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Du miel aux épices d'Istanbul...

vendredi 9 mai 2008

Istanbul, la noctambule



Quartier d'Asmalimescit, Mai 2008

free music

jeudi 8 mai 2008

Fatih



Peuplé de femmes qui portent le tchador noir, cet endroit peut paraître un peu intimidant pour certains. Les cheveux qui flottent librement sur les épaules sont rares, pourtant le district historique avec ses touristes en shorts et en débardeurs n'est pas bien loin. Bienvenus à Fatih, connu comme étant l'un des quartiers les plus traditionalistes d'Istanbul.



Quand on fait un peu de lèche-vitrines sur Kardeşler Caddesi, on est surpris par les tenues colorées, pailletées et extravagantes destinées aux femmes voilées. L’industrie du textile nous prouve une fois encore qu'elle a toujours su s’adapter.



La mosquée de Fatih (1470), en plein travaux de rénovation, vaut le coup d’oeil avec son jardin cloturé et peuplé d’innombrables chats de toute race. En sortant de ce lieu de prière, qu’il est agréable d’arpenter Fatih Caddesi, une rue pavée et bordée de commerces alimentaires.



Que ramener dans son panier de courses ? Du pain de Trabzon ou une énorme motte de beurre ? Quelques fruits secs ? Pour nous ce sera du fromage ainsi qu’un gâteau de cire et de miel.



Les commerçants sont adorables, toujours prêts à nous faire goûter leur production locale. D'ailleurs, les prix sont nettement inférieurs comparés à ceux pratiqués dans le quartier de Beyoğlu.



Fatih est finalement un quartier turc accueillant et calme pour les occidentaux qui le traversent. Même s'il est vrai qu'être étranger nous permet une plus grande marge de liberté, la Turquie possède ce joyau qu'on appelle la tolérance : En traversant les quartiers les plus islamistes, on ne se sent pas en insécurité. On côtoit sans arrêt cheveux décolorés et tchador, punks rasés et barbes longues, églises et mosquées. Une belle leçon d'humanité.

mercredi 7 mai 2008

L'envie d'avoir envie



Quartier de Fatih

free music


Attention, un grand concours est ouvert pour tous les étrangers amoureux d'Istanbul et de la photographie. Il est organisé par Les Arts Turcs et vous avez jusqu'au 15 Novembre 2008 pour envoyer vos clichés (5 max.) sur CD à l'adresse ci-dessous :

LES ARTS TURCS
Incili Çavus Sok. No: 37, Kat: 3 Alemdar Mah.
34400 Sultanahmet – Istanbul / TURQUIE

Votre CD doit être accompagné de votre nom et d'un code à 6 chiffres. Toutes les informations utiles sont . Bonne chance à tous !

mardi 6 mai 2008

Hidrellez (suite)



Peu importe si l’été n’a pas encore montré son vrai visage, un avant-goût de la saison chaude ravit toujours les coeurs et les âmes. En France on célèbre cette saison tant attendue le 21 juin en musique, alors qu’en Turquie on fête les beaux jours dès le mois de mai, il faut croire que les esprits sont plus avant-gardistes ici.



Il n’y avait autrefois que deux saisons dans la croyance populaire : L’été et l’hiver. On raconte que les Prophètes Hızır et İlyas se sont rencontrés sur terre le 5 mai afin de redonner vie à la nature. Hızır aurait bu l’eau sacrée pour devenir immortel et aurait même atteind Dieu ; il a le don d'accomplir des miracles et vient en aide aux personnes en difficulté en réalisant leurs souhaits. Il apporte l’abondance et la richesse quand le printemps renaît.



Cette fête païenne appelé Hidrellez, tombée aux oubliettes, fut ravivée en 1997 grâce au Directeur de l’Hotel Armada situé dans le centre historique d’Istanbul. Derrière Sultanahmet, dans la rue d’Ahırkapı et ses environs, on ne manque désormais plus ce rendez-vous annuel. Ainsi, dans la nuit du 5 au 6 mai, on accueille les beaux jours avec joie et allégresse.



Au programme de ce rassemblement printanier : Musiques traditionnelles, un éventail de bonnes choses à déguster, roses ou oeillets dans les cheveux, tambourins aux mains, diable au corps. Hier soir les gens dansaient, chantaient et se bousculaient. Dans les rues étroites, pas facile en effet de se frayer un chemin, la foule était dense et compacte, la fête de l’Hidrellez était victime de son propre succès.


A droite en vert, le nahıl sur lequel il faut accrocher son voeu

Les décors réalisés étaient dignes des kermesses des écoles : Dessins drôles et originaux, traits naïfs et colorés, rubans et tissus suspendus. Au loin se dressait le nahıl, l’arbre artificiel sur lequel il fallait accrocher son voeu. Mais impossible de l’atteindre, trop de monde, trop de mouvements de foule. Il nous fallait trouver la sortie au plus vite avant de manquer d’oxygène ou d'être écrasés.


On accroche des bouts de tissu en faisant en silence des souhaits

Pour nous, la fête fut courte, nous aurions préféré jouir du spectacle et de sa parure en ayant une certaine aisance de nos gestes. Nous avons quitté les mélodies tsiganes laissant derrière nous les exaltés de la fête et des nuits blanches.

Heureusement, nous avons eu des alternatives pour déposer nos voeux. Ces derniers peuvent être, dans la nuit du 5 mai, formulés par écrit et placés sur un rosier, ou bien jetés dans un courant d’eau pour qu’ils se réalisent.



Hier soir, il fallait aussi laisser tout ouvert (porte-monnaie, fenêtre, casserole) afin qu’Hızır, qui visite les maisons propres, apporte l’abondance. Détail que je n’ai pas oublié, espérons qu’avant la venue de l’hiver (Kasım günleri), le Prophète réalise mes souhaits les plus chers, voeux que je ne pourrais d'ailleurs malheureusement pas vous dévoiler...

Hidrellez



Hier soir, les turcs célèbraient l'Hidrellez dans la joie et la bonne humeur.
Vous voulez en connaitre d'avantage sur cette fête païenne et vous plonger dans une atmosphère colorée ? Patientez encore quelques heures, le récit sera publié dans la journée...

lundi 5 mai 2008

Atika



A quelques enjambées de Taksim, qu'il est bon de parcourir le quartier de Cihangir, peuplé d'étrangers. Petits commerces de proximité, bars et restaurants branchés avec terrasse, immeubles colorés. Le quartier des expatriés et des artistes devient de plus en plus populaire, il faut dire que de nombreux appartements de Cihangir ont une vue plongeante sur le Bosphore.



Rien de plus ressourçant qu'un déjeuner au soleil, dans un restaurant où le calme règne. Une salade gorgée de fraîcheur qui annonce les beaux jours, un plat de mantı maison pour faire le plein de sucres lents. La carte est variée, les prix sont raisonnables quand on sait que ces derniers sont souvent en corrélation avec le panorama. Le décor sobre se laisse facilement oublier, puisque l'on est absorbé par les énormes paquebots amarrés à Tophane. Une nouvelle adresse à tester si, dans le brouhaha urbain, vous recherchez un peu de sérénité.

Atika cafe-restaurant
Kılıç Ali Paşa Mh. Şimşirci Sok. N : 6, Daire : 1
Cihangir
(0212) 244 06 27
www.atika.com.tr

vendredi 2 mai 2008

1 mayıs



Surprenant, déconcertant même.
Taksim clôturé, encadré de barrières métalliques, et de voitures de police : Telle fut la vision que j’ai eue mercredi soir en sortant de la bouche de métro. Ça a de quoi vous mettre mal à l’aise, on ne pouvait déjà plus traverser en dehors des allées grillagées. Pour le 1er mai, en guise de réveil, j’aurais préféré un joli brin de muguet plutôt que d’entendre les hélices des hélicoptères.

Hier, nous avons été plus ou moins cloîtrés à la maison... Car en Turquie le premier mai n’est pas férié, mais on célèbre tout de même la fête du travail. Et sur Taksim, tout rassemblement a été interdit hier, aussi les mesures de sécurité ont été prises très au sérieux. Istiklal Caddesi remplie d’une marée noire humaine : Des policiers en surnombre tout au long de la journée.



Depuis mai 1977 où il y a eu de nombreux morts, le 1er mai est un jour particulièrement mouvementé à Istanbul et à Ankara. Ceux qui voulaient se rassembler sur la place populaire ont été stoppés dans leurs élans. Aussi, ils ont tenté tant bien que mal de se rapprocher de leur but en se hissant via les collines de Beyoğlu depuis Tophane et Cihangir, mais sans réel succès : La police bloquait tous les accès. Jusque dans notre quartier pourtant si calme d’habitude, nous avons vu les gens courir, les véhicules blindés rouler en agitant leurs lances à eau, les policiers avec leurs matraques et leurs révolvers venir à leur rencontre, les bombes lacrymogènes exploser. Le spectacle d’agitation n’était pas beau a voir et faisait craindre au pire.

Une partie de la ligne de métro a été fermée, même chose pour le tramway, la circulation sur Taksim fut interdite aux bus et aux autres véhicules. Autant vous dire que ceux qui habitent Beyoğlu ont eu quelques difficultés pour rejoindre leur lieu de travail, puis pour rentrer chez eux le soir venu. L’année dernière, la place centrale d’Istanbul a été fermée jusqu’à 23h.

Bombes à poivre, poursuites musclées, slogans divers et variés criés à qui veut bien l’entendre, arrestations en masse, le premier mai est loin d’être la fête du travail en Turquie. C’est plutôt la fête des forces armées...

mercredi 30 avril 2008

Iskele



La brise est agréable,
Comme une légère caresse matinale,
Les premiers arrivés semblent absorbés,
Par de belles et profondes pensées.

Dans le ciel adouci, on distingue quelques mouettes,
Qui viennent attiser les derniers poètes,
Elles piaillent, virevoltent, battent des ailes,
Et effleurent ces quelques barques bleues et frêles.

Soudain, quand la sirène vibre et retentit,
Le temps se brusque à brûle-pourpoint, sur le quai
Les passagers descendent en toute hâte du ferry,
Alors qu’il vient tout juste d’amarrer.

Les pontons craquettent, les gens se bousculent ,
En quelques minutes, le bâteau se vide et se gonfle à nouveau.
Il est enfin prêt pour le départ, l’Iskele recule,
L’embarcation s’élance alors mollement sur les flots.

Le trajet sur le Bosphore n'est pas très long,
Et berce tendrement les âmes, sur son ruban oblong.
Les voyageurs voguent avec mélancolie,
En distinguant l’Iskele opposé, qui prend timidement vie.

Iskele : Se prononce "Iskélé" et signifie quai, embarcadère .

mardi 29 avril 2008

Que font les turcs (d'Istanbul) le dimanche ?



Alors que certains s’appliquent à étaler du beurre sur leurs tartines de pain grillé pour les tremper ensuite dans grand bol de café au lait, d’autres à 3000 kilométres s’efforcent de découper concombres et tomates de façon homogène. Et oui, nous avons beau habiter tous sur la même orange bleue, dès qu’il s’agit du jour de congé tant attendu, chacun conçoit son programme selon sa culture mais aussi selon ses goûts. Aussi, vous êtes vous déjà demandés ce que faisaient les turcs (Istanbuliotes) le dimanche ? A en croire leurs yeux cernés dès le lundi matin, on peut conjecturer que les turcs sont plutôt actifs et qu'ils ont de quoi occuper leurs heures creuses...

Le petit déjeuner c’est sacré : Tous les nutritionnistes sont d’accord sur ce point, et surtout les turcs. Ici, on prépare un vrai festin dès que la famille est levée. Thé, fromages, olives, concombres, tomates, quelques simit ou tranches de pain grillées, des börek. C’est le brunch attitude, d’ailleurs, on prend souvent son petit déjeuner tard, c’est pourquoi il est bon de sortir en ville dès le dimanche matin en Turquie : Personne sur les routes avant 13h, un vrai bonheur !

Le Bosphore, c’est un échantillon de vacances. Dès le début de l’après-midi, c’est la ruée vers l’or bleu. On prend d’assaut tous les cafés qui ont une vue sur le Bosphore ou une terrasse. On savoure son Kahvaltı (petit déjeuner, sur les menus turcs, cela signifie aussi assiette composée) souvent en famille et entre copains et on sirote çay sur çay. Pour que le tout soit réussi, ne pas oublier les acolytes : Les journaux !



La grande sortie préférée des familles turques, ce sont les centres commerciaux (oui c’est ouvert le dimanche de 10h à 22h). Shopping, déjeuner, courses, dedikodu, c’est la cavalcade. Les cartes de crédit chauffent, l’oxygène (tout comme la lumière naturelle) manque, mais peu importe : Plus c’est bruyant, mieux c’est...

Les turcs sont un peuple de nomades, ils aiment être en clan mais ils aiment avant tout avoir leurs postérieurs posés sur la terre de leurs ancêtres. Pique-nique en famille, mangal (barbecue) improvisé sous une forêt de pins artificiels ou tout près de la route. L’important, c’est d’être dans une pseudo nature. Oui la forêt est dénudée, oui ils sont à moitié dans le fossé, oui ils s’arrangent pour être à côté de leur véhicule et de leurs voisins. Pour vivre heureux, vivons groupés...

Le travail c'est la santé, et qui ne rêve pas de la préserver ? Inutile de répéter qu'un grand nombre de boutiques, bars, restaurants sont ouverts le dimanche à Istanbul. Aussi, il faut bien des courageux pour s'activer derrière les comptoirs. Les ouvriers pavent les rues, les menuisiers s'activent dans les maisons, les vendeurs recoivent les clients avec le sourire. Dimanche serait-il finalement un jour comme les autres ?



Pourquoi manifester la semaine alors qu’on travaille ? Les turcs sont tellement consciencieux dans leur boulot qu’ils manifestent le dimanche sur Istiklal Caddesi lorsqu'ils ne sont pas de corvée. Ainsi, les enfants font parti du cortège et on ne perdra pas une journée de salaire. Le dimanche on proteste, on est pour ou contre quelque chose, et le lundi on reprend le cours de la vie. Pendant que les salariés frottent leurs semelles sur les pavés, les patrons eux, se frottent les mains... Amis français, suivez l’exemple !

Et puis parfois, il est tout de même bon de rester à la maison. Mais dans ces cas là, même si le poste de TV est allumé, impossible de suivre un soupçon d’émission. Les amis ou la famille ne vont pas tarder à passer. Vite, le thé doit être prêt en grande quantité. Il faut aussi s’activer dans la cuisine afin qu’il y ait toujours quelque chose à offrir pour grignoter.

Travail, manifestation, cuisine, shopping... Mais qui a dit que les dimanches devaient être des jours chômés ?

lundi 28 avril 2008

Horizon



Photo prise de Büyükada
Les îles aux princes

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vendredi 25 avril 2008

Bien plus que des touristes...


Sabine et Bruno - Fred, Matisse et Yakamoz

Chaque année, je clame haut et fort à mes amis et à ma famille : "Venez nous voir à Istanbul", mais je rajoute aussitôt : “Surtout évitez la saison hivernale !”. Si vous ne savez pas de quoi je parle, il vous suffit de vous replonger dans certains de mes billets… Visiter Istanbul oui, mais sous la neige non ! C’est peut-être beau, mais vraiment pas pratique.
L’été approche à grands pas (nous avons frôlé les 30 degrés dimanche) et les premiers visiteurs pointent le bout de leur nez. Le week-end dernier, Fred et moi avons accueilli avec grand plaisir Sabine (une amie de Montpellier rencontrée quand nous étions étudiantes, nous avons travaillé toutes les deux au Mac Do), accompagnée de Bruno son conjoint et de leur fils Matisse.


Sabine et moi

Samedi et dimanche, nous avons cavalé afin de ne pas manquer les classiques incontournables : La Mosquée Bleue, Sainte Sophie, La basilique Citerne, le Grand Bazar, le Marché Egyptien, la balade sur le Bosphore, Ortaköy, la tour de Galata. Et j’ai pu constater une chose : Il y a énormément de touristes à Istanbul, quand on vit loin du centre historique, on a tendance à oublier cela !
C’est toujours agréable de guider des gens qu’on aime et qui découvrent pour la première fois une ville, un pays. De même, c’est toujours bon d’analyser l’actualité française, puisque de l’étranger, notre regard est souvent déformé. On oublie aussi le prix des choses, certaines expressions de la langue française. Bref, on est un peu déconnecté.


Matisse et Yakamoz

Quoi qu’on en dise, vivre à l’étranger vous coupe des gens qui vous sont proches, et ce n'est pas tous les jours facile... Aussi, quand le bonheur vient à vous, il ne faut pas en perdre une miette ! Jouer aux touristes, dans une ville où l'on ne l'est plus depuis longtemps, a parfois du bon...

J'en profite pour faire passer un message à tous ceux qui me lisent d'Istanbul. Un jeune couple de nomades français (Armelle et Vidian) viennent dans la capitale culturelle quelques jours. Arrivée ce dimanche 27, départ le 2 mai. Ils sont à la recherche d'une âme charitable pour les héberger. Mercredi et jeudi ils seront chez nous, mais le reste du temps, ayant des invités, nous ne pouvons malheureusement pas les recevoir. Vous pouvez d'ores et déjà lire leurs aventures ici : instinctnomade.canalblog.com et les contacter par mail (armelle_roger@hotmail.com) en envoyant vos coordonnées si vous souhaitez les accueillir... Merci d'avance !

Et puis vous pouvez lire mon interview publiée sur le site www.bosphorenews.com. Bon week-end à tous !

jeudi 24 avril 2008

J'écoute Istanbul...



J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
D'abord une brise légère doucement,
Tout doucement se balancent
Les feuilles sur les arbres dans le lointain,
Tout au loin,
Les cloches obstinées des porteurs d'eau
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Tandis que passent les oiseaux
Tout là-haut, par longues bandes criardes,
Dans les pêcheries, on tire les filets
Les pieds d'une femme baignent dans l'eau,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Les voûtes du bazar sont fraîches, si fraîches,
Mahmut Pacha est tout grouillant de monde,
Les cours sont pleines de pigeons.
Des bruits de marteaux montent des docks,
Dans le vent doux du printemps flottent des odeurs de sueur,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Un yalı aux sombres embarcadères,
Dans sa tête, l'ivresse des plaisirs d'autrefois,
Dans les ronflements des vents du sud apaisés
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Une beauté marche sur le trottoir,
Quolibets, chansons, ballades, moqueries
Quelque chose tombe de sa main,
Ce doit être une rose
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Un oiseau bat des ailes autour de ta robe
Je sais si ton front est tiède ou frais
Si tes lèvres sont humides ou sèches, je sais
Une lune blanche se lève derrière les pins,
Je perçois tout du battement de ton cœur,
J'écoute Istanbul.

Orhan VELI (1914-1950)
(La version en turc est ici)

mardi 22 avril 2008

23 Nisan


La petite Asya, rencontrée un matin dans le bus

Demain, les enfants seront à l'honneur en Turquie. Le 23 avril est un jour férié pendant lequel on célèbre la Fête Nationale de la Souveraineté et des enfants à travers tout le pays.


Enfants du quartier d'Üsküdar

Au programme, défilés et spectacles réalisés par les écoles. Comme nous sommes tous des grands enfants, je serai moi aussi en vacances donc pas de billet demain sur mon blog. Je vous laisse avec quelques clichés d'enfants et je vous dis : A jeudi ;)


Yakamoz et Matisse, ce week-end à Ortaköy

Et pour les anglophones, un article me concernant est paru hier sur Pukkaliving. Le site d'Ilgin YORULMAZ vous montrera la facette branchée et moderne d'Istanbul.

lundi 21 avril 2008

Bit Pazarı



S'engouffrer dans ce lieu Insolite, c’est un peu comme revêtir la peau de Dan Brown. Il y a tant d’objets anciens à découvrir et remplis de secrets qu’on en écrirait presque un roman palpitant. Pourtant, l’immeuble qui accueille ces quatre étages de boutiques d’antiquités, où se mélangent bric et broc et meubles anciens, ressemble à un vulgaire bâtiment sans âme.



A Üsküdar, Bit Pazarı n’est pas connu de tous, il est pourtant facile à trouver, situé à quelques pas de l’embarcadère derrière la mairie (Belediye). Les amoureux des antiquités se rendent plutôt sur Turnacıbaşı Sokak, il est donc rare de croiser des touristes par ici.



Il faut négocier chaque pièce ancienne avec tact, et s’aventurer dans les petites échoppes pour y déceler des trésors : Vieilles portes en bois sculptées, serrures datant du siècle dernier, machine à coudre obsolète, fontaines en marbre.



Bit Pazarı
Antikacılar Çarşısı
Büyük Hamam Sok. 19
Üsküdar

vendredi 18 avril 2008

Serrurerie



Mais qui pourra dévérouiller le mystère du jour... Où a donc été prise cette photo ? La réponse sera diffusée dès lundi sur mon blog.
Bonne chance à vous tous et bon week-end !

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