Sportez-vous bien !
Par Marie-France, vendredi 26 janvier 2007 à 09:26 :: Mes moments épicés :: #343 :: rss
La plupart des sportifs qui vivent en Turquie sont des gens privilégiés.
Telle est ma conclusion après plus de 4 ans passés ici. C’est sûr, j’y vais un peu fort... Mais malheureusement plusieurs constatations m’amènent à cette pensée négative.

Pour fréquenter de bonnes salles de sport (bien équipées, propres), il faut avoir les moyens. L’abonnement à l’année dans une salle située en centre ville coûte entre 1.500 $ et 3.000 $ par an. Vous me direz, c’est le même prix que certaines salles dans les grandes villes de France. Oui, sauf que rappelons qu’en Turquie, les travailleurs ont des salaires 4 fois inférieurs à ceux des français dans la grande majorité des cas.
Le milieu associatif est peu développé par rapport à l’hexagone. Au niveau des sports de plein air, aucune piste cyclable à ma connaissance dans la ville (pour faire du roller, on doit se rendre sur la rive asiatique), et les différentes mairies commencent tout juste à aménager les bords du Bosphore afin que l’on puisse avoir assez de place pour s’y promener avec des poussettes, marcher en famille ou courir entre copains.
Les piscines publiques d’Istanbul se comptent sur les doigts d’une main, les autres sont extrêment chères, puisqu’appartenant à des organismes privés. Bref, seul le foot reste un sport bon marché puisqu’associatif, de même, il y a de nombreux terrains de foot ouverts et éclairés jusqu’au bout de la nuit à louer pour des broutilles.
Très peu de forêts ou parcours sportifs, j’ai cependant noté l’implantation d’aires de fitness en plein air dans certains quartiers (quelques machines gratuites afin de pratiquer des exercices de cardio et de musculation).
Bref, en France, faire du sport est à la portée de tout le monde ou presque, ici c’est une autre histoire. Mais comme le dirait mon père, les français ont aussi beaucoup plus de temps libre que les turcs, en France nous en sommes à l’aire de l’hédonisme et de l’individualisme alors qu’en Turquie, le gouvernement a d’autres priorités élémentaires (développement des infrastructures, industrialisation, modernisation..). Ce qui me pousse à penser que dans quelques années, mes affirmations seront obsolètes.

NB : Oyez, Oyez, la bonne nouvelle c’est que j’ai recommencé à donner mes cours de kick boxing 1 fois par semaine pour le moment sur Nişantaşı. J’aime beaucoup ce club, mais les tarifs y sont assez chers pour les adhérents, en contre-partie, les profs y sont bien payés. Pour vous donner une idée, en France j’ai entrainé 2 à 3 fois par semaine une dizaine d’élèves bénévolement, alors qu’ici, je suis payée 50 € de l’heure, quelque soit le nombre de participants... Cherchez l’erreur !
Telle est ma conclusion après plus de 4 ans passés ici. C’est sûr, j’y vais un peu fort... Mais malheureusement plusieurs constatations m’amènent à cette pensée négative.
Pour fréquenter de bonnes salles de sport (bien équipées, propres), il faut avoir les moyens. L’abonnement à l’année dans une salle située en centre ville coûte entre 1.500 $ et 3.000 $ par an. Vous me direz, c’est le même prix que certaines salles dans les grandes villes de France. Oui, sauf que rappelons qu’en Turquie, les travailleurs ont des salaires 4 fois inférieurs à ceux des français dans la grande majorité des cas.
Le milieu associatif est peu développé par rapport à l’hexagone. Au niveau des sports de plein air, aucune piste cyclable à ma connaissance dans la ville (pour faire du roller, on doit se rendre sur la rive asiatique), et les différentes mairies commencent tout juste à aménager les bords du Bosphore afin que l’on puisse avoir assez de place pour s’y promener avec des poussettes, marcher en famille ou courir entre copains.
Les piscines publiques d’Istanbul se comptent sur les doigts d’une main, les autres sont extrêment chères, puisqu’appartenant à des organismes privés. Bref, seul le foot reste un sport bon marché puisqu’associatif, de même, il y a de nombreux terrains de foot ouverts et éclairés jusqu’au bout de la nuit à louer pour des broutilles.
Très peu de forêts ou parcours sportifs, j’ai cependant noté l’implantation d’aires de fitness en plein air dans certains quartiers (quelques machines gratuites afin de pratiquer des exercices de cardio et de musculation).
Bref, en France, faire du sport est à la portée de tout le monde ou presque, ici c’est une autre histoire. Mais comme le dirait mon père, les français ont aussi beaucoup plus de temps libre que les turcs, en France nous en sommes à l’aire de l’hédonisme et de l’individualisme alors qu’en Turquie, le gouvernement a d’autres priorités élémentaires (développement des infrastructures, industrialisation, modernisation..). Ce qui me pousse à penser que dans quelques années, mes affirmations seront obsolètes.
NB : Oyez, Oyez, la bonne nouvelle c’est que j’ai recommencé à donner mes cours de kick boxing 1 fois par semaine pour le moment sur Nişantaşı. J’aime beaucoup ce club, mais les tarifs y sont assez chers pour les adhérents, en contre-partie, les profs y sont bien payés. Pour vous donner une idée, en France j’ai entrainé 2 à 3 fois par semaine une dizaine d’élèves bénévolement, alors qu’ici, je suis payée 50 € de l’heure, quelque soit le nombre de participants... Cherchez l’erreur !
Commentaires
1. Le dimanche 28 janvier 2007 à 20:25, par La Tantine de Valérie
2. Le lundi 29 janvier 2007 à 14:00, par Marie-France
3. Le mercredi 22 août 2007 à 01:15, par Melek
4. Le jeudi 23 août 2007 à 13:06, par Marie-France
5. Le vendredi 24 août 2007 à 00:39, par Melek
6. Le vendredi 24 août 2007 à 13:00, par Marie-France
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