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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 31 juillet 2008

Embarquement immédiat

Partir en croisière en fait rêver plus d’un, même après avoir visionné le film “Titanic”. Seulement voilà, parcourir les mers en ne voyant au loin qu’un horizon de bleu n’est pas un rêve accessible à tout le monde. Ces voyages sur les flots où luxe, confort et découvertes flirtent ensemble ont un prix plutôt élevé.



Heureusement, le Bosphore existe et ses flots sont accessibles à tous et à tout moment de la journée pour quelques YTL. D’ailleurs, traverser le Bosphore de long en large ou d’une rive à l’autre est fortement recommandé si l'on veut mesurer toute la magnificence d’Istanbul.



Il existe plusieurs façons de s’offrir une petite croisière à Istanbul. Certains bateaux partent pour la journée entière et vous emmèneront jusqu’à l’embouchure de la Mer Noire. D’autres vous conduiront au contraire vers les Iles aux Princes.



Et pour les plus pressés, il suffit de prendre des embarcations privées qui proposent quelques heures de croisière, ou plus simple encore, de copier ces nombreux turcs qui habitent sur la rive asiatique et travaillent sur la rive européenne (ou vice versa) et qui utilisent les ferryboats quotidiennement pour éviter d’être engorgés dans les embouteillages sur un des ponts du Bosphore.



Prêt pour l’embarquement ? Je vous emmène aujourd'hui sur le bateau qui fait la liaison entre Kabataş et Kadıköy. A son bord, les usagers côtoient les touristes. La traversée ne dure qu’une quinzaine de minutes mais il y a tout à bord pour votre confort. Des sièges rembourés à l’intérieur comme à l’extérieur, un bakkal (épicier) pour pallier aux petits creux, quelques verres de çay ou de jus d’oranges pressées. Le serveur arpente tout le navire, son plateau posé sur l’épaule, en sillonnant entre les passagers.



Gilets de sauvetage, bouées : Que les plus peureux se rassurent, les accidents sont rares, malgré le trafic maritime dense où pétroliers et chimiquiers font de l’ombre aux navires de plaisance et aux bateaux municipaux.



Je n’ai pas encore eu le temps de décrire tout ce qu’il y à bord du bateau que l’on aperçoit déjà l’Iskele, le quai de Kadıköy où la foule attend pour faire le chemin inverse. Tout est tellement bien organisé qu’il ne faut que quelques minutes aux passagers pour descendre et monter sans se croiser sur les passerelles.


Iskele de Kadıköy

La croisière s'achève ainsi, on regretterait presque de mettre déjà un pied à terre. Pour se consoler, il ne nous reste plus qu’à naviguer sur le site web d’IDO, afin de connaître les prochains départs des ferryboats. Ce ne sont pas les Iskele qui manquent !
Et si vous avez envie d'un peu d'intimité à bord, sachez que des petits bateaux-taxi sont à votre disposition depuis peu. Cela vous coûtera bien plus cher que d'emprunter un ferryboat, mais ce sera certes le moyen le plus rapide, et le plus romantique, pour atteindre l'autre rive...


Taxi des mers mis en place par IDO

mercredi 30 juillet 2008

Maman, les petits bateaux...



Photo prise sur le Bosphore, à bord d'un des ferryboats d'IDO (İstanbul Deniz Otobüsleri A.Ş), entre Kabataş et Kadıköy. Chaque année, IDO transporte plus de 90 millions de passagers à bord de ses 85 ferrys.


Discover Orhan Olmez!

mardi 29 juillet 2008

Un troyen à Paris

Qui aurait pu penser qu’un jeune instituteur Anatolien se retrouve un jour derrière un kiosque parisien ?
Hasan KUDAR a eu un parcours peu commun, puisqu’il est né dans les années 20 dans un village Alévi proche de Troie. A travers ses mémoires, il plante le décor de ces années de persécution où l’on chassait les communistes de Turquie. De sa jeunesse jusqu’à l’âge de sa retraite, il nous fait part des difficultés de la vie, mais aussi des moments heureux passés entre amis ou en famille.



Installé en France dans les années 60, commence alors pour lui une nouvelle vie tant sur le plan professionnel que personnel. De professeur à vendeur de journaux en passant par cuisinier, Hasan aura goûté à la vie parisenne parfumée de liberté.
La première partie du roman, qui retrace son enfance et son adolescence, est particulièrement intéressante puisqu’elle nous plonge dans les us et les coutumes d'un petit village de Turquie, situé sur les flancs du mont Ida.
La deuxième partie est plus décousue, à l’instar de la vie parisienne riche en rencontres et découvertes de l'auteur ? Lire ses anecdotes avec ses nombreuses maîtresses alors que son épouse l’attend en Turquie ne sera pas au goût de tout le monde… A noter que cette partie est agrémentée de quelques photos.

Bref, ce n’est pas de la grande littérature, c’est une biographie qui se lit en quelques heures et qui permet de revêtir la peau d’un immigré, de partager ses doutes, sa double culture ainsi que des bribes de sa vie. La connexité n’est pas toujours au rendez-vous, Hasan KUDAR a consigné une sorte de journal intime dont il aura finalement arraché quelques pages...

Un Troyen à Paris
Hasan KUDAR
Librairie Özgül Kitabevi
178 pages

lundi 28 juillet 2008

Turistler

Vous ne trouverez pas plus motivés qu’eux pour battre le pavé malgré cette chaleur étouffante et humide qui s’est emparée d’Istanbul. Leur courage résulte de la mission qui les a fait se déplacer et qu’ils ne veulent avorter sous aucun pretexte : Ils doivent visiter la ville de fond en comble. Short, lunettes de soleil, appareil photo et guide touristique greffés à la main sont les signes distinctifs de ces explorateurs des temps modernes, appelés communément des touristes.



Depuis début juin, ils se sont infiltrés partout et ont imbibé les murs d'Istanbul avec leurs accents et la moiteur de leur peau. Être touriste de nos jours est un rôle qu’il faut prendre au sérieux, c’est presque devenu un vrai métier et la concurrence est rude : Il est question de ramener les plus belles photos, d'avoir goûté à tout et d'avoir découvert des coins qui ne figurent même pas dans les pages des guides.

Entre locaux et vacanciers, il est parfois difficile de repérer qui est qui. Certains vendeurs se laissent prendre au piège sur Istiklal Caddesi et murmurent quelques mots turcs à un de leur client qu’ils pensaient être du même clan. Mais non, raté, le touriste ne comprend pas un mot et offre au vendeur, en guise de réponse, des yeux de merlans frits.

Au milieu des anglaises en short sexy et des italiens piailleurs, se mêlent celles qui sont supposées rester dans l'ombre, alors qu'on ne remarque qu'elles. Pas un bout de chair ne dépasse de leur long tchador noir, ce sont les épouses des moyens orientaux, venues tout droit des pays chauds qui pullulent le pétrole.



En Turquie, les moyens orientaux ne sont pas trop dépaysés, 98 % des gens pratiquent la même religion qu’eux, 60 % des femmes sont voilées et puis les vols sont quotidiens et directs. Istanbul-Dubai en quelques heures et sans visa, palaces, shopping, bijoux : Pour ces touristes là, Istanbul c'est le paradis, ou presque.

Ces hommes et ses femmes se fondent dans la masse si bien que les vacanciers européens confondent les autochtones et moyens-orientaux. Les businessmen qui ne fréquentent que les hôtels quatre étoiles feront la même amalgame, et diront qu'Istanbul est une ville peuplée de femmes portant le tchador, ce qui est pourtant loin d'être vrai...



Et au milieu de toute cette masse humaine, il y a nous, qui appartenons à cette catégorie un peu à part. Ni touristes, ni locaux, nous avons franchi la frontière sans billet retour en poche et vivons ici depuis des années. Nous regardons les touristes avec amusement mais aussi avec nostalgie. Eux découvrent pour la première fois la Turquie, et s'émoustillent de tout. Que ne donnerait-on pas pour revivre encore une fois ces sensations de nouveau-né ? Car même si des découvertes en tout genre nous attendent chaque semaine, tout cela se conjugue finalement sur un air de déjà-vu...

Une pensée pour toutes les victimes du double attentat qui s'est malheureusement déroulé hier à Istanbul. Merci pour vos messages. C'est une semaine tendue au niveau politique. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'actualité turque, je vous invite à lire la presse et les blogs qui traitent de ce sujet.

jeudi 24 juillet 2008

Crossing the bridge



Pont du Bosphore
Au loin, les tours de la rive européenne


Discover Hepsi!

mardi 22 juillet 2008

Le dernier tramway



Tramway d'Istiklal Caddesi
Beyoğlu


Discover Gece Yolcular?!

lundi 21 juillet 2008

Graffiti






Art libre ou vulgaires dessins muraux ?
De nos jours, les graffiti exaspèrent certains citadins, ou sont au contraire admirés par des piétons en manque de couleurs. Quoiqu'il en soit, aucune ville n'y échappe aujourd'hui, Istanbul y compris.
Les artistes qui opèrent dans l'ombre tentent de nous faire faire passer des messages. Les murs, leurs supports affranchis, ont l'ouïe développée. Mais ils ont aussi la faculté de représenter (tout haut) ce que certains pensent (tout bas)...

vendredi 18 juillet 2008

Cihangir



Les grandes métropoles évoluent sans cesse, les boutiques s’ouvrent ou se ferment, les centres villes se vident, certains quartiers se figent alors que d’autres éclosent... Tel est la cas du quartier de Cihangir, situé entre le Bosphore et la place de Taksim. Autrefois mal fréquenté et peu recommandé pour s’y loger, il est à présent un des quartiers les plus en vue d’Istanbul.



Les expatriés, tous comme les étrangers de façon plus générale, tombent souvent sous le charme de ses rues étroites et colorées, des appartements avec vue sur le Bosphore, de ses commerces de proximité. Les cafés et les bars fleurissent avec des noms branchés, les chiens entraînent leurs maîtres jusqu’au parc : Cihangir a vraiment une âme digne de certains quartiers parisiens.



Pas étonnant qu’il attire dans sa toile urbaine artistes divers et jeunes turcs en recherche de bohème. Ici, les escaliers sont nombreux, Cihangir est un quartier escarpé qu'il est bon de parcourir à pied.



Les soirs de semaine ou pendant le week-end, les terrasses des cafés situés au pied de la mosquée de Firuaz fourmillent de clients en manque d’air frais... et de bruits. Les emlakcı (agents immobiliers) se frottent les mains, les prix de l'immobilier ont doublé voir triplé ces six dernières années, certains appartements ont une vue panoramique incroyable sur la rive asiatique, le pont du Bosphore et Topkapı.



Comme partout ailleurs, les vendeurs ambulants aiguisent leurs voix du matin au soir afin de vendre leur pacotille. Quand la nuit tombe, les rues se désertent, mais les bars et les restaurants sont encore fréquentés par ceux qui ne veulent pas encore embrasser la nuit.



Cihangir est un quartier dans lequel on se sent bien, on y prend ses repères facilement. De même, le Bosphore, qui caresse les horizons, n’est jamais loin et surgit toujours de façon inopinée, au coin d’une rue, un peu comme un chien errant.

jeudi 17 juillet 2008

T-box : Un concentré d'humour



Petit, bon marché, léger, rigolo.. Que rajouter de plus pour définir un cadeau idéal ? Les créateurs de T-box, une marque 100 % turque, ont tout compris au marketing, pas étonnant que leurs produits s’arrachent comme des petits pains.

Au depart n’était pas l’oeuf, ni la poule, mais un tee-shirt tout blanc, tout simple. Ce dernier est comprimé dans un emballage en forme de cube et voilà comment le T-shirt cubique ou T-Box voit le jour pour la première fois en 2003.



Ses parents travaillent tous pour le groupe BOYNER, et sont les Directeurs Généraux de Benetton, Altınyıldız, Çarşı. Autour d'un brainstorming animé par Cem BOYNER, ils se creusent les méninges et accouchent de ce bébé excentrique.
Les boutiques qui commercialisent les produits T-Box semblent être un peu vides, pas étonnant puisque tous les produits sont compacts : Tee-shirt, robe, chaussettes : Tout tient dans la poche, ou presque ! Les vêtements sont de bonne qualité et vous pourrez trouver tout au long de l'année des gammes qui se déclinent en plusieurs couleurs à des prix très doux. En plus du packaging qui contient une pièce de 5 kuruş, la marque met en place des actions marketing complétement déjantées.



Un slogan T-Box scande de ramener ses vieux slips, et ce sont 1.5oo hommes qui apportent leurs vieux sous-vêtements troués dans la semaine pour avoir le droit à une réduction sur l’achat d’un nouveau.
T-Box se dédie aux 15-35 ans, et se commercialise dans plusieurs pays. Si vous achetez un de leurs articles, je vous conseille de lire la notice d’emploi qui est toujours farfelue et pleine d’humour.


Abracadabra, une sucette se transforme en un joli foulard

A la caisse, certains petits gadgets feront bien des heureux : Mini ventilateur, grenouille en plastique qui se transforme en prince une fois arrosée. Sur les emballages de préservatifs, vous apprendrez combien de calories vous brûlez selon la position kamasutratique choisie… Hum, heureusement que les enfants sont en vacances ;)
Bref, qui a dit que dans le business, il fallait se prendre au sérieux ? Pas les gérants de T-Box, soyez en sûrs…



Parmis tous les points de vente, ci-dessous les coordonnées de la boutique de Beyoğlu :
T-Box
Istiklal Caddesi N : 67
Istanbul
www.t-box.com.tr

mercredi 16 juillet 2008

Plante carnivore



Oeuvre réalisée par le photographe Nihat Odabaşı dans la cadre du Festival des Tulipes qui a eu lieu au mois d'Avril.
Quartier de Nişantaşı


Discover Pinhani!

mardi 15 juillet 2008

14 juillet : Le bonheur est dans le pré



Ô, qu’il est agréable une fois dans l’année de piétiner avec allégresse la pelouse du Palais de France d’Istanbul. Fête nationale oblige, Madame la Consule Générale recevait hier soir, dans les jardins de ce bâtiment datant de 1839, un très grand nombre de français et de sympathisants de la France.

Malheureusement, cette année, certains français ont dû regarder le spectacle derrière les grilles, puisqu'il fallait s’inscrire sur les listes avant la soirée. Auparavant, il suffisait de se présenter le 14 juillet à l’entrée du palais avec une pièce d’identé prouvant sa nationalité française. Mais étant donné que les français sont de plus en plus nombreux à vivre à Istanbul, il fallait prendre les mesures qu’y s’imposent. Le Consulat attendait tout de même plus de 2.ooo personnes.



Après une poignée de main échangée avec Mme la Consule et son époux, les invités étaient conviés à traverser une partie du Palais afin d’admirer quelques tapisseries murales d’époque, puis à rejoindre les jardins verdoyants. Parmis la foule, le jeu consistait ensuite à retrouver des tas d’amis dispersés et à ne pas perdre ceux qui nous accompagnaient...

En début de soirée, un mot de bienvenu de Mme la Consule en français et en turc, puis un long discours sur la conjucture mondiale et les événements marquants de ces derniers jours. Après les hymnes nationaux et un silence de plomb, la fête pouvait enfin commencer.


Alberto, Onur et Fred

Impossible d’atteindre les buffets, la queue etait longue, il fallait patienter encore un peu pour récolter quelques bouts de pain et de fromages. Mais pas de soucis, les quantités ne manquaient pas.
Bonjour, bonsoir, comment ça va depuis tout le temps, rigolades entre copains : Autour des quelques tables disposées dans les jardins, les discussions allaient bon train. Petit à petit, les invités ont délaissé le Palais, puis, comme par enchantement, un DJ a commencé à faire monter l’ambiance. Les plus jeunes se défoulaient sur la scène, les autres s’exécutaient dans l’herbe, certains dansaient le rock près du bassin. En fin de soirée, il ne restait plus qu’un petit groupe qui comptait bien profiter de cette belle soirée estivale.



Vers minuit, Fred et moi avons décidé de quitter nos amis afin de rejoindre notre appartement. En sortant, à l’accueil, nous avons reçu en cadeau une très belle brochure illustrée (Traces, reflects, échos de l’eau). Madame la Consule etait sur le palier afin de nous formuler un au revoir en guise de bonne nuit.

Cette soirée du 14 juillet à Istanbul fût une belle fête, je regrette cependant une chose, de ne pas avoir pu admirer de beaux feux d’artifices comme c’est la cas en France. Mais sachant qu’on en a toute l’année, au dessus du Bosphore, on ne va pas se plaindre non plus...


La soirée fût exquise avec Martina, Hélène et Pavel

lundi 14 juillet 2008

Kaktüs

Depuis plus d'un mois déjà, le soleil domine Istanbul. La canicule, qui aura duré quelques semaines, a enfin laissé place à un été vraiment agréable bercé par le vent. Le jour se couche plus tôt qu'en France mais peu importe, les istanbuliotes, qui n'ont pas eu la chance de partir cette année en vacances sur les plages turques, ont leur lot de consolation...



Pour quelques kuruş, ils peuvent siroter un thé après une journée de travail et contempler le Bosphore ainsi qu'un beau coucher de soleil. Pour les plus matinaux, rien de mieux qu'un kahvaltı (petit déjeuner) avec quelques amis en plein air. Ici, les adresses ne manquent pas bien sûr, en voilà d'ailleurs une que j'ai découverte il y a peu de temps et qui si situe dans le quartier de Cihangir.



Sur les murs de l'établissement ou entre les tables, quelques chats se promènent librement et se faufilent entre les pieds des clients. Kaktüs est un café qui sert toute sorte de boissons chaudes et froides mais aussi des salades, divers plats copieux et des petits déjeuners gourmands. Quelques desserts (maison) font aussi parti du menu.



Une terrasse, installée sur le trottoir et encadrée de quelques arbustes, permet de profiter des rayons du soleil en toute intimité. Vous l'aurez compris, Kaktüs est un petit café bien sympathique où l'on aime s'accorder quelques minutes de détente dans le paysage urbain de Beyoğlu.



Kaktüs
Cihangir Caddesi N : 16/A
Cihangir
Tel : 243 57 31

vendredi 11 juillet 2008

Tout l'or du ciel



Coucher de soleil sur la Corne d'Or
Eté 2008


Discover Orhan Olmez!

mercredi 9 juillet 2008

Cahide : le cabaret anti rabat-joie



La prochaine fois que j’entends dans la bouche d’un ignorant des bévues au sujet de la Turquie et de son entrée dans l’Europe, je n’userai pas de ma salive, je l’amènerai directement à Cahide. Au milieu des paillettes, des plumes, des drag queens, des travestis, des serveurs déguisés en effigies de Jean-paul Gaultier, j’ose espérer que cette personne - qui prétendait tout savoir sur la Turquie - reverra ses jugements.



Si ce n’est pas le cas, je la glisserai alors au milieu des kokoş qui n’ont de naturel que leurs pieds, et des métrosexuels qui se baladent toujours avec leur portable et leur paquet de cigarettes à la main. La musique techno et la fumée des cigares aidant, je montrerai que la Turquie n’est pas seulement ce que l’on veut bien montrer sur les chaînes TV internationales. La Turquie a aussi cette facette avant-gardiste, bien souvent mise en sourdine alors qu’elle est encrée là, dans la capitale culturelle du pays.



Après un repas en plein air ponctué de meze, dans ce restaurant-cabaret de Maçka, il est d’usage de se lever de table et de faire place à la jeunesse istanbuliote qui arrive en masse peu avant minuit. Robes sexys, talons aiguilles, maquillage à outrance : Les jeunes femmes turques sont prêtes pour une longue nuit d’ivresse entre ami(e)s.



Au milieu de la foule, quelques jeunes femmes voilées qui ne semblent éveiller la curiosité de personne, elles s’amusent elles aussi et dansent librement entourées de copines. De nombreuses jeunes femmes viennent en groupe pour assouvir leur soif de frasques avant leur mariage, une sorte de kina gecesi contemporaine.



Parfois, la foule s’arrête de danser et de chanter dans ce décor diapré et rococo afin de regarder le spectacle cabaret exécuté par des danseurs professionnels et des travestis. Le tout ne manque pas d’humour et se tourne lui-même en dérision.



Adulé par la jeunesse aisée, Cahide est un lieu alambiqué vraiment à part. Un rendez-vous nocturne occidental aux accents orientaux, où l'on passe une soirée pleine de fantaisie et de surprises, un antidote certain au traditionalisme réccurent et aux éteignoirs...



Cahide Cabaret
Kadirgalar Caddesi, Maçka Parkı
Istanbul
Tel : 219 65 30

lundi 7 juillet 2008

Une chanson douce



Que serait Istiklal Caddesi sans musique ? En parcourant cette artère célèbre qui relie Taksim à Galata, nos pas sont rythmés par des notes de musique qui s'emmêlent et se démêlent continûment...

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