Grands enfants
Par Marie-France, mercredi 6 février 2008 à 09:00 :: Mes moments épicés :: #587 :: rss
Pour eux c’est un jeu, pour moi c’est un vrai cauchemar. Je les vois se courir les uns après les autres à toute vitesse, lever la main en l’air comme s’ils allaient se donner une herculéenne claque ottomane (osmanlı tokatı), ou encore se rouler par terre avec antipathie. Je m’arrête en plein milieu de la rue et les observe longuement, mes cinq doigts sur mon téléphone portable, toujours prête à sonner l’alerte au cas où ça tournerait mal. Mon corps se crispe, mon regard se focalise sur cette scène quasi-meurtrière.
Et puis comme par miracle arrive le premier signe de paix. Un des gaillards qui racle son blouson sur le bitume se met à sourire, ses comparses rigolent. Fin de l’acte II, la comédie bouffonne est terminée. Tout le monde se relève sans les applaudissements, il ne s’agissait que d’un jeu stupide et absurde...
Ainsi, les hommes turcs jouent la comédie sans arrêt, poussent des cris abominables et se fustigent pour rire. Ils passent leur temps à se taquiner, à se taper, à se pousser. Les hommes ici se font des farces dignes de Benny HILL, du matin jusqu’au soir et nous mordons trop facilement à l’hameçon. Ils mériteraient l’oscar masculin du meilleur acteur.

Vendeur de Pamuk Şekeri (barbe à papa)
Observez-les dans la rue et vous verrez en face de vous de grands enfants. C’est peut-être, finalement, ce qui fait leur force : Une partie d’eux a refusé de grandir. La cour d’école est incommensurable, elle se situe quelque part sous un arrêt de bus, ou bien sur le pont de Galata auprès des pêcheurs ou encore dans le local de votre épicier. Grâce à leurs galéjades, ils extériorisent tous leurs soucis. Une fois la pseudo-rixe terminée et les sourires retrouvés, leur vie d’adulte semble plus sereine. Ils se transforment alors en de bons pères de famille, en chauffeurs de taxi, en cadre supérieur ou en vendeurs de parapluies.
Ainsi, malgré les frayeurs qu’ils me font à chaque fois, je les pardonne volontiers. Je préfère les voir se bastonner comme deux frères avec sentimentalisme plutôt que de les voir se plaindre toute la sainte journée...
Et puis comme par miracle arrive le premier signe de paix. Un des gaillards qui racle son blouson sur le bitume se met à sourire, ses comparses rigolent. Fin de l’acte II, la comédie bouffonne est terminée. Tout le monde se relève sans les applaudissements, il ne s’agissait que d’un jeu stupide et absurde...
Ainsi, les hommes turcs jouent la comédie sans arrêt, poussent des cris abominables et se fustigent pour rire. Ils passent leur temps à se taquiner, à se taper, à se pousser. Les hommes ici se font des farces dignes de Benny HILL, du matin jusqu’au soir et nous mordons trop facilement à l’hameçon. Ils mériteraient l’oscar masculin du meilleur acteur.
Vendeur de Pamuk Şekeri (barbe à papa)
Observez-les dans la rue et vous verrez en face de vous de grands enfants. C’est peut-être, finalement, ce qui fait leur force : Une partie d’eux a refusé de grandir. La cour d’école est incommensurable, elle se situe quelque part sous un arrêt de bus, ou bien sur le pont de Galata auprès des pêcheurs ou encore dans le local de votre épicier. Grâce à leurs galéjades, ils extériorisent tous leurs soucis. Une fois la pseudo-rixe terminée et les sourires retrouvés, leur vie d’adulte semble plus sereine. Ils se transforment alors en de bons pères de famille, en chauffeurs de taxi, en cadre supérieur ou en vendeurs de parapluies.
Ainsi, malgré les frayeurs qu’ils me font à chaque fois, je les pardonne volontiers. Je préfère les voir se bastonner comme deux frères avec sentimentalisme plutôt que de les voir se plaindre toute la sainte journée...
Commentaires
1. Le mercredi 6 février 2008 à 09:45, par Nat
2. Le mercredi 6 février 2008 à 13:10, par Vincent
3. Le mercredi 6 février 2008 à 20:32, par ronan
4. Le jeudi 7 février 2008 à 10:04, par Marie-France
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