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Du miel aux épices d'Istanbul...

mardi 31 octobre 2006

Deux inconnus dans ma salle de bain

Attention, âmes sensibles s’abstenir.

Voilà une histoire qui tombe à pic en cette période d'Halloween.
Ce week-end, j’ai vécu un épisode digne des films d’horreur japonais. Ça a commencé en fait dès mon retour d’Antalya, avec de drôles de bruits qui émanaient de ma salle de bain, la nuit. Des "gloup-gloup" bizarres qui venaient me surprendre jusque dans mon sommeil. Je ne me suis cependant pas trop inquiétée la première nuit.
Le jeudi soir, alors que je faisais tourner une machine à laver, ce fût carrément un geyser qui est sorti dans ma salle de bain. 1 heure d’épongeage au programme. Trop tard pour appeler qui que ce soit, je me suis mise au lit en réfléchissant à ce qui pouvait être la cause de tels dégâts.
Dans la nuit, ce fût Dark Water en live, après l’eau qui surgit de ma salle de bain, j’ai de nouveau eu le droit aux gloup-gloup bizarres ainsi que des bruits de ruissellements. Le matin, à mon réveil, j’ai composé le numéro de téléphone du service des canalisations, et je suis tombée sur une personne très aimable qui m’a assurée que les renforts arriveraient d’ici la nuit afin de régler mon problème. Le tout gratuit car c’est un service municipal. Ma plus grande erreur fût de les croire... Je suis restée sagement à la maison le vendredi soir pour les attendre, sans enfiler mon pyjama rose en polaire (autant être présentable quand les sauveurs se pointeront). Mais vers 1h du matin, je me suis rappelée qu’en Turquie, il faut toujours attendre quelques jours et quelques changements de ton au téléphone avant que quelqu’un ne daigne pointer le bout de son nez.

Samedi matin, je fûs réveillée par des bruits d’écoulement. Mon voisin avait eu la bonne idée de faire tourner une machine à laver. Le problème c’est que l’eau était en train de sortir par un trou dans ma salle de bain. Je rappelle les services de canalisations.
Dans la matinée, je vois enfin le camion par la fenêtre de la cuisine. Je me précipite à l’interphone pour ouvrir la porte d’entrée de l’immeuble, j'attends quelques minutes mais personne. Je reviens dans la cuisine et regarde par la fenêtre. Plus de camion. J’appelle le service : Occupé. Je barricade à nouveau ma salle de bain de morceaux de tissu. Je rappelle le service. Enfin j’arrive à les avoir au téléphone.
- Vous avez appelé ? Ah, je n’ai pas votre nom sur le liste ? C'était ce matin ?
- Non vendredi soir.
- Ah bon ? Vous pouvez me redonner votre adresse ?
Gloup Gloup
- Allo ? Vous pouvez répéter ?
La salle de bain avait parlé pour moi.

Samedi soir, toujours au même point et nouvelle nuit de frayeur, ça faisait déjà deux jours que le problème trainait, je me demandais si je devais penser à me faire héberger par les voisins du dessus que je ne connais d’ailleurs même pas. Sait-on jamais, si l’eau dégorge la nuit et si je me noie aux milieu de mes rêves. Mais j’ai le goût du risque, j'ai passé la nuit dans mon lit, l’oeil à moitié ouvert. Le lendemain matin, avant de poser le pied hors de mon lit, je me suis demandée si l’eau était venue jusqu’à ma chambre. Si ça se trouve j’allais avoir besoin d’une barque pour rejoindre ma cuisine. Mais une fois le pied posé sur le carrelage, je me suis rendue compte que la situation n’étais pas si désespérée. J’avais pris soin d'édifier un barrage dans la salle de bain avec des couches de serviettes et de tissus. Ouf.
Vers 11h, on sonne à la porte. Mes sauveurs étaient là, deux jeunes hommes habillés comme des schtroumpfs.
- On est passé hier mais on est reparti.
- J’avais bien vu.
- On a demandé si quelqu’un connaissait "Maria", mais vos voisins du dessus on dit que c’était une erreur. Vous venez de vous installer ?
- Non ça fait juste deux ans que je suis là. Et pour votre information je ne suis pas encore nationalisée espagnole.
- Einh ?
Gloup Gloup
Là encore la salle de bain poussait des hurlements bizarres.



Les deux hommes bleus sont allés jeter un coup d’oeil dans la salle de bain, m’ont demandé des bouts de tissus et en ont fait des lambeaux. Ils ont ensuite ouvert tous les tuyaux qu’ils pouvaient trouver dans mon appart et ont commencé à hurler des trucs à travers la fenêtre à leurs collégues qui attendaient dehors dans le camion. 2 minutes plus tard, juste après une rapide visite des cavités souterraines de mon immeuble, une énorme lance pénétrait par la fenêtre de la salle de bain et j’étais déjà enrôleé dans leur commando. J’avais en effet comme mission de retenir à l’aide d’un tournevis un bout de tissu glissé dans les tuyaux sous l’évier de la cuisine, puisque les hommes bleus allaient propulser 10.000 m3 d'eau dans mes canalisations. Je me voyais déjà sous un deuxième geyser, le brushing à plat mais heureusement, la guerre éclata finalement dans ma salle de bain.
Les deux inconnus du service municipal hurlaient à tout va :
- Ooooouvre !
- Feeeeerme !!
- Ooooouvre !!!
- C’est bon, stoooooop !!!!
Je leur demandais si je pouvais abandonner ma mission. Ça avait l’air d’être OK. Je jetai un oeil dans la salle de bain, ça ressemblait à un taureau piscine, mais après le passage du taureau. Une tornade était passée par là. J’entendis quelques glou-glou supplémentaires. Les deux inconnus me dirent que tout était OK. Ils me firent voir les catacombes de mon sous sol et m’expliquèrent qu’ils avaient creusé par là à la pioche, et qu’ils avaient débloqué les canalisations un peu plus bas.
En repartant, un des deux jeunes hommes voulaient prendre la serpière pour m’aider réparer les dégâts domestiques. Je l’ai remercié et lui ai assuré que je m’en chargerai en retroussant mes manches. Il est parti en prononçant un gentil geçmiş olsun*.
Alors que je commençais à faire des mouvements d’aérobic dans ma salle de bain afin de tout remettre en ordre, j’entendis frapper à la porte. Sûrement les voisins du dessus qui, au bout d'un an, se sont enfin décidés à venir se présenter. J’ouvris la porte mais face à moi, ce ne fût pas mon voisin mais le jeune homme de tout à l’heure. Il m’a dit qu’il avait oublié quelque chose. Il s'est précipité dans la cuisine et a trafiqué sous l’évier, il en a ressorti mon torchon tout trempé. Il avait inséré ce dernier dans le tuyau de la machine à laver et m’a dit qu’il avait oublié de le retirer. Il me précise que si j’avais mis ma machine à laver en route, toute l’eau se serait évacuée dans la cuisine.
Heureusement, il s’en est rappelé. Sinon, une fois ma cuisine inondée, j‘aurais fini par croire que ma maison était hantée...

Moralité : La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille et il faut toujours se méfier des petits ruissellements !

* Geçmiş olsun : Que tout aille mieux, bon rétablissement

lundi 30 octobre 2006

Trio de stars turques



Pendant mes vacances à Antalya, j’ai pu assister à trois concerts, compris dans le package hôtel-avion-etc. Au total, plus de deux mille personnes attablées chaque soir. Sur la table, chips, fromages, fruits et cacahuètes. Boissons alcoolisées et non alcoolisées à volonté. Voilà ce qu’on appelle les soirées de Gala. Sachant que toutes les grandes stars turques se produisent dans les hotels lors de chaque Bayram.



Le premier concert était celui de NILUFER, une chanteuse très connue qui vient de sortir un nouvel album. Le concert a commencé pile à l’heure (22.30) et a duré deux heures. Au programme reprise de chansons populaires ainsi que chansons de ses précédents albums. Comme la plupart des chanteuses turques qui se produisent en concert, Nilufer a changé 3 fois de tenue, et a mis l’ambiance dans la salle. Beaucoup de fraicheur se dégage de cette artiste qui n’est pourtant plus très jeune. J’ai été agréablement surprise.



Deuxième soir, ce fût au tour de Ferhat GÖÇER de se produire sur scène. Je ne le connaissais que de nom. C’est un grand tenor turc, il a une voix splendide et s’est fait accompagné sur plusieurs chansons par une soprano tout aussi talentueuse. J’ai appris que ce chanteur était aussi chirurgien dans l’armée, il excerce les deux métiers à la fois. 2h30 de concert. Tout simplement fabuleux. S’il se produit sur Istanbul, je cours assister à son récital !



Et pour cloturer les festivités, le dernier soir ce fût une chanteuse connue pour sa chevelure rousse qui a poussé la chansonnette : Candan ERÇETIN. Elle a interprété de nombreuses chansons des années 60-70. Et quelques-uns de ses grands succès. J’ai été surprise, elle a beaucoup plus de voix que je ne le pensais. Elle est professeur de musique au lycée francophone de Galatasaray. Malheureusement, elle n’a pas interprété une seule chanson française alors qu’elle le fait à chaque concert. Est-ce à cause des événements actuels ?
Peu importe, je lui pardonne, elle était la grâce incarnée. J’ai été subjuguée par son aura. Au total, 3 concerts, 3 interprètes différents, tous aussi doués les uns que les autres. Ils ont su donner, partager, nous émouvoir, nous envoûter chacun à leur tour.
Le seul reproche que je puisse leur faire, c’est de ne pas avoir présenté leurs musiciens à la fin du concert.

Pour la petite histoire, à mon retour d’Antalya, j’ai pris le même avion que le chanteur turc et homme d'affaires Ibrahim TATLISES. Ses gardes du corps étaient assis juste à côté de nous et se sont fait remonter les bretelles par une des hotesses car ils se sont levés juste au moment où l’avion venait d’atterrir. Sûrement pour aller encadrer leur patron assis, lui, en business class...

vendredi 27 octobre 2006

Antalya, la ville aux deux visages


La Méditerranée

Et dire qu’à une heure d’avion d’Istanbul, les gens se baignent encore dans la Méditerranée, qu’il fait 28 degrés et que les agrumes y poussent en abondance...
Antalya est une ville destituée de toute beauté. Les hôtels 4 et 5 étoiles y ont poussé comme des champignons tout au long de la côte. Des immeubles de 15 étages, des résidences secondaires ont enlaidi et pollué le paysage. Pourtant, chaque année des millions de touristes viennent y passer leurs vacances. 600.000 habitants en hiver, 2 millions en été. Les habitants d'Antalya ne vivent cependant pas que du tourisme. La plupart travaillent dans l'agriculture, Antalya est en effet peuplée de champs et de serres, on y fait pousser des agrumes, du coton, des fleurs, des bananes, etc.


Baignade fin octobre... Le pied !

Il faut se rendre à l’évidence, les séjours proposés dans ces hotels-clubs sont souvent des packages avec tout compris dans le prix et tout à volonté. Dans l’hôtel ou j’ai passé quelques jours, nous avons payé un prix dérisoire pour un cinq étoiles, avec alcool, nourriture, activités sportives à volonté. Même la coupe de cheveux était gratuite ! Il parait que dans ce genre d’établissement, les hôteliers arrivent pourtant à faire de gros bénéfices en réalisant quelques supercheries (couper le vin et le raki avec de l’eau, etc). Je suis étonnée du rapport qualité/prix. Pas étonnant que ces hotels affichent complets même en période de hors-saison.


Hotel Le Venezia

Ce qui m’a vraiment surprise, ce sont les efforts fournis à l’élaboration des décors. Chaque hôtel a son propre thème, je suis allée visiter les complexes situés à proximité du mien par exemple. Ces derniers s’appellent le Venezia, Topkapi, le Titanic. A chaque fois, changement d’architecture, on se croirait à Disneyland Paris ! Mon hôtel avait pour thème la Russie, des immenses tableaux surplombaient chaque salle. Chaque détail a été étudié avec soin.


L'hôtel Kremlin Palace

Un conseil si vous aimez ce genre de vacances en club, évitez la haute saison car c’est surchargé et il fait plus de 45 degrés sur Antalya en plein été. Le seul coin d'Antalya que j'ai aimé est la baie qui abrite le port. Très touristique certes, on peut cependant y admirer un magnifique paysage si l'on prend un peu de hauteur. C'est d'ailleurs de là-bas que j'ai photographié un superbe coucher de soleil. La ville en elle-même n'a aucun intérêt, des allées d'immeubles, des embouteillages, des restaurants, des cafés, des boutiques, ça grouille de monde de partout, bref un air de déjà vu...


Port d'Antalya

jeudi 26 octobre 2006

Antalya



Bien revenue de vacances. Stop. La mer était à bonne température. Stop. 4 jours de soleil. Stop. Hotel super. Stop. Concerts géniaux. Stop. Je suis un peu dégoutée de reprendre le travail. Stop. Mais je tiendrai jusqu'au week-end ;-) Stop. Merci pour vos messages pour les Bayrams. Stop. A très bientôt. Stop.

vendredi 20 octobre 2006

Bientôt les pieds (et la tête) dans l'eau !


Ma destination de vacances

Ce week-end, c’est la fin du Ramazan. Après un mois de jeun, les turcs vont fêter en famille les Şeker Bayram (fêtes du sucre). C’est aussi important que notre noël chrétien. On offre des sucreries et des cadeaux, on organise de grands repas de famille. 3 jours fériés à la clé :) Pour la plupart des employés (et des patrons) ça signifie 5 jours de vacances (si je compte le week-end). De nombreuses personnes en profitent pour s’évader vers des destinations plus ensoleillées ou en Europe. Cette année, je ferai partie de cette catégorie, je vais en effet quitter Istanbul pour quelques jours.



Ma destination : Antalya, dans le sud de la Turquie où il fait encore 25 degrés. Après deux semaines de pluie sur Istanbul, ça ne peut pas me faire de mal ! Antalya, c’est la destination estivale préférée des russes et des allemands. En cette période de fêtes, il y a de nombreuses promotions dans les hotels, avec formules tout-compris vraiment pas chères. Autant en profiter ! Il faudra patienter jusqu’à jeudi pour voir les premières photos.

Un petit message pour tous les franco-turcs qui me lisent : Ramazan Bayramınız Kutlu Olsun !!

Et pour finir, une petite photo qui illustre parfaitement les vacances "alla turca" :



Hum, sexy non ? Merci Fred, mes copines vont adorer !!! ;-)

jeudi 19 octobre 2006

Quartier des affaires


Quartiers de Levent et Maslak

On m'a envoyé plein de magnifiques photos d'Istanbul par email. Malheureusement, je ne sais pas qui était derrière l'objectif. Je les mets en ligne sur mon site, si jamais l'auteur de ces photos se reconnait, qu'il me le fasse savoir !!

mercredi 18 octobre 2006

Tu es belle comme une pistache !

Si vous mettez les pieds en Turquie et que quelqu’un vous dit : "tu ressembles à une pistache" (fistik gibisin) ne giflez pas votre interlocuteur avant de partir en courant... Ici c’est un compliment !



Loukums, baklava... Quand on parle de nourriture, de gourmandises turques, voilà ce qui nous vient en tête. Pourtant, la Turquie est aussi un paradis pour tous ceux qui aiment les fruits secs et les graines. Il existe autant de kuruyemiş que de bars-tabacs en France, ces boutiques spécialisées dans la vente de fruits secs, noix, noisettes, pistaches.. Et souvent, vous sentirez l’odeur des pois chiches fraichement grillés en entrant dans le magasin.



Les turcs en consomment tout au long de la journée. Caloriques certes, il ne faut pas oublier que toutes ces graines et ces fruits secs sont bourrés minéraux (de calcium, potassium, magnésium), vitamines et fibres. Et en plus, il faut dire ce qui est, c’est vachement bon ! J’en ramène toujours à ma famille quand je vais en France (n’est-ce pas papa ??).

Ici on aime les noisettes, les noix et les graines en général. Alors les femmes ne sont pas belles comme des roses... Mais comme des pistaches :)

mardi 17 octobre 2006

En cuisine avec Carlo BERNARDINI

Voici les ingrédients indispensables pour réussir un super séminaire de cuisine :

Prenez une école professionnelle, très bien équipée et agencée, ajoutez-y quelques apprentis qui vous péleront les oignons, laveront les légumes et vous améneront les ingrédients au fur et à mesure de leur utilisation.



Réserver votre journée avec un Grand Chef Cuisinier Italien qui a tenu un restaurant dans les quartiers chics d’Istanbul : Mr Carlo BERNARDINI.



Apprenez à faire fumer des tomates au dessus de copeaux de bois afin d’en faire un coulis qui se mariera admirablement bien avec des noix de st jacques grillées au basilic. Cuire ensuite un risotto crémeux au safran et à la roquette.



Encerclez quelques pommes de terre avec de la créme et des champignons puis disposez le tout avec des tournedos de boeuf au vinaigre balsamique. Finissez votre menu par des feuilletés aux noix, pommes et cannelle arrosés de sauce à la vanille et à la grappa.



Et vous obtiendrez une journée passée à cuisiner, à boire et à savourer ainsi que deux jeunes diplômées !

* Les plats pris en photo ci-dessus ont été préparés par Başak et moi :)

lundi 16 octobre 2006

Mon premier stage de cuisine


Les deux apprenties cuisinières entourées d'un grand chef cuisinier

Samedi, avec mon amie Başak, nous avons été à notre premier séminaire de cuisine. De 10h à 16h, nous avons été en compagnie d'un grand chef Italien, Mr Carlo BERNARDINI, dans une cuisine professionnelle. Nous avons travaillé par deux, chaque équipe ayant sa propre station avec lavabo, four, ustensiles, etc..
Nous avons préparé (et dégusté :) un menu entier.
Bientôt les autres photos et le recit détaillé de cette journée riche en saveurs et en apprentissage !

vendredi 13 octobre 2006

Iftar

Cette semaine, je suis allée partager le repas de l'Iftar avec un ami. C'est la première fois que j'allais dans un restaurant pour cette occasion, d'habitude je suis invitée dans les familles.
Craignant les embouteillages, nous sommes arrivés une demi-heure en avance. Tout était déjà installé sur les tables du restaurant : Fromages, miel, olives, salades, dattes, pain.



Quand on est loin des mosquées, le seul moyen de connaitre l'heure exacte de la rupture du jeun est d'allumer son poste de télévision. Toutes les chaines nationales arrêtent leur programme pour nous donner les heures de l'Iftar dans les principales villes du pays. Quand vient le tour d'Istanbul, plus personne dans les rues, le service commence dans les restaurants, les gens s'attablent chez eux ou chez les voisins. Ou que l'on soit, c'est toujours convivial.
En période de ramazan, c'est même le meilleur moment de la journée !

jeudi 12 octobre 2006

Faut-il tirer l'alarme ?



En ce moment, si vous suivez les actualités, vous savez sûrement que les échanges diplomatiques entre la France et la Turquie sont plutôt vifs. Les tensions montent. La Turquie menace de boycotter les quelques 400 marques françaises, une véritable crise pourrait éclater.
Voilà ce matin la une du quotidien Hürriyet dont je me passerai de tout commentaire...

mercredi 11 octobre 2006

Sucettes artisanales



Phrase du jour : Ce qui est beau pour les yeux n'est pas forcément bon pour les dents !

mardi 10 octobre 2006

Kuru fasulye

La période de Ramazan n’est pas seulement une période pieuse, c’est aussi une période de rapprochement. Les familles, les voisins, les amis se retrouvent au moment de l’Iftar afin de partager le repas du soir, toujours copieux et convivial.



La cuisine turque est, comme vous le savez, très variée. Pendant le ramazan les cordons bleus préparent les festivités du soir avec raffinement. Soupe, börek, pilav, boulettes de viande grillée, desserts, rien ne manque au menu.
Aujourd’hui je vais vous parler d’un plat à base d’haricots blancs (kuru fasulye) et de viande. Ça se déguste accompagné du riz et du yaourt. J’en ai mangé sur le quartier d’üsküdar (rive asiatique) avec un de mes amis, le plat était cuit au feu de bois. Un régal ! Malheureusement je n’ai pas retrouvé l’adresse du restaurant, mais je vous recommande, si vous aimez cuisiner, un site de recettes turques dans lequel vous trouverez de quoi vous consoler !

lundi 9 octobre 2006

Vitrine



Cuirs et accessoires - Quartier de Beyoğlu

vendredi 6 octobre 2006

A l'heure de l'Iftar*



En période de Ramazan, rien ne vaut de prendre un bain de foule au moment de l’Iftar. Hier soir, j’étais donc ravie d'être invitée par mes amis Bulgares Ismet, Habibe, et leurs deux garçons Ulman et Sinan à passer la soirée avec eux.



Ils m’ont emmenée dans le quartier d’Eyüp, haut lieu de pélerinage musulman, puisque la mosquée fût construite autour du tombeau d’Eyüp, le porte-étendard du Prophète Mahomet.
Vers 19h, les familles prenaient leur repas dans les différents restaurants situés aux alentours de la mosquée, ou carrément à même le sol sur la place du quartier. Ça grouillait de monde. On se serait cru un soir du 14 juillet.



Nous avons pénétré dans l’enceinte de la mosquée, Habibe et moi étions voilées. Mes amis amis m’ont amenée là-bas car c’est un lieu très fréquenté, où les voeux issus des prières se réalisent. Après cela, nous avons acheté quelques patisseries turques et nous sommes rentrés prendre le thé. Un Iftar pieux… et forcément goûteux !

* Iftar : Rupture du jeun

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