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Du miel aux épices d'Istanbul...

jeudi 31 août 2006

Relookage



Le géant américain du fast food s’est fait un relookage dans le quartier chic de Nişantaşı.



Oui, il s’agit bien de l’intérieur d’un Mac Donald’s.
Plutôt classe comme endroit pour déguster des hamburgers !?! Il faut dire qu'avec tous les fast-food turcs (kepabs, buffets, cafétérias, etc) la concurrence est vive...

mardi 29 août 2006

La fête à Zafer !

Zafer, c’est un prénom destiné aux garçons et ça signifie victoire en turc.
Le 30 août, c’est férié en Turquie. Et comme pour chaque Bayram*, les drapeaux se hissent un peu partout dans la ville (sur les bus, aux fenêtres des maisons, sur les bâtiments administratifs, etc).
Les banques, les institutions publiques ainsi que la plupart des sociétes seront fermées demain.



En 1922, les troupes turques ont battu l’armée grecque qui occupait alors la moitié de l’Anatolie, libérant de ce fait la ville d’Izmir.
Défilés et cérémonies au programme dans toute la république afin célébrer les 84 ans de l’une des plus importantes victoires de la Turquie.

Et pour moi repos... :)

*Jour férié religieux ou non

Youssouf face à son destin

Youssouf, après l'assassinat de ses parents en 1903, est recueilli par une famille habitant un petit village d’Anatolie. Tout en grandissant, il tombe éperdument amoureux de Mouazzez, la fille de sa famille d’accueil. La belle sera pourtant promise à un autre homme.. Que faire ? Taire son amour ou assumer et défendre ses sentiments ?



Un roman* de 452 pages qui nous emmène dans la Turquie profonde. On voit grandir Youssouf au fur et à mesure que l’on avance dans sa lecture et on accompagne ce héros fortement individualisé, mûr et humaniste, dans ses aventures.
Grâce à la qualité de son écriture, Ali Sabahattin (1907-1948) transforme ce roman en un conte dont on savoure chaque page. L’auteur nous décrit admirablement une turquie ancrée dans les traditions, et de sa plume, il nous invite à bousculer les habitudes et à assumer ses choix de vie.

Un roman social indispensable si vous voulez découvrir un grand écrivain, Ali Sabahattin ayant composé une des oeuvres les plus marquantes de la littérature turque contemporaine. Il a écrit 5 recueils de nouvelles, 3 romans, et de nombreux textes et poèmes.
Il fût enseignant dans plusieurs établissements turcs mais fût emprisonné sur dénonciation pour “propagande subversive” à plusieurs reprises. Ces séjours en prison transformèrent considérablement l’écrivain. Il dénoncera par ses écrits la dureté des puissants, la misère du peuple des années 30. Il mourut assassiné alors qu’il était en train de fuir la Turquie.

* Youssouf le Taciturne - Ali Sabahattin
Format Poche : 452 pages
Editeur : Le Serpent A Plumes / Collection Motifs (2003)
9 €, en vente dans toutes les bonnes librairies

lundi 28 août 2006

La paix est dans les bois

Ce week-end, alors que je me promenais tranquillement dans le quartier de Beşiktaş, je suis tombée sur une micro-manisfestation, sous l’oeil vigilant, comme d’habitude, de la police.



Ces quelques militants écolos méritaient-ils d’être encadrés par un bus entier de policiers armés ? Car ces cyclistes faisaient simplement un peu de pub pour un festival de rock qui a lieu chaque année à Istanbul, dans la forêt de Sariyer.
Aux allures de Woodstock, ce festival rock se veut pacifiste, voir anarchiste et bon enfant. Deux jours de concerts, de musique rock, de pique-niques, de camping, le tout agrémenté d’affiches polychromes et de slogans dignes des années babacool.



Bref, rien à voir avec le festival Rock’N coke qui aura lieu le week-end prochain ici, et qui accueillera des milliers de fans et quelques groupes mondialement connus tels que Muse, Placebo et bien sûr plein de chanteurs turcs.


vendredi 25 août 2006

31, 32, 33 ?!

32 et 33 degrés annoncés pour le week-end, qui dit mieux ?



Un temps idéal pour accueillir le Grand Prix de Formule 1 de Turquie (alors papa, quand est-ce que tu viens voir les Grands Prix ici ?? ;-)
De nombreuses stars ont fait le déplacement pour les soirées VIP (c'est bien connu, dans ce milieu là, y'a de l'argent qui circule...). On parle d'Elektra, de Kate Moss, plus de tous les champions de F1 bien sûr ! Ici c'est déjà la fête, des chars de promotion, des confettis, de la musique un peu partout sans parler des milliers d'articles dans la presse.

Du soleil et des stars au bord de la mer, pour peu on se croirait à Cannes !!!

* Les photos datent de ce matin, on ne pourra pas me traiter de menteuse comme ça !

jeudi 24 août 2006

Photo du jour

mercredi 23 août 2006

Istanbul, la ville aux quatres saisons

Alors que l'été boude indéniablement l'Europe, le soleil semble avoir pris un abonnement dans le ciel turc.
Hier 50 degrés sur Antalya, et 31 sur Istanbul. Au bureau la clim marche à fond, les vendeurs de glaces de la ville font recettes et les baigneurs se régalent. J'ai râlé cet hiver à cause des longues semaines de neige, alors autant se réjouir (et s'en vanter) quand le climat est plus que clément.



Un jour, je ne sais plus trop qui, mais quelqu'un m'a dit qu'Istanbul était une ville idéale pour les femmes, car qui dit quatre saisons dit aussi quatre fois plus de possibilités d'avoir une garde-robe variée qui s'adapte au fil des différents climats.
Voilà encore un excellent argument qui vous démontrera pourquoi j'aime autant cette ville !

lundi 21 août 2006

Vacances prolongées... pour les français



La Turquie aura laissé un goût amère ce week-end à quelques 700 touristes français qui ont été bloqués dans trois des plus grands aéroports turcs (Istanbul, Izmir et Antalya).
La raison de ces vacances prolongées : Un désaccord financier entre leur agence de voyages, Elégance, et la compagnie aérienne turque Atlas Jet. Est-ce un malentendu comme le prétend Elégance ou un oubli de réservation d’avion comme l'insinue Atlas jet ?

La tension des voyageurs fût au plus haut point dimanche matin, des débordements, des casses ont été signalés dans certains aéroports si bien que la police a dû intervenir.
Un vol de Paris à destination d’Izmir a été annulé.



Voilà donc tous les efforts des prestataires anéantis quelques heures avant le départ. Les commerciaux des agences de voyage, les animateurs, les transféristes, le personnel des hôtels, l’hospitalité des commerçants turcs... Aux oubliettes !
Car on connaît la chanson, un touriste satisfait fera 2 nouveaux adeptes, un touriste insatisfait en parle en moyenne à 10 personnes, ce qui équivaut à une perte de 7 clients potentiels. Alors quand il s'agit de 700 touristes....

vendredi 18 août 2006

La puce passe-partout



En Turquie, y’a pas à dire, ils sont forts en transport en commun.
Que ce soit les dolmuş, les ramassages scolaires, les minibus des sociétés privées, les bus, les autobus de mer, tout est super bien organisé.
Bon Ok, petit bémol tout de même pour le métro d’Istanbul qui ne dessert que 5 quartiers et pour les lignes ferrovières qui ont besoin d’être modernisées et de se développer à travers tout le pays...



En tout cas, en ce qui concerne Istanbul, c’est facile de circuler d’un quartier à un autre. Armé de votre akbil* (photo ci-dessus), cette petite puce électronique qui est rechargeable à côté de tous les grands arrêts de bus et métro, vous pourrez vous balader en toute tranquilité. En entrant dans les bus, une petite boite (orange, rouge ou bleue) sert à décompter les crédits des puces des utilisateurs des transports en commun. Avec l’akbil, on bénéficie de 10 à 30 % de réduction selon les moyens de transport empruntés. Si vous prenez (dans la même direction) deux bus, ou un bus puis le métro, ou encore un bus puis un autobus de mer, sachez que le deuxième moyen de transport choisi sera gratuit :)



Si jamais vous n’avez pas ce passe-partout magique qui tient sur votre porte-clés, vous pouvez trouver des tickets de bus (points de vente proches des arrêts de bus). Le ticket peut s’acheter parfois directement dans les autobus, un homme est assis derrière une petite table située sur votre gauche en rentrant.
En ce qui concerne les autobus de mer, le métro ou le tramway, on achète des jetons toujours à l’entrée principale.

Pas de contrôleur en Turquie, les gens sont plutôt honnêtes et paient même s’ils rentrent par les portes de derrière (mes copains parisiens ont halluciné devant autant de discipline !). Et c’est de toute façon le chauffeur de bus qui contrôle les voyageurs, la machine pour décompter les unités des akbil ou poinçonner les tickets se trouvant juste devant lui.

Attention ! Si vous utilisez des tickets, sachez que la poinçonneuse automatique ne vous les rendra pas, elle les avale... Ne faites pas comme moi, la première fois que j’ai pris le bus en Turquie, j’ai attendu 5 minutes en dessus de la machine, je pensais que mon ticket allait remonter oblitéré (ben oui comme en France quoi !). Le chauffeur a fini par me demander ce que j’attendais plantée là... il s’est bien moqué de moi !
Des fois, j’vous jure, j’en rate pas une...

* l'akbil s'achète 6 YTL (3,6 €), il est rechargeable un peu partout.

jeudi 17 août 2006

Palais de Topkapı



Construit au 15ème siècle, le Palais de Topkapı* (Topkapı Sarayı) accueille chaque année plus d’un million de visiteurs.

C’est le Sultan Mehmet II le Conquérant qui ordonna la construction de ce gigantesque complexe qui comprend bibliothéques, harems, pavillons, jardins somptueux, mosquées, murailles et tours de surveillance. Pendant quatre siècles, ce palais abrita 26 des 36 Sultans Ottomans. Il fût le centre administratif de l’Empire Ottoman de 1465 à 1853.



A cause des tremblements de terre, des incendies, et des caprices des différents Sultans, le palais fût remanié à plusieurs reprises au cours de l’histoire. Il domine à la fois Istanbul, le Bosphore et la Corne d’Or et fait face à la rive asiatique.



Afin de visiter ce lieu hautement touristique, comptez une bonne journée pour faire le tour de toutes les salles, pour admirer les différentes collections ainsi que les trésors des Sultans, sans oublier la visite des harems.



*Topkapı Sarayı, Sultanahmet
Tel + 90 212 512 04 80
Le palais est ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 19h.
Les harems se visitent en groupe (entrée en supplément) de 9h30 à 15h30.

mercredi 16 août 2006

Photo du jour

Perles et pacotilles



Grossiste, quartier d'Eminönü

mardi 15 août 2006

Ave Maria



15 août, encore un jour férié qui me passe sous le nez, étant donné qu'on travaille ici (quoique... en Turquie ce sera férié le 30 août :)
Mais c’est tout de même la St Marie... Bonne transition pour parler un peu de moi sans avoir l’air trop narcissique...

Chacun utilise son blog comme il le souhaite. Au départ, je voulais que ma famille et mes amis puissent se faire une idée sur ma vie ici, ainsi que sur la Turquie au sens plus général. Puis je me suis rendue compte que j’avais de plus en plus de lecteurs, et que ces derniers échouent sur mon site souvent par hasard. Je ne me vois pas étaler ma vie privée sur le net, quoiqu’on est bien obligé de parler un peu de soi quand on rédige un blog sur sa vie à l’étranger.
Ainsi, je reçois beaucoup d’emails me demandant comment j’ai vraiment atterri ici. A vrai dire, c’est une longue histoire, où plusieurs anecdotes s’entremêlent. Mais je vais essayer de résumer les faits... Et expliquer le pourquoi du comment.

Au départ, ce fût un coup de chance. Je travaillais alors dans le tourisme, un poste s’est libéré en même temps que je passais un entretien d’embauche. Le recruteur m’a demandé si j’étais prête à partir dans les 5 jours. J’ai dit OK. Ça s’appelle la rencontre de l’offre et de la demande. Alors après quelques vaccins, j’ai atterri sur la côté égéenne pour être animatrice en Turquie (saison de 5 mois dans un hotel-club). Je n’avais même pas eu le temps de me faire une idée sur le pays où j’allais dorénavant travailler...

Là, ne voilà pas que Cupidon fait des siennes, et me fait tomber amoureuse du pays.. et de quelqu’un du pays ! Deux bonnes raisons pour essayer de rester sur le sol turc. Oui mais voilà, quand il s’agit de trouver un travail stable, c’est une autre histoire. Car il y a plein de turcs qui sont 10 fois plus qualifiés que moi, qui parlent le turc bien mieux que moi (ça va de soi !). Bref, pas facile de trouver quelque chose.
Je commençais à désespérer réellement, en plus j’allais signer un CDI en France. Mais entre la fin de mon CDD et de mon CDI j’ai eu deux mois de répis. Je ne me voyais pas rester sans rien faire. Et là, j’entends parler d’une famille turque qui recherche une fille au pair pour deux mois sur Istanbul afin d'apprendre le français à leurs filles. Les dates correspondaient à ma disponibilité, le salaire était très correct, je me suis dit que ça me donnerait peut-être la chance, une fois sur place, de trouver d’autres pistes de travail.

Et puis finalement, c’est le papa de cette famille qui a décidé de monter une société dans le textile. Il m’a proposé de l’aider, au départ à mi-temps, puis petit à petit je suis passée à plein temps. Aprés le 11 septembre, je me suis dit que ce serait une opportunité pour moi de changer de secteur, le tourisme se portant au plus mal.
Après un an de recherches, mon patron a décidé d’investir dans un autre secteur d’activités. Maintenant, la société pour laquelle je travaille se trouve classée parmis les 500 plus grosses sociétés de Turquie après trois ans d'existence.

Certains croient en Dieu, d’autre en rien. Moi je crois tout simplement à ma bonne étoile.
Je sais aussi que les choses n’arrivent jamais seules, qu’il faut patienter, persévérer et ne pas avoir peur de repartir à zéro un jour. (Bien sûr c’est facile à dire quand on n’a pas d’enfant à charge.. ) C’est peut-être stupide mais je crois sincèrement que quelque chose m’attend ici. A chaque fois, le destin a su déjouer mes plans et m’aiguiller vers la Turquie. Ce serait trop long à raconter mais j’ai plein d’exemples là dessus.

Alors voilà, si vous avez eu le courage de me lire jusque là, vous savez d’où je viens et ce que je fais. Et vous savez aussi que l’aventure ne fait que commencer... :)

lundi 14 août 2006

Tout en haut de la colline



Etant donné que je ne donne plus de cours de boxe le week-end, j’en profite pour passer un peu plus de temps avec mes amis, et rendre visite à certains d'entre eux qui habitent sur la rive asiatique.
Je prends le bâteau à Beşiktaş et 20 minutes plus tard, me voilà dans le quartier de Kadiköy, en Asie mineure.

Un de mes amis m’a emmenée sur la plus haute colline d’Istanbul, qui s’appelle Çamlica Tepesi.
C’est très boisé, on prend le frais au milieu des pins. Il y a plein de petits cafés où l’on peut prendre un thé et fumer le narguilé. Mais ce qui vaut le déplacement, c’est bien entendu la vue panoramique sur Istanbul, Epoustouflant !
On comprend en haut de la colline toute l’étendue de cette ville tentaculaire, jugez-en par vous-même..!

vendredi 11 août 2006

Photo du jour

Les amoureux des bancs publics



"If it's bitter at the start, then it's sweeter in the end..."


jeudi 10 août 2006

Auguste RODIN en toute intimité



Hier soir, en sortant du bureau, je me rendue à l’exposition d’Auguste Rodin* (1840-1917) qui se tient jusqu’au 3 septembre 2006 au musée Sakıp Sabanci à Istanbul. Deux fois par semaine, le musée ouvre ses portes jusqu’à 22 heures. C’est vraiment le moment idéal pour éviter la foule et se promener dans le parc au frais (l’exposition précédente, dédiée à Picasso, avait accueilli 250.000 visiteurs !).


“Illustrations are a product of the mind, but a sculpture is shaped by the heart” A. Rodin, 1915
Victor Hugo sculpté par A. Rodin

Cette exposition, sponsorisée par Akbank, comprend des sculptures en bronze, en plâtre, des statues en marbre, des photos d’archives, des pièces des collections antiques de Rodin, et de nombreux dessins. Le tout agrémenté de conférences, d'ateliers de sculptures, de films sur la vie du sculpteur, etc.. 203 pièces au total ont été prêtées par le musée Rodin de Paris.



22 plâtres, 2 marbres, 79 bronzes et 58 dessins son exposés, et on perçoit très nettement dans ses différentes sculptures et ses dessins l’essence de la souffrance humaine. Un rendez-vous de plus sur Istanbul à ne pas manquer !

* Exposition " Maître Sculpteur Rodin à Istanbul"
Sabancı Üniversitesi Sakıp Sabancı Müzesi
Sakıp Sabancı Caddesi, 22 – Emirgan
Tel: (212) 277 22 00
Mardi, jeudi, vendredi, dimanche de 10h à 19h.
Mercredi, samedi de 10h à 22h. Musée fermé le lundi.
Entrée tarif normal : 10 YTL


Petite photo prise dans le parc du musée

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