniers souvent mal payés.
Ce qu’il est préfèrable de faire...
- Déposer vos CV sur des sites de recrutement, vous trouverez ci-dessous la liste des 10 premières sociétés de recrutement via internet :
Yenibiris,
Kariyer,
Adecco,
Ikrehberi,
Krm,
Manpower,
Secretcv,
hrm,
Isankaynaklari, Turkcv
- Contacter des centres d’affaires qui hébergent, domicilient et aident les entreprises européennes à se développer en Turquie (pour la France, le plus important est Turnkey qui saura vous dire si des opportunités sont à saisir).
- Contacter et envoyer vos CV aussi à l’ANAEM (ex OMI, Agence Nationale de l’Accueil des Etrangers et des Migrations).
- Utiliser votre réseau ou essayer d’etoffer le votre : Viadeo, Linked'in
- Ne pas hésiter à venir en Turquie afin de valider votre projet professionnel et afin de confronter vos idées à la réalité.
- Débuter sur le marché du travail comme le font beaucoup d’étrangers, en donnant des cours de français particuliers (payés entre 30 et 80 YTL de l’heure).
- Créer votre propre société.
Ce qu’il faut savoir avant de postuler...
- Le smic en Turquie est à 350 euros net/mois (550 YTL).
- Les contrats ne sont pas systématiques en Turquie, pensez à en parler lors de vos éventuels entretiens.
- Le permis de travail est particulièrement difficile à obtenir. Une fois tous les documents demandés reccueillis, comptez 4 mois d’attente la première année. Ensuite le demande est à renouveler tous les ans avec une attente de deux mois entre le moment où vous envoyez votre dossier aux affaires sociales et le moment où vous obtenez une réponse. Les demandes sont même refusées pour les créateurs d’entreprise. De très nombreux étrangers n’ont pas de permis de travail ni de permis de séjour. Le tout étant de sortir du territoire tous les trois mois (limite du visa touristique pour les français).
- Moins de vacances (pas de vacances la 1ère année, seulement fêtes religieuses), 14 jours de congés entre 2 et 5 ans d’ancienneté + fêtes religieuses,
- Plus d’heures de travail (45 heures pas semaine en moyenne).
- Parler le turc et/ou l’anglais courant est/sont indispensable(s).
- Donnez du temps à la réalisation de votre projet professionnel, soyez patient, comptez plus de temps qu'il ne vous en faudrait en France.
Bonne chance à vous, la semaine prochaine je rédigerai un billet sur le théme "comment se loger à Istanbul"
Par Marie-France,
mardi 27 mars 2007 à 09:24 ::General
Il n'y a de richesses que de relations humaines. Telle devrait être notre devise, car rencontrer des gens d'univers différents est toujours enrichissant. Cela permet d'ouvrir notre vision sur le monde, sur les choses et sur nous-même.
Hier, j'ai quitté le bureau assez tôt dans l'après-midi direction Sultanahmet afin de rencontrer Violette TOUCHET.
Violette fait partie de ces femmes qui vivent pour les autres et qui s'épanouissent en donnant beaucoup, énormément. En collaboration avec l'association Mavi Kalem, l'association loi 1901 la plume bleue, créée en septembre 2006, aide les familles turques défavorisées. Violette en est la Présidente. L'association récolte des cadeaux, des fournitures scolaires, et bien d'autres choses encore qu'elle distribue à des familles qui ont tout perdu dans le terrible tremblement de terre qui a sévi en Turquie en 1999.
De même, elle recueille des fonds pour l'association Mavi Kalem afin que cette dernière puisse équiper ses bureaux de matériel informatique et puisse acheter diverses fournitures (tissus, papiers..).
Autour de la table était assise Estelle MERCIER, qui est sur Istanbul depuis deux mois. Travaillant au sein de l'ONG Batik international, elle est en Turquie en tant qu'éclaireuse. Estelle rencontre énormément de partenaires locaux dans le but de mener des actions concrètes dans un futur proche (formation, assistance technique, études, évaluations). Un travail qui demande là aussi de la passion et de la détermination.
Le plus bavard d'entre nous fut Nurdogan SENGULER, Directeur des Arts Turcs, qui nous a gentiment reçu dans sa galerie d'art. Celle-ci donne directement sur la basilique Sainte-Sophie. Cet homme est un véritable boulimique d'histoire, de littérature, d'arts. Son pays il l'aime... Et ça se voit, ça s'entend même. Il manie le français mieux qu'un troubadour et on l'écouterait parler des heures d'Istanbul. Travaillant dans le tourisme depuis de nombreuses années, il est rattaché à divers projets culturels et les journalistes sont nombreux à frapper à sa porte afin d'obtenir des informations en tout genre. De même, il a aidé Violette à mettre en place son association.
Pourquoi de telles rencontres ? Parce que l'union fait la force. En se regroupant, il est plus facile de faire bouger les choses, de monter des projets dans le sens d'aider des associations à trouver des fonds, des partenaires, des sponsors.
Si vous souhaitez aider ces associations ou si vous désirez de plus amples détails, n'hésitez pas à me contacter ou à cliquer sur les liens.
Par Marie-France,
mardi 9 janvier 2007 à 09:28 ::Istanbul
Depuis que je suis en Turquie, je ne compte plus le nombre de centres commerciaux que j’ai vus pousser ici : Kanyon, Uptown... Sachant que d’autres vont encore ouvrir leurs portes dans les mois à venir comme par exemple sur Taksim ou Nişantası. Bref, vous l'aurez compris : Les galeries marchandes poussent en Turquie comme des champignons.
Saviez-vous que le plus grand centre commercial d’Europe se trouve à Istanbul ? Avec une surface commerciale de 350.000 m², Cevahir Istanbul est aussi le deuxième plus grand centre commercial au monde.
Il regroupe au total 280 boutiques, 35 fast-food, 15 restaurants, 12 salles de cinéma, 1 théâtre et quelques 86 escalators...
Zara, Mango, Migros, Levis, Top Shop, Etam... Les grandes marques internationales se sont implantées rapidement
Pour réaliser un projet de ce genre, il aura fallu du temps (16 années) et bien sûr beaucoup d'argent (250 millions de dollars). L’architecte Turque Ayşe CEVAHIR est sûrement fière de cet immense édifice inauguré en 2005 par le Premier Ministre Turc.
Et si vous avez peur de manquer de temps en cette période de soldes dans ce temple dédié à la consommation, n’oubliez pas de lever votre tête au plafond afin de contempler le dôme en verre de 250.000 m2 qui abrite la plus grande horloge du monde...
Après New-York, Londres, Paris... Istanbul sera-t-elle la nouvelle ville culte des accros du shopping ?
Remarque : En Turquie, le nombre de cartes de crédit a doublé en deux ans et les cas de surendettement se multiplient. En 2005, 300.000 familles turques ont eu affaire à la justice ou aux huissiers, effets pervers d'une société qu'on pousse indéniablement à la consommation.
Par Marie-France,
jeudi 21 décembre 2006 à 09:05 ::Mes sorties
Cette année, pas encore de flocons de neige sur Istanbul, il fait d’ailleurs plutôt doux pour un mois de décembre. Malgré tout, les boissons hivernales turques ont déjà fait leur apparition.
Le sahlep, c’est la boisson que je préfère. Cette consommation, qui se boit chaude saupoudrée de cannelle, est faite à base de poudre de bulbes de plusieurs espèces d’orchidées desséchées. Le sahlep est blanc, onctueux et s’avère parfait dès les premiers froids. Attention, on dit que cette boisson est aphrodisiaque... On peut en boire en hiver dans la plupart des cafés et patisseries turques et même dans la rue grâce aux vendeurs ambulants. Elle s’achète aussi en brique ou en sachet instantané.
Le boza, une boisson très ancienne faite à base de millet fermenté de couleur ocre se boit, quant à elle, froide. Saupoudrée de cannelle, cette boisson épaisse qui a un goût à la fois sucré et acide se déguste accompagnée de pois chiches grillés.
Je déteste ça ! Pas à cause du goût mais à cause des vendeurs ambulants qui crient "Boooozaaaaaaa" avec leurs voix graves en plein milieu de la nuit. A chaque fois, je sursaute car je pense qu’on est en train d’assassiner quelqu’un devant ma porte !! Le vendeur passe parfois vers minuit… On dirait un japonais qui hurle. Le Boza s’achète en bouteille ou au verre.
Il existe donc des alternatives sympathiques au thé ou au nescafé (que les turcs sirotent en quantité). Chaud ou froid, il y en a pour tous les goûts. Un seul point commun à ces breuvages hivernaux : c’est très calorique !
Bu yıl henüz kar yağmadı, hatta ılık bir aralık ayı yaşadığımız söylenebilir. Ama buna karşın Türkler'in kış içecekleri ortaya çıkmaya başladı.
Benim tercih ettiğim sahlep. Tarçın serpilerek içilen bu sıcak içecek, kurutulmuş orkide çeşitlerinin soğanlarının tozuyla yapılıyor. Dikkat, bu içeceğin afrodizyak olduğu söyleniyor... Kışın, kafelerde, pastanelerde içilebileceği gibi, seyyar satıcılar sayesinde de bu içeceğe ulaşılabiliyor.
Boza, mayalanmış darıyla yapılırken soğuk içiliyor. Tarçın serpilerek içilen bu yoğun içecek, şekerli ve asitli bir tada sahip.
Ben bozadan nefret ediyorum! Tadından dolayı değil ama "Boooooooooozaaaaaaaaa" diye bağıran seyyar satıcıların geceyi dağıtan kalın sesleri yüzünden. Her seferinde yerimden hopluyorum çünkü kapımın önünde birinin öldürüldüğünü düşünüyorum!! Bazen satıcılar gece yarısı geçiyor... Zannedersiniz ki bir Japon haykırıyor. Boza bardakla veya şişeyle satılıyor.
Alternatif çay ve nescafe türleri de mevcut (Türkler bunları çok tüketiyor) Sıcak veya soğuk, bütün zevklere uygun seçenekler var.
Bu kış içeceklerinin tek ortak yanı var: hepsi bolca kalorili !
Par Marie-France,
mercredi 6 décembre 2006 à 10:40 ::General
Il y a de nombreuses boutiques en Turquie qui s’adaptent au fil des saisons.. et des Bayram*. Certaines par exemple vendent des décorations de noël et des jouets de septembre à février, puis vendent des objets de décorations, des bijoux ou encore du textile le reste du temps.
Afin de s’imprégner de l’ambiance de noël, rien ne vaut un petit tour dans le quartier d’Eminönü. Les turcs s’offrent des cadeaux pour le nouvel an, aussi, les boutiques sont en ce moment même remplies de babioles, jouets, jeux venus tout droit de Chine par la mer.
De quoi faire le bonheur des enfants.. Et même des plus grands !
* Bayram : Fêtes religieuses turques
Bayramı beklerken...
Türkiye'de mevsimlere ve Bayramlara göre uyum sağlayan birçok mağaza var. Mesela bazıları eylülden şubata kadar noel dekorasyonları, sonra başka dekoratif eşyalar, takılar ve tekstil ürünleri satıyor.
Noel'in havasına girmek için Eminönü'nde bir tur atmak gibisi yok. Türkler yılbaşında birbirlerine hediye alıyor, mağazalar Çin'den gelen ıvır zıvırlar, oyuncaklarla dolu. Çocukların mutluluğu için.. Ve büyüklerin de !
Par Marie-France,
mardi 28 novembre 2006 à 09:15 ::Istanbul
Qui n'a jamais rêvé de posséder un ancien palais ? Même deux..?! Comme les familles riches turques d'autrefois : Une résidence pour l’hiver (konak) située en plein coeur de la ville et une pour la saison d'été (yalı) construite en bois et entourée de somptueux jardins.
Afin de contempler les Yalı d’Istanbul, rien ne vaut une croisière sur le Bosphore, puisque ces luxueuses résidences ottomanes ont été construites le long de la mer. Leur nom provient d’ailleurs du grec Yialos “Rivage Marin”.
De nos jours, il est interdit de détruire des vieux Yalı, certains ont donc été incendiés volontairement afin que les familles puissent revendre les terres reçues en héritage à un prix d’or. Certains sont laissés à l’abandon faute de moyen. Posséder un Yalı n'est un rêve accessible qu'à la très haute bourgeoisie.
Ces luxueuses résidences ont parfois été rénovées et sont la propriété d'établissements privés (hôtels, restaurants, etc.).
Tel est le cas du Yalı de Sait Halım Paşa, situé sur Yeniköy. Cette demeure a été reconstruite par le Prince Abdulhalim Paşa en 1876. La façade est assez sobre, comme la plupart de ces lieux de résidence, mais l’intérieur est de toute beauté. Sans oublier les jardins qui surplombent le Bosphore.
De nos jours on peut donc s'approprier un palais sans pour autant être millionnaire, juste pour une journée, afin d'y célébrer un événement important tel un mariage par exemple...
* Les photos de ce post ont été prises dans le yalı de Sait Halım Paşa
Bir “Yalı”m olsaydı
Kim eski bir saraya sahip olmak istemez ki? Ya da iki? Eskiden zengin Türkler’in olduğu gibi: Tam şehrin ortasında bir kışlık ev (konak) ve ahşap ve bahçeli yazlık bir ev (yalı).
Yalıları seyretmek için tek yapmanız gereken bir boğaz gezisi. Çünkü bu eski Osmanlı evleri hep deniz kıyısına inşa edilmiş. Zaten isimleri de Yunanca “Yialos”tan geliyor. Yani “deniz kıyısı”.
Günümüzde eski yalıları yıkmak yasak. Bazıları yangınlarla yok edilmiş, böylece bazı aileler elde edilen altın değerindeki arsaları satın alabilmiş. Bazıları terkedilmiş. Bir yalı sahibi olmak, ancak yüksek bir burjuvazinin hayal edebileceği bir şey. Bu lüks evler bazen restore ediliyor ve özel mekanlar haline getirilebiliyor (otel, restoran vs.).
İşte, Yeniköy’deki Sait Halim Paşa Yalısı. Bu mekan 1876’de Abdülhalim Paşa tarafından inşa ettirildi. Ön yüzeyi yeterince sade, aynı diğer yalılar gibi. Ancak içerisi adeta güzellik dolu. Boğaz’ı gören bahçesini de hatırlatmak lazım.
Günümüzde, bu yalılara bir günlüğüne sahip olmak için milyoner olmaya gerek yok. Örneğin evlilik töreninizi bu tür bir mekanda kutlamanız mümkün.
FOTO ALTI: Bu posttaki fotoğraflar Sait Halim Paşa Yalısı’nda çekilmiştir.
Pendant mes vacances à Antalya, j’ai pu assister à trois concerts, compris dans le package hôtel-avion-etc.
Au total, plus de deux mille personnes attablées chaque soir. Sur la table, chips, fromages, fruits et cacahuètes. Boissons alcoolisées et non alcoolisées à volonté. Voilà ce qu’on appelle les soirées de Gala. Sachant que toutes les grandes stars turques se produisent dans les hotels lors de chaque Bayram.
Le premier concert était celui de NILUFER, une chanteuse très connue qui vient de sortir un nouvel album. Le concert a commencé pile à l’heure (22.30) et a duré deux heures. Au programme reprise de chansons populaires ainsi que chansons de ses précédents albums. Comme la plupart des chanteuses turques qui se produisent en concert, Nilufer a changé 3 fois de tenue, et a mis l’ambiance dans la salle. Beaucoup de fraicheur se dégage de cette artiste qui n’est pourtant plus très jeune. J’ai été agréablement surprise.
Deuxième soir, ce fût au tour de Ferhat GÖÇER de se produire sur scène. Je ne le connaissais que de nom. C’est un grand tenor turc, il a une voix splendide et s’est fait accompagné sur plusieurs chansons par une soprano tout aussi talentueuse. J’ai appris que ce chanteur était aussi chirurgien dans l’armée, il excerce les deux métiers à la fois. 2h30 de concert. Tout simplement fabuleux. S’il se produit sur Istanbul, je cours assister à son récital !
Et pour cloturer les festivités, le dernier soir ce fût une chanteuse connue pour sa chevelure rousse qui a poussé la chansonnette : Candan ERÇETIN. Elle a interprété de nombreuses chansons des années 60-70. Et quelques-uns de ses grands succès. J’ai été surprise, elle a beaucoup plus de voix que je ne le pensais. Elle est professeur de musique au lycée francophone de Galatasaray. Malheureusement, elle n’a pas interprété une seule chanson française alors qu’elle le fait à chaque concert. Est-ce à cause des événements actuels ?
Peu importe, je lui pardonne, elle était la grâce incarnée. J’ai été subjuguée par son aura.
Au total, 3 concerts, 3 interprètes différents, tous aussi doués les uns que les autres. Ils ont su donner, partager, nous émouvoir, nous envoûter chacun à leur tour.
Le seul reproche que je puisse leur faire, c’est de ne pas avoir présenté leurs musiciens à la fin du concert.
Pour la petite histoire, à mon retour d’Antalya, j’ai pris le même avion que le chanteur turc et homme d'affaires Ibrahim TATLISES. Ses gardes du corps étaient assis juste à côté de nous et se sont fait remonter les bretelles par une des hotesses car ils se sont levés juste au moment où l’avion venait d’atterrir. Sûrement pour aller encadrer leur patron assis, lui, en business class...
Par Marie-France,
mercredi 18 octobre 2006 à 09:06 ::La turquie
Si vous mettez les pieds en Turquie et que quelqu’un vous dit : "tu ressembles à une pistache" (fistik gibisin) ne giflez pas votre interlocuteur avant de partir en courant... Ici c’est un compliment !
Loukums, baklava... Quand on parle de nourriture, de gourmandises turques, voilà ce qui nous vient en tête.
Pourtant, la Turquie est aussi un paradis pour tous ceux qui aiment les fruits secs et les graines. Il existe autant de kuruyemiş que de bars-tabacs en France, ces boutiques spécialisées dans la vente de fruits secs, noix, noisettes, pistaches..
Et souvent, vous sentirez l’odeur des pois chiches fraichement grillés en entrant dans le magasin.
Les turcs en consomment tout au long de la journée. Caloriques certes, il ne faut pas oublier que toutes ces graines et ces fruits secs sont bourrés minéraux (de calcium, potassium, magnésium), vitamines et fibres. Et en plus, il faut dire ce qui est, c’est vachement bon ! J’en ramène toujours à ma famille quand je vais en France (n’est-ce pas papa ??).
Ici on aime les noisettes, les noix et les graines en général. Alors les femmes ne sont pas belles comme des roses... Mais comme des pistaches :)
Par Marie-France,
mardi 10 octobre 2006 à 09:35 ::Mes sorties
La période de Ramazan n’est pas seulement une période pieuse, c’est aussi une période de rapprochement. Les familles, les voisins, les amis se retrouvent au moment de l’Iftar afin de partager le repas du soir, toujours copieux et convivial.
La cuisine turque est, comme vous le savez, très variée. Pendant le ramazan les cordons bleus préparent les festivités du soir avec raffinement. Soupe, börek, pilav, boulettes de viande grillée, desserts, rien ne manque au menu.
Aujourd’hui je vais vous parler d’un plat à base d’haricots blancs (kuru fasulye) et de viande. Ça se déguste accompagné du riz et du yaourt. J’en ai mangé sur le quartier d’üsküdar (rive asiatique) avec un de mes amis, le plat était cuit au feu de bois. Un régal ! Malheureusement je n’ai pas retrouvé l’adresse du restaurant, mais je vous recommande, si vous aimez cuisiner, un site de recettes turques dans lequel vous trouverez de quoi vous consoler !
Par Marie-France,
vendredi 6 octobre 2006 à 09:10 ::Istanbul
En période de Ramazan, rien ne vaut de prendre un bain de foule au moment de l’Iftar.
Hier soir, j’étais donc ravie d'être invitée par mes amis Bulgares Ismet, Habibe, et leurs deux garçons Ulman et Sinan à passer la soirée avec eux.
Ils m’ont emmenée dans le quartier d’Eyüp, haut lieu de pélerinage musulman, puisque la mosquée fût construite autour du tombeau d’Eyüp, le porte-étendard du Prophète Mahomet. Vers 19h, les familles prenaient leur repas dans les différents restaurants situés aux alentours de la mosquée, ou carrément à même le sol sur la place du quartier. Ça grouillait de monde. On se serait cru un soir du 14 juillet.
Nous avons pénétré dans l’enceinte de la mosquée, Habibe et moi étions voilées. Mes amis amis m’ont amenée là-bas car c’est un lieu très fréquenté, où les voeux issus des prières se réalisent. Après cela, nous avons acheté quelques patisseries turques et nous sommes rentrés prendre le thé. Un Iftar pieux… et forcément goûteux !
Par Marie-France,
mardi 29 août 2006 à 15:26 ::Actualités
Zafer, c’est un prénom destiné aux garçons et ça signifie victoire en turc.
Le 30 août, c’est férié en Turquie. Et comme pour chaque Bayram*, les drapeaux se hissent un peu partout dans la ville (sur les bus, aux fenêtres des maisons, sur les bâtiments administratifs, etc).
Les banques, les institutions publiques ainsi que la plupart des sociétes seront fermées demain.
En 1922, les troupes turques ont battu l’armée grecque qui occupait alors la moitié de l’Anatolie, libérant de ce fait la ville d’Izmir.
Défilés et cérémonies au programme dans toute la république afin célébrer les 84 ans de l’une des plus importantes victoires de la Turquie.
Par Marie-France,
mercredi 9 août 2006 à 11:35 ::La turquie
Si vous avez envie de savoir ce que vous réserve l’avenir, inutile de feuilleter les pages des horoscopes ou de dépenser vos économies chez une voyante. Venez plutôt en Turquie boire du café !
Moulu très finement, le café turc se prépare avec art :
On mélange une cuillére de café, de l’eau et du sucre (selon vos goûts) dans une cezve, on fait bouillir le tout deux à trois fois selon les régions, et on obtient un café mousseux assez épais qu’on laisse refroidir dans sa tasse, le temps que le marc descende.
Une fois son café bu, on retourne la tasse sur la sous-tasse, les femmes posent généralement leur bague sur le tout, et on tourne la soucoupe trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre en faisant un voeu.
Une fois le fond de la tasse refroidi, on peut retourner sa tasse (si la soucoupe colle à la tasse votre voeu se réalisera). Ensuite il ne vous restera plus qu’à trouver une érudite qui tâchera de lire votre passé et votre avenir dans le marc de café. Ça ressemble un peu au test de H. Rorschach...
En ce qui concerne les traditions, quand un homme veut demander une femme en mariage (dans les familles traditionnelles turques), ce dernier doit rendre visite (accompagné de ses proches) à la famille de sa future femme. Celle-ci, pendant que les familles discutent, doit préparer le café. Si le café est bon et bien mousseux, on dit que la femme est bonne à marier. Cependant, de nombreuses femmes font une farce et salent le café. Le futur époux doit ainsi boire cet écoeurant breuvage sans montrer un signe de dégoût, politesse oblige...
Par Marie-France,
mardi 20 juin 2006 à 10:16 ::La turquie
Même si H&M, Pimkie, Jennyfer et bien d’autres marques européennes n’ont pas pignon sur rue en Turquie, il est pourtant enfantin de se procurer des pantalons, des hauts ou encore des robes de leurs collections.
Au bonheur des dames...
Avec des exportations estimées à plus de 9 milliards d’euros, la Turquie est aujourd’hui le deuxième fournisseur de vêtements de l’Union Européenne derrière la Chine. Moins chères que les fabriques européennes mais plus chères que certains pays d’Asie, les PME turques sont capables de livrer de grosses quantités dans de courts délais. La qualité fait aussi la différence. Ainsi, de nombreuses marques font fabriquer leurs produits ici.
Dans la plupart des boutiques bon marché d’Istanbul, il n’est donc pas rare de trouver des fringues de marques européennes. Les vêtements qu’ont peut acheter ont souvent des petits défauts de fabrication, un petit trou, un cordon qui manque, bref pas grand chose. Les lots défectueux sont vendus directement sur le marché local.
J’avoue ma garde robe est bien fournie depuis que j’habite ici. Qui pourrait résister à acheter des petits hauts de chez H&M pour un ou deux euros ?!
Moi, fashion victim ?!
On trouve de nombreuses fringues sur les marchés ouverts, mais aussi dans les divers passages d’Istiklal Caddesi, de Beyoğlu.. Il faut fouiller et y passer plusieurs heures mais on repart toujours avec des tas de pochettes plastiques et les poches encore pleines :)
Par Marie-France,
jeudi 1 juin 2006 à 08:58 ::La turquie
Qui dit pays musulman à 98 % dit forcément circoncision. Les garçons en Turquie n’échappent pas à la tradition.
Généralement pratiqué vers l’âge de 6 ou 7 ans, le sünnet (opération de circonsision) est une véritable fête pour l’enfant, sa famille et tous les proches.
Avant le sünnet, le petit garçon est promené sur le dos d’un âne ou d’un cheval, il vêtu d’un costume blanc (costume du prince symbolisant la virilité comme sur la photo ci-dessus) et il accompagné de musiciens. Le cortége traverse ainsi le village où reside l’enfant.
On décore le lit du jeune garçon, on prépare des plats pour les hôtes, l’enfant se fait opérer à sa maison, sur les genoux de son Kirve (sorte de parrain). Après l’opération on dispose le petit garçon sur son lit. Ensuite les gens mangent, dansent et offrent des cadeaux à l’enfant (pièces d’or, etc..).
De nos jours bien sûr, la scène que je vous ai décrite a surtout lieu dans les villages.
Dans les grandes métropoles turques, la circoncision est pratiquée de plus en plus dès la naissance dans les hopitaux. Aussi, pas de fête, ni de costume.
Il m’est arrivée une fois de croiser un petit garçon dans un village qui allait se faire circoncire. Il était si fier dans son costume blanc qu'il ressemblait presque au Petit Prince de St-Exupéry…
Dommage que les traditions se perdent, sinon j'aurais eu d'autres photos que celle d'un mannequin derrière une vitrine à vous montrer !
Quand je raconte à mes copines turques que j’ai fait ma première manicure à 27 ans, ça les fait bien rire !
Pourtant, c’est bien la vérité... En France d’ailleurs rares sont les filles qui se font des manicures toutes les semaines comme c’est souvent le cas dans les grandes villes turques. Ici on commence jeune et on le fait en moyenne 2 à 4 fois par mois.
Mais il faut dire qu’en Turquie c’est plus facile et moins cher.
Les manicures et pédicures se font chez le coiffeur. Aussi, à la place de lire un magazine pendant que le coiffeur s’acharne en dessus de nos têtes, on peut confier ses mains et ses pieds à un professionnel.
J’ai même vu qu’il y avait la possibilité d’en faire dans les vestiaires d’un club de sport où je donne des cours avec Burak.
Je n’ai aucune idée des tarifs en France, mais ici une manicure coûte entre 3 et 9 euros en moyenne. Les pédicures sont un peu plus chères, entre 6 et 12 euros (on se demande pourquoi, puisqu’on a le même nombre de doigts sur les mains et sur les pieds !).
Je vais de temps en temps dans un petit institut qui ne fait que des soins de beauté (épilation, massage, manicure, etc..). C’est dans un petit studio qui porte un nom français et qui décoré avec beaucoup de goût. La french manicure coûte 9 euros avec compris dans le prix un peeling au gros sel et ensuite un massage des mains avec des huiles aromatiques.
J’ai amené ma copine là-bas et elle a été ravie de cette expérience :)
On se sent tout de suite plus féminine !
Voici donc une de mes bonnes adresses à tester sans plus attendre :
Mademoiselle
Nispetiye Cad. Selçuklar Sok.
Tayman Apt. No : 35-5B
Etiler - Istanbul
Tel : 0212 351 09 01
Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 20h30
En France ou en Turquie c’est pareil, même combat, la gente féminine apparait à la télévision maquillée, courtement revêtue, avec un sourire blanc immaculé.Tout le monde le sait, les filles à moitié nues font monter l’audience. La femme-objet n’est plus un fantasme ni un mythe : c’est la réalité ! Jusque là, on pensait avoir tout vu : les top models qui chantent, qui présentent la météo ou encore qui font du cinéma... Mais connaissez-vous la nouvelle tendance en Turquie ? On les fait à présent boxer !
Fulya, mannequin turque, fait partie du lot
Attention, je ne parle pas d’un petit entrainement devant les caméras pour nous montrer que, si ces jeunes femmes sont minces, c’est grâce au sport. Non, je parle d’un vrai ring, d’un vrai match de boxe où ça castagne dur. De vraies tigresses !
Tout commença par un organisateur turc de combat de boxe... Ce monsieur en question qui s’improvise aussi prof de kickboxing a beaucoup d’ambition. Par chance, il a de bons boxeurs turcs et décide donc de vendre son show aux chaines de TV turques. Une s’y intéresse et commence à diffuser des combats en live.
Oui mais voilà, l’audience ne suit pas. Il a beau mettre des chanteurs pop en plein milieu ou des danseuses en string, l’audimat ne décolle toujours pas. Alors lui vint la superbe idée de prendre des mannequins connues, de les entrainer pendant deux mois et de les faire boxer entre elles. Ces combats féminins viennent se loger en plein milieu des autres matchs professionnels hommes. Là, je sais ce que vous allez penser, je devrais être contente que de la boxe féminine passe à la télé. Et bien j’avoue que cette pensée m’a traversé l’esprit... mais après avoir visionné les premiers matchs, je suis revenue sur mes positions !
Un combat de deux nanas à peine entrainées en mini-shorts en en micro-brassiéres avec les cheveux dans le vent et maquillées comme des voitures volées, ça ne donne rien de bon.
On dirait qu’elles sont là pour amuser la foule, comme des singes. Elles se ridiculisent en public...
On nous montre aussi des images de leurs entrainements où on prend carrément peur : sans maquillage, elles ne sont même plus belles, et en plus elles hurlent comme si elles étaient sur le point d’accoucher.
Avant le programme s’appelait A1 fights, maintenant c’est devenu A1 model boxing.
Alors je le crie tout haut : HONTE à ceux qui font de l’ombre aux vrais sportifs qui s’entrainent plus de 5 heures par jour.
Et pour les top models turques qui font ça pour de l’argent, je leur dis : Sois belle, tais-toi, mais par pitié... ne boxe pas !!!
Par Marie-France,
vendredi 28 avril 2006 à 10:24 ::La turquie
Les turcs sont par nature assez superstitieux.
Ici, il n’est pas question de ne pas passer sous une échelle ou de ne pas porter du vert (d’ailleurs le vert c’est la couleur de l’Islam, ça porte plutôt bonheur), les superstitions turques concernent d'autres croyances et symboles qui sont encore bien ancrés dans la culture populaire.
En tête de liste de ces croyances se place le nazar boncuk. Si vous faites un séjour en Turquie, et ce, quelque soit votre destination sur le territoire, vous en verrez forcément des milliers tout autour de vous.
Sur le seuil des maisons, dans les boutiques, dans les bus, les voitures, sur des accessoires, dans des bâtiments administratifs, etc.
Ils sont bleus, ils sont en verre ou en plastique (pour les perles surtout) et ils sont censés nous protéger contre le mauvais sort. Le nazar boncuk ne protége pas seulement les personnes, il protége aussi les biens. C’est d’ailleurs un cadeau répandu quand vous vous installez dans une nouvelle maison ou un appartement.
Dans la croyance ancestrale anatolienne, on dit que le regard (nazar) associé à trop de compliments et de flatteries finit par prendre la forme de jalousie et a un effet négatif qui se répercute aussi bien sur la personne que sur ses biens. Le nazar boncuk représente l’oeil qui fait face et déjoue le regard du mauvais oeil.
Ainsi, cet oeil bleu est l’objet fétiche de toutes les couches de la société. Les mères turques épinglent par exemple un nazar boncuk sur leur nouveaux-nés afin de chasser le mauvais oeil.
A noter que vous ne ne pouvez pas acheter un oeil bleu pour vous-même sinon ça ne vous protégera pas, il faut se le faire offrir. Si la personne qui vous l'offre est pure (sans mauvaises intentions), meilleure sera votre protection !
Par Marie-France,
lundi 3 avril 2006 à 13:55 ::General
Ce week-end fût très chargé :
Samedi, j'ai passé toute la journée sur le chantier naval d'Izmit afin de prendre quelques clichés, et de retour sur Istanbul, j'ai passé toute la soirée à préparer une brochure pour ma société.
Le dimanche rebelotte...
La seule chose que j'ai pu faire pour alimenter mon blog, c'est prendre quelques photos sur la route...
Le premier complexe que j'ai ressenti ici fût à cause de ma couleur de peau.
Mes amis passaient leur temps à me dire que je semblais fatiguée et que j’avais mauvaise mine. Mais c’est sûr que comparée à leurs petites amies, je semblais bien pâlichonne.
Il est vrai que les turcs bronzent très vite en général.. Mais comme tout le monde ou presque, l’hiver, le bronzage s’écaille et la peau devient très légérement dorée voir carrément blanche.
Les stars turques sont les premières à montrer le mauvais exemple
Enfin, à en croire les gens de mon entourage, j’en suis venue à me demander comment se faisait-il que la plupart des filles soient bronzées toute l’année.
En plein de mois de janvier un jour, j’étais au milieu d’ados qui enfilaient leurs tenues de sport à Bujin et l’une d’elle a jugé drôle de montrer à ses copines ses coups de soleil et ses marques de bronzage.
Revenait-elle de Miami ?
Ou était-elle allée se faire crâmer en petite tenue en haut des glaciers alors que d’autres dévalaient les pistes de ski ?
Pas du tout ! L’explication était bien plus simple : elle venait de passer quelques minutes sous une rôtissoire appelée plus communément un solarium.
Alors qu’en France on n’arrête pas de nous bassiner sur les méfaits des lampes bleues, ici c’est tout le contraire, les gens usent et abusent des solariums, et ce, dès leur plus jeune âge.
Ça fait branché d’être un caramel sur pattes tout au long de l’année.
Il y a des solarium à tous les coins de rue. Et les hommes font aussi partis de la clientèle. Quel mal y'a-t-il à défier les saisons ?
Le pire c’est que personne ne semble avoir consience des ravages qu’ils font à leur peau.
Un de mes amis à la gym qui en l'espace d'un week-end s’est transformé en indien sioux m’a avoué qu’il n’avait passé que 15 minutes sous les lampes. Avec une huile indice 4 de protection, un turbo solarium qui fait bronzer 3 fois plus vite. Vacancier professionnel à la bonne mine pour seulement 15 euros, ça lui parait être une bonne affaire.
Enfin bonne, on en reparlera dans dix ans...
Heureusement les instituts proposant des sprays bronzants font leur apparition dans les quartiers branchés.
Une petite douche de peinture de 45 secondes et hop vous voilà bronzé pour une semaine sans l’effet nocif des UVA-UVB.
Le mieux reste encore d’aller se faire bronzer (avec modération bien sûr) sur les belles plages turques mais ça, ce n'est pas offert à tout le monde...
Par Marie-France,
mardi 28 mars 2006 à 10:06 ::Mes sorties
En France un bon repas s’accompagne toujours avec de bons vins.
En Turquie, il s’accompagne avec la boisson nationale : le Raki (proche du Pastis).
Quoique....
La boisson alcoolisée la plus consommée ici est la bière. On trouve de très bonnes marques locales (EFES, TEKEL).
Mais si l’on en croit les derniers chiffres, on s’aperçoit que le vin connait de plus en plus de succès par ici.
Il fût produit dès l’antiquité en Anatolie (les empereurs Hittites offraient du vin aux dieux), mais en raison d’interdits religieux par la suite et de l’import difficile et onéreux, le vin a connu un retour tardif en Turquie.
En 2001, la société TEKEL qui avait depuis 136 ans le monopole de l’importation, exportation, distribution et fixation des prix de la plupart des alcools en Turquie a été privatisée, ce qui a permis depuis l’apparition de nouvelles marques.
La Turquie a de nombreuses vignes (700.000 hectares) et des conditions climatiques idéales pour développer son activité viticole. Cependant, 5 % des raisins récoltés finissent en bouteilles, les 95 % restant sont dégustés comme fruits frais ou fruits secs.
En terme de vin, on ne trouve cependant pas encore la diversité, la qualité ni de normes comparables à celles de la France mais cette activité se développe dans le bon sens.
Maintenant, tous les restaurants proposent différents vins au menu, mais il faut savoir qu’en raison des taxes, le vin est un produit de luxe.
Le verre de vin rouge ou blanc au restaurant coûte de 3 à 6 euros voir plus. Les prix des bouteilles commencent aux alentours des 12 euros. Mais n’allez pas penser qu’il s’agit de très bons vins...
Si vous voulez acheter du vin pour votre consommation personnelle, il existe très peu de boutiques spécialisées ou de caves. Le mieux (et le plus simple) est de se rendre dans un supermarché.
Pour acheter un vin convenable, comptez aux alentours des 10 euros.
Pour citer quelques marques turques connues aux prix abordables : Kavaklidere, qui a une sélection de rouges, blancs et rosés. Villa Doluca, qui propose plusieurs séries de vins assez populaires ici.
A savoir que le plus gros client de la Turquie pour les boissons alcoolisées est l’Irak (aucun droit de douane sur les produits importés).
Bref, le vin en Turquie ne s’est pas encore autant démocratisé qu’en France, mais on peut penser que sa consommation intra-muros ainsi que ses exportations vont augmenter de manière considérable.
Au grand bonheur des français expatriés...
Par Marie-France,
jeudi 9 mars 2006 à 08:52 ::La turquie
* se prononce "guédjékondou"
En Turquie, et plus particulièrement sur Istanbul, il y a les maisons construites avec un permis et puis il y a les gecekondu, ces habitations bâties sans autorisation.
Les racines du mot : Gece (nuit en turc) et konmak (se poser) nous donnent d’ailleurs la signification littéraire de cette expression : "posé en une nuit".
Ces constructions ont poussé comme des champignons dès la fin des années 50 : exode rurale, explosion démographique, manque de logements pour les familles vivant avec de faibles revenus.
Les gecekondu furent les refuges instantanés des exilés des campagnes à la recherche de travail et d’une vie meilleure. Hantés par des rêves d'enrichissement, les hommes, les femmes et leurs enfants vinrent se jeter dans les tentacules des grandes agglomérations turques : Ankara, İstanbul, etc.
Leurs maisons furent construites la nuit en toute clandestinité.
Vous trouverez parfois des quartiers entiers de gecekondu, qui, tels des bidonvilles, ont été édifiés sans se soucier des normes hygiéniques et techniques.
Les maisons n’ont parfois ni l’eau courante, ni l’electricité. Elles se modernisent cependant au fil du temps.
Hier d’ailleurs, un des journaux turcs a publié cette photo :
Celle-ci vous qui démontre bien ce que je vous ai décrit auparavant.
L’illégalité de ces maisons est double : illégalité du sol (on ne tient pas compte des droits du propriétaire) et illégalité de la construction (imaginez ce qu’il adviendra de cette maison en cas de tremblement de terre).
S’il fallait expulser tous les gens hors la loi qui habitent dans ces gecekondu, une grande partie d’Istanbul serait vidée, c’est pour vous dire...
Cela constitue donc un vrai problème d’urbanisme actuellement. L'état turc est parfois intervenu et a expulsé et détruit certaines de ces habitations, laissant des familles entières sans toit ni meuble.
Comment gérer cette situation ? Faut-il expulser tous les hors la loi ? Vaut-il mieux vivre dans la rue que dans des habitations insalubres et prohibées ?
Entre 4 murs, même sans eau courante ni électricité, il y a toujours une lueur d’humanité...
En France il y a le nougat, en Espagne il y a le turron et en Turquie il y a l’Helva.
Normalement, cette friandise turque se compose de créme de sésame, de sucre, d’amandes et elle peut-être parfumée avec de la vanille, des pistaches, du cacao, etc.
Je cherchais une recette de dessert turc facile à faire, avec des ingrédients à la portée de tous afin de la publier sur mon blog.
Je ne voulais pas quelque chose de trop lourd car la plupart des patisseries turques sont arrosées de sirop de sucre ou miel. Ainsi, en faisant des recherches sur le net, je suis tombée sur cette recette d’Un Helvasi (Un voulant dire farine en turc et se prononce "oune").
J’ai relevé quelques recettes puis je suis allée demander l'avis à la maman de Burak, Nergiz, fine cuisiniére.
Mais Nergiz avait déjà réalisé ce dessert et m’a livré sa recette de famille. J'ai même été conviée à un atelier cuisine dimanche soir. Je l’ai laissée faire la cuisine, j’ai pu ainsi avoir les mains libres pour prendre les photos, puis attraper une fourchette afin de déguster la préparation :)
Mon avis : recette très facile et originale à réaliser pour les invités de dernière minute !
Un Helvasi : les ingrédients
(Pour deux petites assiettes)
- 125g de beurre
- 3 petites tasses à café de farine (les remplir à rebord)
- 3 ou 4 cuillères à soupe de miel
- 1 demi-tasse à café de noisettes concassées (facultatif)
Préparation
Faire fondre le beurre sur feu moyen dans une grande poële puis ajouter les noisettes et la farine comme si vous faisiez une béchamel.
Bien mélanger cette pâte pendant une dizaine de minutes jusqu’à ce que le mélange prenne une couleur bien dorée.
En tassant la pâte avec le dos d’une cuillère, vous devez voir une sorte de nappe d’eau/gras comme sur cette photo :
Retirer la casserole du feu et laisser reposer 2 minutes environ.
Ajouter ensuite le miel (4 cuillères si vous aimez les desserts bien sucrés) et bien mélanger le tout.
Disposer rapidement ce mélange sur deux petites assiettes à dessert, tasser le tout et faire quelques entailles avec une cuillère à soupe comme présenté ci-dessous :
Vous pouvez aussi former des petites boulettes de pâte :
La pâte est un peu molle mais elle va se durcir en refroidissant. Si vous avez présenté l'Helva dans des assiettes, vous pouvez la découper en part après refroidissement.
Dégustez-la tiède ou froide selon vos goûts, les turcs mangent cette friandise en dessert, mais elle accompagne aussi le thé. Pour un dessert gourmand, vous pouvez disposer deux petites boulettes de cette helva avec une boule de glace à la vanille, après tout, on n’est pas à 100 calories près !? Surtout si vous êtes un grand sportif comme mon papa, un fan d'helva !
Par Marie-France,
mercredi 22 février 2006 à 11:13 ::Mes sorties
On dit qu’il est préférable de faire ses courses le ventre plein. Comme ça on n’est moins tenté d’acheter des cochonneries sucrées-salées qui nous mettent en appétit en se promenant dans les allées du supermarché.
Il semblerait que les turcs aient appliqués ce conseil à la lettre puisque dans chaque grande surface, vous trouverez au moins un food court.
Il s’agit bien souvent d’un étage entiérement réservé à combler nos estomacs affamés.
Toutes les enseignes de snacks, cafés, restaurants et fast-food se succédent et nous font perdre la tête. C'est d'ailleurs le programme du week-end hivernal des familles turques : les courses, le repas dans le supermarché et un tour dans l'aire de jeux réservée aux enfants.
Que manger ? Ce n’est pas le choix qui manque !
Votre copain veut une pizza ? Vous du poisson grillé ? Pas de problème, chacun fera la queue au comptoir du restau qui l’intéresse et vous vous retrouverez pour manger à une table.
Le plus dur ne sera donc pas pas de choisir ce qui composera votre assiette, mais de trouver une place assise...
Tout a commencé par une idée folle, ou plutôt une idée qui vous vient comme un éclair, juste au moment où vous ouvrez les yeux le matin.
Je me suis levée de mon lit et je me suis dit : "Tiens, si j’allais prendre des photos à Arnavutkoy, le petit village de pêcheurs à côté de chez moi, pour les mettre en ligne sur mon blog, j’pourrais en profiter pour acheter des Poğaca (brioches turques) et prendre mon p’tit déj’ au bureau".
Quelle idée géniale ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
Et me voilà donc dehors, chaudement couverte à 7h50 du matin...
La neige est toujours là, encore plus dense qu’hier.
Je me lance dans la rue, pas un chat par ce froid.
Et puis je longe le bord de mer.
Là commence l’enfer.
La route est complétement glacée à cause du froid, de la neige et de l’embrun. Et j’ai le vent en pleine face. c'est sûr, ça a au moins l'avantage de me réveiller !
Impossible d’ouvrir les yeux en grand, le vent est trop fort, je regarde donc le sol.
J’avance les pieds dans la poudreuse. Et à quelques mètres plus loin, j’aperçois le village.
Arnavutkoy sous les flocons
Les maisons sont en bois, comme les anciens Yali (palais turcs), et le spectacle qui s’offre à moi est digne des contes de fées.
En arrivant au centre du village, le vent s’amoindrit.
Je marche moins péniblement et j’arrive devant la boulangerie. J’entre et j’achète une petite brioche au fromage.
A présent, il ne me reste plus qu’à l'amener prendre l’air frais sur quelques mètres jusqu’à mon bureau.
Je prends rapidement quelques photos sur le chemin du retour :
Le vent redouble de violence. J’ai encore plus de mal à avancer. J’ai l’impression d’avoir été transportée dans les steppes russes.
Je lutte pour exécuter chacun de mes pas. Je ne peux toujours pas lever la tête. Mes pieds sont gelés.
Mes mains sont deux esquimaux à la vanille.
Qui se cache derrière cette mystérieuse femme voilée ?!?
Mais soudain, je vois la porte d’entrée de mon immeuble à quelques mètres devant moi. Allez, encore un dernier effort.. Ouf, je suis enfin arrivée à mon but !
Une fois au chaud dans le bureau, je ne me reconnais plus face au miroir : mes joues sont de couleur feu, ma tête est recouverte de neige. Tout ça pour quelques photos et une maudite brioche...
J’enléve mes épaisseurs de vêtements et je me prépare un bon thé chaud.
Le bureau est vide, mais vu le temps qu’il fait dehors, ça ne m’étonne pas.
Je mange ma brioche toute fraîche en silence afin de célébrer ce petit déjeuner de roi.
Ce p'tit déj' là, on ne me l'aura pas volé !
Demain, ils annoncent un temps encore pire qu’aujourd’hui.
Demain matin, pour mon petit déj’, je mangerai ce qui trainera dans mes placards.
Savez-vous que dans le dernier film de Walt Disney, Le Monde de Narnia (aux effets spéciaux époustouflants), Edmund, un des jeunes héros de l’histoire, goûte à de délicieux Loukoums que la Sorcière Blanche lui offre ?
Et oui, les loukoums sont connus à travers le monde entier et c’est bien sûr une des spécialités d’ici.
Le terme exact est rahat lokum, signifiant mot à mot bouchée confortable, (exprimant de ce fait quelque chose de facile à mâcher et à avaler).
A la rose, à la pistache, aux amandes, à la menthe, aux noisettes, nature, ou encore enrobés de chocolat...
Vous l’aurez compris, il existe de nombreuses variétés afin de satisfaire tous les gourmands.
Les loukums s’achétent dans les patisseries des grandes villes turques, ainsi que sur certains marchés. Le marché Egyptien d’Eminönü constitue un grand centre d’achats pour les touristes et les locaux.
On offre les loukoums lors d’occasions spéciales : circoncision, naissances, bayrams...
Mais pour ceux qui n’ont pas la chance de s’approvisionner souvent, sachez qu’on peut les fabriquer soi même...
La liste des ingrédients parait simple (fécule, sucre, eau), pourtant, il faut un sacré tour de main car tout réside dans la cuisson… Si on le cuit trop, le loukoum devient dur et si on ne le cuit pas suffisamment il devient une masse difforme.
Sur le net vous trouverez de nombreuses recettes et même le résultat en images…
Mais pour ma maman, qui est une grande fan des loukoums à la rose, et pour les plus aventureux, je vais quand même publier aujourd'hui une recette de loukoums.... :)
Ingrédients :
1 verre de maïzena
1 verre de sucre cristallisé fin
1 grand verre d'eau parfumé d'eau de fleur d'oranger ou eau de rose
1 petite poignée de pistaches, d'amandes, ou de cacahuètes broyées (facultatif)
Sucre glace
Colorant alimentaire selon votre choix
Préparation :
Mélanger le sucre avec la moitié du verre d'eau parfumé, le cuire en portant à ébullition (attention ne pas faire un caramel).
Dans un bol délayer la maïzena dans l'eau parfumée restante et, en évitant de faire des grumeaux, ajoutez alors le colorant (très peu).
Versez le contenu du bol sur le mélange sucre-eau toujours sur feu très doux.
Remuez et continuez la cuisson jusqu'à ce que la préparation devienne épaisse et se détache des parois de votre casserole.
Ajoutez alors les amandes, ou les pistaches si vous le souhaitez.
Versez le tout sur une surface lisse et travaillez un petit moment avec le bout des doigts enduits avec du beurre.
Formez un carré d'une épaisseur de 2 cm et laissez reposer plusieurs heures, puis coupez en carrés et enrobez de sucre glace chaque morceau.
Vous me direz le résultat, mais à mon avis rien ne vaut les loukoums des patissiers....
Par Marie-France,
vendredi 6 janvier 2006 à 12:50 ::Actualités
Voilà une façon de finir la semaine en beauté (à condition d’aimer les blondes bien sûr..) en publiant en avant-première la photo de celle qui aura la chance de représenter la Turquie lors de la prochaine édition de l’Eurovision 2006 !
Cette (fausse) blonde pulpeuse et tatouée sur les deux bras (et peut-être ailleurs ?!) se prénomme Sibel TÜZÜN et a, quelques années auparavant, connu ses heures de gloire sur les ondes turques.
Elle revient donc en force avec une chanson (en turc) et crie haut et fort à qui voudra l’entendre « Je gagnerai ».
Il faudra attendre mi-mai pour suivre ce show en direct d’Athènes, en attendant, on n’a pas fini d’en entendre parler ici… Elle est aujourd’hui en première page des journaux.
En espérant que les commentateurs français ne s'exclameront pas, comme deux ans auparavant :
"Maintenant c'est au tour des turcs, c'est le bon moment pour aller aux toilettes".
Pas très fin je sais...
Par Marie-France,
jeudi 5 janvier 2006 à 11:36 ::La turquie
Il y a des traditions turques qui m’étonneront toujours…
Tenez par exemple, à votre avis, qu’est-ce qu’on envoie pour les occasions suivantes :
- Ouverture / inauguration d’un restau, d’une boutique, d’un grand magasin…
- Mariage
- Décès
- Lancement d’un bateau en mer ???
« Des fleurs, bien sûr ! » Me direz-vous, et vous n’aurez pas tout à fait tort, puisqu’en effet, on envoie effectivement des fleurs comme en France..
Mais pas sous le même format…
Il est vrai que même si l’on trouve (et l’on offre) des bouquets traditionnels de roses, ou tout autre genre de fleurs comme cadeau quand on est invité à manger chez quelqu’un, pour déclarer sa flamme, etc. Il en est généralement tout autre pour les cas énumérés ci-dessus.
Quand un magasin ou un restaurantsont inaugurés, il n’est pas rare de voir au devant de leurs portes de nombreuses fleurs présentées comme sur la photo ci-dessous.
En France, je n’avais eu l’occasion de voir ce genre de bouquets que sur les monuments aux morts, par contre en Turquie on les offre autant pour une heureuse occasion que pour un malheureux événement.
Ça fait vraiment bizarre de voir ça à un mariage, avec une banderole et des lettres d’or qui précisent le nom de l’expéditeur.
Surtout quand vous posez pour les traditionnelles photos de famille avec ces fleurs en arrière plan !
Ce qui est toutefois amusant, c’est la façon dont sont construits ces bouquets plats sur pied…
On retourne des emballages (paquets de chips, emballage de lait ou yaourt) afin de réaliser une jolie déco sur laquelle seront posées quelques roses, oeillets ou tout autre fleur colorée.
Chaque fleur est généralement accrochée sur une fine tige de bois.
Lors des lancements en mer de nos navires, nous avons reçu de nombreux bouquets, et à la fin de la cérémonie, tous les gens se jettent dessus pour tenter de ramener quelques fleurs à la maison…
Ça me donne justement une idée de cadeau pour vos prochains anniversaires.... ;-P
Par Marie-France,
lundi 28 novembre 2005 à 10:57 ::Istanbul
Ce week-end fût ensoleillé contrairement à ce que nous avait annoncé la météo.
Aussi samedi, de bonne heure, alors que Burak partait pour ouvrir son club, j’ai pris le bus direction d’Eminönü avec mes lunettes de soleil sur le nez :)
Eminönü, pour ceux qui ne sont jamais allés à Istanbul, est le nom du marché Egyptien, où l’on trouve toutes sortes d’épices et lukums.
Le quartier adjacent s’appelle Tahtakale, et c’est le quartier des bonnes affaires, avec des milliers de petites rues, des passages et des boutiques variées.
Chaque rue abrite sa spécialité : rideaux, tissus, ustensiles de cuisine, laines, etc.
Mais il faut y aller de bonne heure le week-end car les locaux et les touristes sont nombreux à aller y faire leurs achats. A quelques pas de là se trouve en effet le grand Bazar.
Même si on souhaite simplement s’y promener, on revient toujours de ce quartier avec une petite bricole qu’on achète pour quelques livres turques.
Et regardez sur qui je suis tombée…!
Même si les turcs ne célèbrent pas noël, on voit de plus en plus de sapins décorés dans les maisons en décembre.
Les centres commerciaux dépensent un gros budget pour la décoration de noël.
Les vitrines des grandes enseignes s’habillent de rouge et doré.
En fait, de nombreuses boutiques de Tahtakale s’adaptent aux saisons, elles vendent par exemple des décorations de noël en décembre puis des jouets ou des objets de déco le reste de l’année.
Bref, il est facile d’habiller son sapin de noël pour presque rien.
Comme le veut la tradition, j’ai fait quelques achats samedi matin mais secret de noël oblige, je ne pourrai pas vous dire ce qu’il y avait dans mes paquets…
Par Marie-France,
vendredi 28 octobre 2005 à 09:21 ::Actualités
Attention, si vous êtes mineurs, avis parental souhaité pour la lecture de ce post...
Impossible de faire impasse sur cet homme, il est partout : à la télévision, à la radio, dans les journaux et même au cinéma… Beyaz Hoca, célèbre professeur et doyen d’université sur Istanbul, est au centre de toutes les polémiques.
Ses interventions médiatiques amusent, ses paroles dérangent... On demande même à toutes les stars turques de prendre position sur le personnage… et sur ses dernières déclarations.
Cet homme pourtant respecté, comme tous les grands professeurs des universités, doit avoir des ennemis dans la communauté islamique turque.
Voilà quelques extraits très juteux de ses dernières interventions télévisuelles, et plus particulièrement voilà son interprétation du Coran à la lumière du 21éme siècle :
«On peut embrasser sa copine ou son épouse pendant la période du jeun», jusque là, ça passe.
Mais attendez ! J’ai plus croustillant : «On peut regarder des films pornos pendant le jeun, en période de ramadan, et même avoir des rapports sexuels» mais, précise-t-il «ces derniers doivent être accomplis sans orgasme».
Avec ses grosses lunettes, sa petite taille et sa corpulence arrondie, je crois que son physique l’aide et le fait passer pour un comique plutôt qu’un homme par qui les réformes de l’islam vont arriver.
Une chose est sûre, Mr. BEYAZ (Professeur BLANC si on devait traduire son vrai nom en français) doit être trés porté sur la chose....
Par Marie-France,
lundi 24 octobre 2005 à 11:52 ::La turquie
Et si les pizzas n’étaient pas rondes... ?!
Je pense à la théorie de Pythagore… Je l’imagine au 6éme siècle avant J-C proclamer « la terre est ronde, c’est une sphère parfaite », alors que tout le monde pensait que la terre était plate...
On le prenait alors pour un fou... Pourtant de nos jours ça reste un philosophe et mathématicien de référence.
Les théories ne sont-elles pas faites pour être revues et réfutées ?
Je ne chercherai pas à critiquer la culture italienne au risque de froisser mon oncle Sergio, cependant je dois avouer qu’en Turquie, les pizzas locales qu’on appelle Pide ne sont pas rondes... Elles sont ovales.
Pouquoi cette originalité me direz-vous ? j'ai mené ma petite enquête... Mais jusque là, aucun ami turc n’a pu m’éclaircir sur le sujet.
Les pide sont-elles de vulgaires contrefaçons de pizzas italiennes ? Ou sont-elles les ancêtres des pizzas européennes ?
A vrai dire la garniture des pide varie par rapport à celle des pizzas italiennes : viande hachée, œufs et fromage fondu… Il existe de multiples combinaisons de garnitures mais il faut préciser qu’on ne met pas de la sauce tomate (comme ingrédient de base) sur les pide...
Y'a-t-il des recherches historiques qui ont été menées sur la forme des pizzas ? A ma connaissance : non.
Tout ce que je peux affirmer c’est que les « pizzas turques » sont diablement bonnes, croustillantes et que je les dévore avec grand plaisir sans avoir besoin de toujours philosopher !