Quand on vit en France, il est difficile d’échapper au 14 juillet, aux feux d’artifices et aux bals de village. Mais dès qu’on quitte le territoire, célébrer notre fête nationale n’a finalement plus rien de magique, et on en oublierait presque que c’est une date importante dans l’histoire de France.



Heureusement qu’il existe des Consulats français à l’étranger, car en dehors de toutes les fonctions qu'on leur connaît (passeports, visas, mariages, élections), ces antennes administratives organisent chaque année des journées ou des soirées où l’on se retrouve entre français, autour d’un verre de vin et d’un plateau de fromages. Nostalgie, quand tu nous tiens ! Nous étions nombreux (français, turcs et autres nationalités) ce samedi soir à nous être déplacés au Palais de France situé à quelques pas du Lycée de Galatasaray.



Ce bâtiment, qui héberge le Consul de France et l’Ambassadeur (quand il n’est pas à Ankara), a été construit sur un terrain offert à la France par Soliman le Magnifique au 16éme s. Le Palais de France est ainsi le 1er (et donc plus ancien) bâtiment diplomatique français construit à l’étranger. On comprend alors le discours émouvant de Mr Jean-Christophe PEAUCELLE, actuel Consul Général qui quittera bientôt ses fonctions. Ce n’est jamais facile de quitter la Turquie quand on y a vécu plusieurs années, alors quand on habite dans un tel palais agrémenté de tapisseries anciennes, de dorures et doté d’un somptueux jardin plongeant sur le Bosphore....


La soirée s'est déroulée dans le jardin du Palais

Buffets, Champagne, fromages, vins, et quelques 2000 personnes, tous les ingrédients étaient réunis pour passer une agréable soirée. Un grand bravo aux étudiants du lycée français de Saint Benoit qui étaient venus pousser la chansonnette. La jeune fille en photo ci-dessous avait une voix prodigieuse. Il y a eu plein d’autres surprises par la suite et la soirée s’est sûrement terminée tard dans la nuit...



Nous avons dû quitter un peu tôt la réception, aussi, je ne me doute pas que ceux qui sont restés en ont profité jusqu’à la dernière minute en dansant pieds nus sur la pelouse, tout en contemplant au loin les lumières d'Istanbul.