Emoi et consternation d'une nation
Par Marie-France, mardi 23 janvier 2007 à 09:03 :: Actualités :: #341 :: rss
Je m’étais promise de ne pas aborder de sujets graves sur mon blog et de ne pas parler de politique. Mais les circonstances actuelles m’amènent à changer de position.
Vendredi dernier, Hrant Dink, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire bilingue Agos (turc-arménien) a été assassiné en pleine rue. Dénonçant le génocide arménien sous l’Empire Ottoman depuis de nombreuses années, Hrant Dink avait reçu des menaces de mort de la part des ultra-nationalistes turcs.
Le meurtre s’est passé à quelques centaines de mètres de notre appartement. Dès l’annonce de la mort de ce journaliste, des milliers de personnes se sont rassemblées pour défiler dans les rues en criant :” Nous sommes tous Hrant Dink, nous sommes tous arméniens”. Les journaux, les radios, les gens ne parlent que de ça depuis quelques jours. Tout le monde est consterné.

Aussi, depuis vendredi, je ne cesse de croiser des hommes et des femmes arborant la photo de ce journaliste, épinglée sur leurs vêtements. Sans parler des médias qui arpentent le quartier, des fleurs qu’on laisse sur le trottoir. J’aurais pu prendre de nombreuses photos, mais j’estime qu’il faut parfois savoir se montrer pudique. Aujourd’hui auront lieu ses funérailles, qui rassembleront des milliers de personnes. Hrant Dink sera inhumé au cimetière arménien de Balikli, en la présence de des dignitaires religieux de la communauté arménienne et des membres du gouvernement turc. La police encadre ce triste événement, toutes les routes où le cortège va passer sont bouclées depuis 7 heures ce matin.
L’assassin de ce journaliste a été arrêté 2 jours après le drame, il est âgé de 17 ans. La Turquie est encore sous le choc.
Vendredi dernier, Hrant Dink, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire bilingue Agos (turc-arménien) a été assassiné en pleine rue. Dénonçant le génocide arménien sous l’Empire Ottoman depuis de nombreuses années, Hrant Dink avait reçu des menaces de mort de la part des ultra-nationalistes turcs.
Le meurtre s’est passé à quelques centaines de mètres de notre appartement. Dès l’annonce de la mort de ce journaliste, des milliers de personnes se sont rassemblées pour défiler dans les rues en criant :” Nous sommes tous Hrant Dink, nous sommes tous arméniens”. Les journaux, les radios, les gens ne parlent que de ça depuis quelques jours. Tout le monde est consterné.
Aussi, depuis vendredi, je ne cesse de croiser des hommes et des femmes arborant la photo de ce journaliste, épinglée sur leurs vêtements. Sans parler des médias qui arpentent le quartier, des fleurs qu’on laisse sur le trottoir. J’aurais pu prendre de nombreuses photos, mais j’estime qu’il faut parfois savoir se montrer pudique. Aujourd’hui auront lieu ses funérailles, qui rassembleront des milliers de personnes. Hrant Dink sera inhumé au cimetière arménien de Balikli, en la présence de des dignitaires religieux de la communauté arménienne et des membres du gouvernement turc. La police encadre ce triste événement, toutes les routes où le cortège va passer sont bouclées depuis 7 heures ce matin.
L’assassin de ce journaliste a été arrêté 2 jours après le drame, il est âgé de 17 ans. La Turquie est encore sous le choc.
Commentaires
1. Le mardi 23 janvier 2007 à 17:36, par Delphine
2. Le mercredi 24 janvier 2007 à 11:15, par Marie-France
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