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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 30 septembre 2008

Seni özledim



En Croatie tout est propre, calme, organisé... Ah, l'effervescence d'Istanbul me manque terriblement.
Je n'ai pas le temps de visiter, mais de boire cappuccino sur cappuccino, si ! Et dire qu'en Turquie on est en famille en train de se gaver de börek et de chocolats. Je me console en regardant quelques photos de Turquie de bon matin et en pensant à celui que j'aime.

Pensée du jour : Une française qui vit à Istanbul et qui parle l'Italien en Croatie, n'est-ce pas le signe que la mondialisation a parfois du bon ?!

lundi 29 septembre 2008

Portoroz


Bord de mer, Portoroz
Slovénie


Cette année, je n'aurai pas l'occasion de célébrer les Bayram à Istanbul puisque je vais passer ma semaine en Croatie pour le travail. Heureusement, un petit crochet en Slovénie m'a permis de rendre visite à de la famille hier soir et j'ai pu dîner dans le restaurant gastronomique de mon oncle Sergio. Il faudra que je vous en reparle, sait-on jamais, si vous souhaitez vous promener dans ce beau pays...
En attendant de trouver le temps d'écrire des billets plus étoffés, je vous souhaite à tous Iyi bayramlar. Le ramazan se termine en effet cette nuit et la plupart des turcs seront en vacances jusqu'à vendredi, les chanceux ;)

vendredi 26 septembre 2008

De jour comme de nuit...



Yeni Camii,
Quartier d'Eminönü

Qu'il est bon de revenir à Istanbul, d'admirer la ville alors qu'il est déjà bien tard, de parcourir le sahil yolu à la veille des Bayram (fêtes du sucre, fin du ramazan). La magie opère ici de jour... comme de nuit.

jeudi 25 septembre 2008

Les moules n'aiment pas l'eau...



Vendeur de moules farcies
Kabataş

mercredi 24 septembre 2008

Grèce

Je suis actuellement à Athènes afin de visiter quelques clients et chantiers navals. Il fait nettement plus chaud qu'à Istanbul et l'ambiance me rappelle nos quelques heures passées cet été sur l'île de Chios...
Les photos cı-dessous datent du mois d'août :













mardi 23 septembre 2008

Fort comme un turc



Photo prise à Mardin
Réalisée sans trucage...

lundi 22 septembre 2008

12 trajes para Estambul



Quand j'étais petite fille, je voulais être styliste. Je passais mon temps à dessiner des catalogues de mode et à coudre des vêtements pour Barbie. Mais travaillant actuellement dans le secteur des industries et de la construction navale, je me rends compte que je suis bien loin de mes rêves d'enfant...



Ce que j'aime dans la mode par dessus tout, c'est la haute-couture. Ces créations hors de prix que personne ne portera jamais et sur lesquelles des créateurs, des modélistes, des dentellières ont passé des heures à dessiner, à créer, à coudre. Certes, ces vêtements ne permettent malheureusement pas d'améliorer le monde actuel mais ils sont parfois des vecteurs de messages forts et surtout, porteurs de rêve.



Alors qu'à New York, Londres ou Milan se succèdent les semaines des défilés, Istanbul reste dans l'ombre. Pourtant, vu le nombre d'usines de textile et de stylistes qui travaillent ici, Istanbul devrait être elle aussi sur le devant de la scène en ce qui concerne la mode.


A gauche, le styliste espagnol Davidelfin

Heureusement, une exposition se tient actuellement à l'IMA (Istanbul Moda Academy) et j'ai eu l'honneur d'être invitée à l'inauguration d'ouverture. Au total, des créateurs espagnols ont réalisé 12 costumes en s'inspirant de 12 personnages de romans de la littérature Espagnole.

L'exposition n'est pas très grande mais les costumes présentés sont de toute beauté et ont demandé des heures de travail. Si vous aimez la mode et la littérature hispanique, poussez les portes de l'IMA avant qu'il ne soit trop tard...



Istanbul için 12 kiyafet
IMA - Istanbul Moda Academisi
Teşvikiye Cad. No:158 , Sadrazam Sait Paşa Konağı
34365 Nişantaşı - Istanbul
Tel + 90 (212) 219 41 41
du 20 septembre au 20 octobre 2008

vendredi 19 septembre 2008

Verger d'été



Village de Yörük
Région de la Mer Noire

jeudi 18 septembre 2008

Des oiseaux sans ailes

Au début du 19e s. les chrétiens et les musulmans, les turcs, les arméniens et les grecs vivaient en paix, se fréquentaient et se mariaient les uns avec les autres en Turquie, malgré leurs croyances et ce, depuis des siècles. La première guerre mondiale est venu malheureusement assombrir ce ciel rempli de sérénitude, les grecs se sont battus contre les turcs, les turcs contre les grecs, des familles entières ont été forcées à l'exode, ont connu les déchirures liées aux séparations, l'abandon ou même la mort. Au total, plus d'un million d'habitants ont été déplacés d'Asie mineure.



Dans le village anatolien d'Eskibahçe, Ibrahim et Philotéi s'aiment et se sont promis au mariage. Mais ils ne sont pas nés à la bonne époque ni au bon endroit. Ils connaîtront les horreurs de la guerre, celles qu'on ose à peine décrire, et les haines naissantes qui reposent sur les desiderata des grandes puissances européennes.

Les différents protagonistes de ce roman sont comme des oiseaux sans ailes, ils rêvent de s'envoler loin des massacres et des rancoeurs humaines mais ils sont condamnés à affronter leur destin en restant sur leurs terres maudites ou en quittant, malgré eux, tout ce qu'ils ont bâti.

En parallèle de cette histoire d'amour, l'auteur nous dépeint la vie d'un homme qui s'est battu sur tous les fronts afin de construire un état laïc et démocratique : Il s'agit de Mustafa Kemal ATATÜRK.

Louis DE BERNIERES signe ici un roman extrêmement intéressant, il sait mêler les événements historiques à la fiction avec un ton toujours juste et émouvant. Un livre qui m'a beaucoup touchée et qui permet de mieux comprendre l'histoire contemporaine de la Turquie, ainsi que de mesurer les horreurs liées aux guerres et aux exodes.
Merci d'avoir été nombreux à me le recommander, je ne peux que le recommander à mon tour à ceux qui ne l'ont pas encore lu, en plus il est sorti en format poche...

Des oiseaux sans ailes
Louis DE BERNIERES
Editions Mercure De France - 726 pages
ou éditions FOLIO poche

mardi 16 septembre 2008

Chat perché



Poubelle de Safranbolu
Août 2008

mercredi 10 septembre 2008

Safranbolu



Spécialité locale de cette ville située à 406 km d'Istanbul : Le safran. Cette épice rare et chère, puisqu'elle ne peut être récoltée qu’une fois tous les deux ans, est utilisée dans la préparation des desserts et des mets salés depuis l’époque ottomane. Le safran a permis à cette ville de la Mer Noire de rayonner malgré sa situation géographique.



Depuis 1994, la ville de Safranbolu est inscrite au patrimoine de l’Unesco, et ce ne sont pas les filaments oranges qui sont à l’origine de cette reconnaissance historique. Il vous suffit d’arpenter ses petites rues pavées et ornées de maisons en colombage pour comprendre que Safranbolu est une des rares localités de Turquie, avec Istanbul, à avoir su preserver toutes les traces de son passé.



Deuxième spécialité de la ville : La ferronnerie. On y trouve un bon nombre d’artisans qui travaillent ce métal et le transforment en serrures, en poignées de porte ou en objets de décoration.



De passage parmi nous, Jacques, l’ami de Fred, venu tout droit de la région de Toulouse avec son accent chantant, est tout comme nous trois (yakamoz compris) tombé sous le charme de cette ville hors norme qui fût un poste caravanier important lors des échanges commerciaux entre l'Orient et l'Occident.



Il est vrai que Safranbolu est assez touristique, et de nos jours, une maison sur trois est transformée en hôtel ou en pension. Il est donc préférable de se glisser dans sa ville annexe (Yörük) pour découvrir des maisons plus typiques et des ruelles deux fois moins fréquentées par les hordes de touristes.



Nous y avons d'ailleurs trouvé une pension fort sympathique pour y passer une nuit. Dans ce village, nous avons pu visiter une vieille maison transformée en musée où l’on a pu comprendre les us et les coutumes de l’époque : L’eau de la cuisine chauffée grâce au feu de cheminée, le pigeonnier pour les hommes et leur narghilé, etc.



Filiz, la maîtresse des lieux, nous a expliqué qu’il suffisait à son grand-père de se réfugier au dernier étage de la maison et de taper un grand coup sur le plancher pour qu’on lui monte son café.



Le plus impressionnant reste le travail realisé sur le bois, on se dit alors que les artisans turcs étaient (et sont toujours) vraiment doués, pour avoir realisé et su conserver de si belles demeures sans asticots. A l'époque, plus le plancher était épais, plus la famille était riche.



Après avoir lu que le safran possédait de nombreuses vertus (tel qu’augmenter la mémoire, améliorer l'épiderme ou encore l’appétit sexuel), nous avons dû nous résigner à goûter cette boisson chaude, couleur or, au safran et au miel. Un délice !



De même, impossible de repartir sans avoir pris dans nos bagages une spécialité culinaire de la ville : des boîtes de loukoums parfumés au safran; à déguster sans modération dans toutes les boutiques de la ville...

mardi 9 septembre 2008

Gelecek



Mosquée futuriste de Karabük

lundi 8 septembre 2008

Ma dernière heure… avant les autres

Tout a commencé dans un moment d’égarement. J’avais le regard perdu parmi les nuages quand soudain, j’ai aperçu par le hublot un flash dans le ciel gris suivi d’un énorme boum. L’avion a ensuite tremblé de tout son long. Comme j’étais assise à côté de l’aile, mon premier réflexe a été de vérifier si le réacteur n’était pas parti en petites particules dans la stratosphère. Mais, au bout de quelques instants, les turbulences qui ont encore secoué l’avion m’ont sortie de mes songes. Je me suis rendue compte, avec effroi, que la foudre venait de chatouiller notre boeing 737...



Le commandant a pris de l’altitude alors que nous nous apprêtions à atterrir, puis a accéléré en perçant les nimbus. J’ai à plusieurs reprises vérifié, en passant la tête par dessus les rangées de sièges, s’il n’y avait pas un trou dans l’avion.
Mon teint a dû passer du rose frais au vert pistache. Les visages autour de moi étaient eux aussi blêmes, silence total dans l’avion, on devait être nombreux à avoir suivi les épisodes de la série Lost. Mais personnellement, entre atterrir sur une île paradisiaque avec des sex-symbols ou atterrir sur les buildings de Lyon avec des squelettes calcifiés, mon choix est fait depuis longtemps.

Non, tout allait bien se passer, je suis trop jeune pour mourir… Dans ce moment de désarroi, j'ai alors pensé à Fred, à ma famille, à mes amis et à mon chien qui serait sûrement heureux de me retrouver sous la forme d’un tas d’os. Mais trêve de plaisanterie, vous devinez que ce jour là j’ai eu de la chance puisque j’ai bien posé mes pieds quelques minutes plus tard sur le sol français, sinon je ne serais pas là à raconter les croustillants détails de ma vie en l’air…

Dans ma vie, j’ai eu peur à deux reprises en prenant l’avion. La première fois, c’était lors d’un trou d’air. Une jeune femme a poussé un cri tellement atroce que le son de sa bouche m’a fait plus de peur que le trou lui-même. J’ai bien cru que j’allais la plier en 4 dans son bagage à main. La deuxième fois, j’étais assise à coté d’une dame qui n’avait pas toute sa tête et qui a passé trois heures agrippée au siège de devant en répétant sans interruption “on va s’écraser” et j’ai passé mon temps à lui répondre “mais non” encore moins rassurée qu’elle…

A vrai dire, disparaître demain ne m'angoisse pas, mais voir disparaître quelqu’un que j’aime dans un crash d’avion m’horripile. Imaginez si toute ma famille prend le même avion pour venir assister à notre mariage et si… Non, ne soyons pas pessimistes, il faut se rappeler que le transport aérien est le moyen le plus sûr pour voyager.


Vue aérienne de la baie de Tuzla

Quoiqu’il en soit, j’ai bien cru que ma dernière heure était arrivée jeudi dernier lors du vol Istanbul-Lyon, et j'ai enfin compris pourquoi les turcs applaudissent lors des atterrissages. Cependant, ce n'est pas pour autant que je vais arrêter de prendre l'avion ou revenir vivre en France.
D'ailleurs, Loin des yeux, loin du coeur est un proverbe bien stupide. Je dirais même que c’est plutôt l’inverse, car c’est en prenant ses distances avec les gens qui nous sont chers qu’on réalise qu’ils nous manquent et qu’ils comptent vraiment pour nous….

PS : Dans les commentaires, ne vous amusez pas à raconter vos pires souvenirs d’avion… J’ai encore un vol retour à faire !

PS 2 : Oh et puis si, donnez-moi des détails aériens croustillants afin qu’on détende un peu l’atmosphère…. ;)

vendredi 5 septembre 2008

Istanbul walks

Contrairement à Paris ou Londres, il reste encore beaucoup de choses à entreprendre à Istanbul pour développer ce que je nommerais un tourisme "intelligent", c'est à dire un tourisme qui respecte l'environnement.



Les vélib sont inexistants ici, sachant que la ville est construite sur sept collines, vous comprendrez vite pourquoi ! Quoique, on peut toujours rêver que dans quelques années, il nous sera possible de longer le Bosphore en bicyclette et sans aucun danger...

Heureusement, une agence de voyage a eu la bonne idée d'organiser des visites guidées à pied (Istanbul Walks) qui se déclinent en 14 circuits différents. A chaque jour sa promenade encadrée par un guide professionnel. Ainsi, pour 20 € par adulte, vous pourrez visiter les quartiers de Balat, d'Ortaköy, d'Eyüp, etc.



Les balades guidées durent de trois à quatre heures et peuvent être réalisées en anglais, français ou allemand. Un conseil : Munissez vous de chaussures plates et confortables !

Vous trouverez plus d'infos sur le site ci-dessous :
www.istanbulwalks.com

jeudi 4 septembre 2008

Solitude



Photo prise de la rive asiatique
Istanbul - Juin 2008

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